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Guinée: L’élite politique contre le peuple

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Conakry-ville

Conakry-ville (Photo credit: Wikipedia)

Un autre article de Bah Mamadou Lamine du Lynx. Il me l’a envoyé après sa publication sur cet hebdomadaire satirique de Conakry, sous le titre:

LES ELITES GUINEENNES VEULENT ATOMISER LA GUINEE

Parmi l’élite guinéenne, le Grimpeur n’est pas le 1er à surfer sur les mortels replis identitaires. Mais, étant donné son parcours scolaire et universitaire et son expérience politique, c’est le moins pardonnable. Diaspo qui a vécu plus en France qu’en Guinée et qui se dit Professeur émérite, ses thuriféraires n’ont de cesse de crier à qui veut les entendre qu’il a été « démocratiquement élu », lui le Mandela de  la Guinée Tous s’attendaient à ce qu’il bâtisse un Etat de Droit fondé sur la citoyenneté et  qu’il refuse de confiner chaque Guinéen à ses origines tribales et régionales.

Les cinq décennies de présence coloniale sur le territoire de la Guinée Française n’ont pas donné le temps à la France de jeter les fondements d’un Etat moderne : Administration Publique, Justice, Système Foncier, Ecole…

1-Qu’on se rappelle, en 1958, les élèves guinéens passaient le Bac à Dakar ; dans notre pays, il n’y avait aucun Lycée. La France est partie sans laisser à notre pays une masse critique de cadres formés à même de constituer une classe dirigeante capable de nous sortir du merdier. Les rares cadres qui existaient ont été ravagés par la révolution cannibale  du PDG. En dépit du bla-bla populiste qu’il a sans vergogne plagié chez Marx, Lénine, Mao et autres Castro, Sékou a fondé sa gouvernance sur le racisme, le népotisme et le régionalisme. En particulier depuis la fin des Années 1940, il s’est acharné sur le "féodalisme" foutanien et aux Peulh. Le

paroxysme de cette haine irraisonnée a été, en 1976, l’appel au génocide contre cette communauté. Pendant tout son règne il a tout fait pour déstructurer le Fouta en détruisant ses élites traditionnelles et modernes par l’enfermement, la mort ou l’exil.

English: Guinea's President Lansana Conté duri...

Lansana Conté, un dictateur qui a dirigé la Guinée du avril 1984 au 22 décembre 2008
(Photo credit: Wikipedia)

2-Lansana Conté a emboité le pas à son Maitre et Saigneur (sic) dès Juillet 1985 en massacrant ses héritiers : E Fataara ! avait-il dit aux pillards et aux loubards téléguidés qui s’en prenaient aux Malinkés et à leurs biens. Dieu seul sait combien cette communauté  de Haute Guinée a souffert des brutalités militaro-policières de la Fory Gouvernance…

3-En 1993, à Faranah, feu Bâ Mamadou ( paix à son âme), en campagne au nom de son UNR, s’écrie en puisant on ne sait quel article dans on ne sait quelle Loi Fondamentale ou dans quel Code électoral que « Maintenant, c’est le tour des Peulh » .Et ça, c’est de la part d’un banquemondialiste (ancien fonctionnaire de la Banque mondiale)!

4-Mansour Kaba, leader du Parti Dyama, tient lui aussi des discours incendiaires contre les Peulh et le Fouta. Et ça c’est d’autant plus étonnant que c’est un ancien militant de l’ex-RGE que dirigeait feu Siradiou Diallo ( paix à son âme). C’est sûr que si lui ou son parti arrivait au pouvoir, il va organiser un génocide contre cette communauté. Pour un diaspo il y va un peu fort et n’a pas besoin du vote de la Moyenne Guinée.

5-Le Général Konaté, président par défaut de la Transition, a également sorti son couplet contre les Peulh à qui il interdit l’accès au pouvoir politique. Sans doute que dans une perspective de conquête du pouvoir par  coup d’Etat, il a organisé cela. Pour les élections, il n’a fait que se déculotter devant l’opinion.

6-Même le Procureur de la République s’est comporté en digne fils de Sékou Touré en ressortant le vieux disque 78 tours usé du Complot Peulh à l’occasion du procès médiatisé en cours  à Conakry des présumés coupables de l’agression contre le domicile du Grimpeur. Même la Justice s’emmêle les pinceaux dans le tribalisme et le régionalisme triomphants.

Aujourd’hui, n’importe quel bougnoul qui veut dire quelque chose même s’il n’a rien à dire se croit obligé de s’en prendre aux Peulh. Il est assuré d’avoir la bénédiction du pouvoir en place et de faire son beurre avec la gouvernance grimpante et professorale de Karamoko Alpha Mo Kouroussa. N’est-ce-pas Samba ?

 BML

Guinée: Pages douloureuses de l’histoire récente de la nation

Vidéo

Dans l’article qui suit,  Bah Mamadou Lamine du Lynx rappelle quelques égarements du Prof. Alpha Condé et de ceux qui pensent comme lui, à l’égard des peulhs:

ALPHA CONDE, LES PEULH ET LE FOUTA

Bissikrima, Janvier 1993 : dans le cadre des activités de Formation que nous menions alors au CENAFOD, nous étions à Bissikrima pour appuyer les animateurs de l’EUPD qui travaillaient dans les préfectures de Dabola et Dinguiraye avec les éleveurs pour le compte de « Vétérinaires Sans Frontières ».Nous étions dans l’euphorie du multipartisme émergent et de l’illusion démocratique.  Des partis politiques venaient de voir le jour. Certains s’étaient alliés. Comme le RPG du Grimpeur, l’UNR de Mamadou Banque Route et le PGP de Porthos qui avaient formé le FLUG. Ce jour-là, Alpha Condé était attendu à Bissikrima à Midi. Il n’a pu arriver que bien plus tard ( les routes étaient déjà difficiles, mais moins qu’aujourd’hui sous la gouvernance du RPG) et ses militants et

Prof. Alpha Conde, le professeur de droit qui fait regretter aux guinéens les régimes militaires - au Forum économiuqe de Davos, 2012

Alpha Conde – World Economic Forum Annual Meeting 2012 (Photo credit: World Economic Forum)

ceux de ces alliés, habitués aux éternels retard des politiciens les attendaient sagement lui et sa délégation. Au lendemain de son départ, des sages de la ville nous ont contacté, ayant appris qu’un journaliste de la presse privée était là. Une fois chez eux, ils m’ont dit à peu près ceci : « Dites à Bâ Mamadou( UNR) que s’il ne se sépare pas d’Alpha Condé, nous allons quitter derrière lui ». Intrigué, nous avons posé la question : «  Pourquoi ? » Réponse : «  Parce qu’il veut nous séparer des Malinké d’ici avec qui nous cohabitons ( y compris avec des mariages réciproques) depuis des générations ».

Pendant la Transition, en fin 2010, le candidat Alpha Condé a dit à la Télévision Guinéenne «  Je n’ai rien contre les Peulh ».

Toujours au cours de cette Transition, sur la base de mensonges et de rumeurs répercutés et amplifiés par le 1er Ministre Doré à travers la Radio et la Télévision nationales, le responsable local du RPG avec la complicité d’autres personnes du terroir (y compris des Imams et des cadres supérieurs) organise une chasse aux Peulh dans la Commune de Siguiri.  Conséquences : Un mort, exode des Peulh vers le Fouta, pillages, vols, viols et des dizaines de maisons et magasins détruits et brulés. Tout cela s’est fait avec la complicité de l’Etat. Il n’y a jamais eu d’enquête, à plus forte raison poursuite des auteurs. Bien au contraire, ils ont été récompensés par des nominations diverses par le nouveau pouvoir.

Propos tenus par un des responsables d’un parti allié du RPG au cours d’une conférence tenue le 25 Juin 2011

« Les Forestiers s’occupent de l’agriculture, les Malinkés c’est le confort et les Soussous de la pêche ou de l’alimentation. Les autres [c'est-à-dire les peulhs, soit 40% de la population] qui sont non Guinéens et des non patriotes sont des Africains nés en Guinée. Ils sont malins, ont profité du régime de Lansana Conté et savent bien garder leurs richesses. Si le Malinké a 10 millions en le voyant arrêté on a l’impression qu’il possède 100 millions. Quand c’est l’autre, même s’il a 200 millions, on ne peut s’en apercevoir en le voyant. Comme ce ne sont pas des Guinéens ce ne sont pas des patriotes, ils sont prêts à enflammer le pays et partir ailleurs »

Ce triste sire doit comprendre que la réussite économique des Peulhs est le résultat de leur labeur. Lansana Conté n’a jamais mis en place une loi et des règlements privilégiant exclusivement une ethnie, une région aux dépens des autres. Elle est le fruit du travail de cet éleveur du Fouta ou de Beyla, de ces petits marchands ambulants qui peuplent les rues de Conakry ou de Dakar, de ce chauffeur de taxi ou de ce vendeur dans les kiosques à café d’Abidjan,  de ce petit tailleur de Libreville ou de ce petit commerçant de Luanda ou d’ailleurs en Afrique, en Europe et en Amérique.  Et de leur capacité à épargner. Ces gens modestes qui, à force de  privation se battent pour réussir refusant de développer la mentalité d’éternels assistés, attendant tout de l’Etat.

C’est un fait que le cheminement du petit cireur  Peulh de Boulbinet qui, à force de travail, parvient à devenir un véritable opérateur économique est le fruit de la patience et d’une grande capacité à préférer le sac de ciment au sac de sucre. Cette capacité à ne pas tout mettre dans le ventre et le bas-ventre qui fait la force des Nations. Aucun peuple, aucun Etat ne peut se développer avec l’épargne des autres (l’argent de la BAD, de l’Union Européenne, de la Banque Mondiale…).

Suprême ironie qui marque le niveau de débilité intellectuelle et morale de cet individu, ces capacités, il ne les reconnait ni au Malinké, ni au Soussou, ni au Forestier. Ses propos confinent ces ethnies dans des professions et dans des pseudo-capacités stéréotypées, figées, immuables. On ne nait jamais avec une profession, un métier. On l’apprend dans des écoles ou auprès de maitres au cours de la vie.
Ce sinistre ennemi de la communauté peulh et de l’unité nationale, grand spécialiste de la prostitution et de la transhumance politiques a déjà trahi son allié et maitre et seigneur, Alpha Grimpeur. Il n’a jamais été inquiété ou poursuivi pour ses discours incendiaires et destructeurs de l’unité nationale. Il n’a fait qu’insulter une ethnie qui depuis 1949 subit la stigmatisation et l’opprobre de la part des politiciens. Alors pour l’Etat Alpha Condé, il n’est pas punissable. Il n’a  insulté que des Peulh, ces punaises,  ces cafards, ces rats ( c’est ainsi qu’on les appelés à Siguiri Centre avant de les en chasser).
Les différentes communautés qui peuplent la Guinée sont des Guinéens avant la lettre. Le concept de Guinée les a trouvées là. Elles y  cohabitaient  bien avant que les Français ne désignent le territoire sur lequel ils  vivent comme s’appelant «  GUINEE ». Aujourd’hui, pour des raisons qui ne sont connues que par lui seul, il trouve qu’il y a des Guinéens qui ne sont pas Guinéens. Il s’engage, comme d’autres avant lui dans une voie qui ne peut mener qu’à la guerre civile. L’Histoire et la Géographie doivent  nous éduquer, nous informer. N’a-t-il pas vu ce qui est arrivé en Côte d’Ivoire lorsque les gens du Sud ( Akans, Lagunaires ) et de l’Ouest ( Wê ) ont prétendu que les Malinkés/ Dioulas ne sont pas des Ivoiriens ? C’est ce qu’il souhaite en Guinée, ajoutant un plus à la médiocrité politique dans notre pays depuis la période coloniale. Il n’y a pas un peuple essentiellement pacifique et un autre fondamentalement guerrier. Lorsqu’on les met dans les mêmes conditions, ils réagissent de la même manière. Les Somaliens, c’est le même peuple, parlant la même langue et pratiquant la même religion. Ils se déchirent entre eux depuis la disparition de Syad Barré au début des Années 1990. Pourquoi ? A cause de l’exclusion, de l’injustice. Ce qui se passe actuellement au Mali, c’est la même chose. On ne peut pas prendre le bien commun de tout le peuple et le mettre dans les mains d’une partie du peuple et dire aux lésés de se courber et  d’ânonner obséquieusement  «  Vive l’Unité Nationale ».

Le Général Facinet Touré, nommé par le Grimpeur, Médiateur de la République a dit en public et dans des Radios Privées :

 « Pour qu’il y ait la paix, il faut partager ce qui est partageable. Les Peuls, c’est eux qui ont tout dans ce pays, personne ne peut nier çà.  Ils ont le cordon de la bourse, ils ont le pouvoir économique, mais ils l’ont cherché, ils l’ont mérité, je les en félicite. Mais pour la quiétude de la société, de la cité, ils n’ont qu’à se contenter de cela, laisser les autres ethnies partager le reste. Si c’est eux qui ont le pouvoir économique, nous nous partageons le pouvoir politique, il y aura la stabilité, il y aura l’équilibre.

Mais si on met tout dans les mains de mes oncles (les Peuls), la paix c’est deux jours, le troisième jour on va se bagarrer. Maintenant, si c’étaient les soussous qui avaient le cordon de la bourse, j’aurais dit la même chose, si c’étaient les Malinkés, j’aurais dit la même chose et si c’étaient les Forestiers, j’aurais dit la même chose. Si on réunit tout dans les mains d’un seul, la paix sera pour deux jours, le troisième jour, on va se bagarrer. »

Il est toujours Médiateur de le République et n’a jamais été poursuivi ni par la Justice, ni par personne.

A peine il a été investi, le Président Alpha Condé a abattu ses cartes.

Au cours de trois meetings tenus à la Belle Vue à Conakry  (le 16 Janvier 2011),  à Kindia ( le 11 Mars 2011 ) et au Palais du Peuple (le 8 Mars 2011), il n’a pas manqué de stigmatiser la Communauté Peulh, tous  les Peulh en les qualifiant de saboteurs et les traitant  de tortues, de poux, qu’il va chasser de la Guinée.

Il a été suivi par son Préfet de Guéckedou d’alors dont il a dit qu’ils sont des «  Tortues dont il faut chauffer le derrière pour voir la tête émerger ». Et ça, il l’a dit en public. Vomi par les populations de la localité qui n’en veulent plus, il a été imposé par une réconciliation parachutée avant d’être affecté à Mandiana pour continuer à détricoter le tissu social guinéen.

Tout le monde a entendu M. Alpha Condé invectiver les hommes d’affaires peulhs qui n’ont commis de crime que celui d’avoir relativement réussi dans le domaine économique et de ne s’être pas rangés  massivement dans son camp pour la conquête du pouvoir. Pour cette raison, ils ont été traités d’éléments mafieux, de trafiquants de drogue et de faux billets de banque.

Des personnes nommément citées dans les rapports d’enquête de l’ONU et des organisations internationales de défense des droits humains et connus en Guinée pour leur activisme anti-peulh sont aujourd’hui les piliers du régime et sont les principaux acteurs de ce qui apparaît comme une nouvelle épuration au sein de l’administration civile et militaire.

Le 9 juillet 2011, les Peulhs guinéens et maliens installés dans les préfectures de Beyla et Lola en Guinée forestière ont vu leur bétail décimé par des groupes extrémistes malinkés l’ethnie d’Alpha  Condé. Bilan : plus de 2000 têtes de bétails ont été tués, dans l’indifférence totale des autorités qui n’ont jamais réagi  alors que des tracts avaient circulé avant la mise en œuvre de ce funeste projet.Alors que, simultanément, une procédure judiciaire expresse est engagée pour l’affaire de Galakpaye qui a opposé les Kpèlè autochtones aux Malinké allogènes  dans la préfecture de Yomou en Guinée Forestière  assortie de mesures de dédommagements de la part du Gouvernement : l’essentiel des victimes du massacre appartiennent à l’ethnie du Président.

Avec l’appui flagrant du pouvoir et le blanc-seing donné par celui-ci à l’installation dans la région des Peulhs d’une prétendue « Coordination de la Moyenne Guinée » qui n’est  en fait qu’un instrument de division des habitants du Fouta Djallon, la Coordination mandingue qui regroupe l’ethnie d’Alpha Condé soutenue par le pouvoir œuvre activement et de manière provocatrice a la mise en place dans la région du Fouta ce qu’elle appelle le «Manden-Djallon» organisation regroupant toutes les communautés qui se prétendent d’origine mandingue avec un but  purement politique pour constituer une cinquième colonne pour déstabiliser de l’intérieur cette région et remettre en question sa cohésion sociale. Sans compter que jusqu’à présent c’est essentiellement des cadres malinké qui manifestent une haine particulièrement féroce contre les Peulh qu’ils assimilent, on ne sait sur quelle base, à des étrangers à la Guinée. Autre fait : aucun leader politique de Haute Guinée n’est venu rejoindre l’Alliance Cellou Président dans l’entre-deux tours aux élections présidentielles de 2010.

En attendant les élections législatives, en toute illégalité, le pouvoir RPG fait comme au temps du PUP. Il fait main basse sur les ressources de l’Etat et fait campagne pour le RPG. Au su et au vu de tout le monde. Y compris des opposants. C’est leur affaire s’ils se laissent couillonner en direct. Mais là où nous, citoyens lamda, sommes inquiets c’est lorsque cette campagne se fait aux dépens de l’unité nationale au risque de provoquer une guerre civile. Parce que, en Guinée Maritime par exemple, les agents du pouvoir et du RPG ( c’est souvent les mêmes) s’adressent aux agriculteurs en leur disant «  Si vous voter pour Alpha et ses hommes, on va chasser les éleveurs peulh ». Cette chasse à l’Homme a déjà commencé. Par l’abattage des animaux avec la complicité des présidents de districts comme à Molota, Simbaraya, Kolon…Comme ce fut le cas à Lola et Beyla. Le résultat, c’est que les éleveurs peulh émigrent massivement vers la Guinée Bissao, la Sierra Leone ( c’était déjà le cas sous Sékou Touré) ou reviennent au Fouta. Quant aux Peulh maliens de Beyla et Lola, ils sont rentrés chez eux malgré ce qui se passe là-bas. L’une des conséquences de cette situation, c’est le renforcement de la pauvreté et la liquidation de l’élevage. Pendant qu’aucune politique dans ce secteur n’a été élaborée. Même sous Sékou Touré on n’était pas arrivé à ce niveau de stupidité. On se rappelle la ferme expérimentale de Ditinn dans Dalaba inaugurée en Avril 1970 et les fermes de Famoila dans Beyla.

Tout récemment, Samba Hééri Camara le ci-devant préfet de Lélouma ne doit sa promotion au titre de Préfet par le Grimpeur que parce qu’il a menacé les Peulh de Lélouma et les a ségrégués dans la distribution des motos du RPG.

BAH MAMADOU LAMINE

Guinée: Quand des agents de l’état sèment la haine

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Alpha Conde - World Economic Forum Annual Meet...

Le Président Alpha Condé, un ancien Prof. de droit de la Sorbonne, Paris, pire que ses prédécesseurs (Photo credit: World Economic Forum)

A la fin de 2010, M. Alpha Condé, ancien professeur de droit à Paris, a été élu Président de la République de Guinée, dans des conditions difficiles, après que le pays ait subi une série de dictatures sanguinaires depuis son indépendance en 1958. Compte tenu du fait qu’il avait été opposant depuis des décennies, que pour cela il avait fait la prison et été contraint de vivre à l’étranger depuis son plus jeune age, il pouvait créer dans le pays des conditions propices à l’unité nationale. Ce sentiment était renforcé par le fait que contrairement à ses prédécesseurs, il avait une formation universitaire et qu’il s’était battu pour l’avènement de la démocratie contre les dictatures. Mais depuis qu’il est arrivé au pouvoir, il agit comme ses prédécesseurs, avec plus de maladresse. Il s’est entouré de gens qui ont montré leurs limites sous les régimes précédents et se comporte comme s’il était en campagne électorale en permanence.

Mamadou Lamine Bah, fils de victime et ancien prisonnier politique du Camp Boiro, sous la dictature de Sékou Touré, grand reporter du satirique Le Lynx de Conakry, le journal privé le plus ancien et le plus apprécié du pays, dirige en même temps un projet financé par l’Allemagne sur la prévention des conflits en Guinée depuis une dizaine d’années. Il est aussi membre de l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH). Il nous livre ici son amertume et dénonce cette façon de gérer notre pays.

Parmi  ceux qui profitant de leur position dans l’Administration territoriale œuvrent pour la destruction de l’unité nationale par leurs propos ou leurs actes, il y a en bonne place  Samba Hééri Camara et Kalil Tounkara. Le premier à Lélouma et le 2e à Mali font tout pour détricoter le tissu social et provoquer une guerre inter-ethnique.

Samba Hééri est un coutumier des faits. Le 30 Décembre, à Banga, dans Balaya et le 31 Décembre à Balaya Centre, Dar Es Salam, Madina Dian et dans la Commune Urbaine à Saanama, dans Korbè à Tirikouré et à Kentè et le 1er Janvier 2013 dans Tianghel Boori, il est accompagné de Samba Donkinn Sylla du Ministère de l’Environnement et Hammady « Manga » Diallo et de M. Condé représentant local du Rassemblement du peuple de Guinée RPG (le Parti du Président Alpha Condé). C’est Samba Donkinn que le parti veut proposer comme candidat aux élections législatives uninominales. Sans se préoccuper d’informer les maires et sous-préfets concernés, avec le véhicule officiel du préfet, toutes  sirènes hurlantes, ils s’en vont, s’adresser exclusivement aux habitants des roundés. "La terre n’appartient à personne. N’ayez pas peur. Le pouvoir est entre nos mains. Le Président  Alpha Condé est notre parent. Si les Peulh vous font des problèmes, on va s’occuper d’eux. Votez 100% pour le RPG. On a amené des motos ; elles sont pour vous. Aucun Peulh n’y a droit."

Des discours de ce genre sont légion depuis que le Grimpeur est arrivé au Pouvoir. Il y en a eu pareil dans Mélikansa, Bantignel. Nous avons recueilli le témoignage d’un des villageois qui était présent. La délégation de ceux qui sont venus au nom du RPG se composait entre autres de M. Diallo, époux de Oumou Kanté, l’ex Préfet klepto de Pita :

Ils étaient en partance, disent-ils pour Banga (Dalaba). A Mélikansa, ils s’arrêtent au lieu-dit Koubi et sollicitent me rencontrer au retour de leur destination finale. Ils me demandent de mobiliser les anciens esclaves et les hommes de caste : forgerons, potiers, bûcherons, tisserands…A leur retour, tout le hameau était réuni chez moi pour cause de sacrifice lié à un décès.  Ils nous y retrouvent. L’un d’eux, sans doute leur chef, prend la parole : « Aujourd’hui, c’est Alpha Condé qui est Président de la République. C’est  votre frère, votre fils, votre neveu, père, oncle père ou grand’père….C’est parmi vous, et vous seulement, qu’on doit choisir les élus. Il faut nous aider à vous donner ce pouvoir. »

Et il ajoute:

En réponse, le doyen de la localité a dit : «  Nous avons compris. J’ai connu tous les pouvoirs, du temps où on portait les chefs sur le hamac, la Révolution de Sékou Touré, Lansana Conté…». Cette déclaration liminaire a été suivie de petites phrases pleines de métaphores et de sous-entendus significatifs dont regorge la langue du terroir. Grosso modo, le doyen, porte-parole des villageois s’est étonné de ce que la délégation a complètement « oublié » les Peulh, majoritaires dans la contrée. Cela lui a paru tellement suspect qu’il n’a eu  aucune réponse aux visiteurs qui s’en sont retournés sans demander leur reste. »

Ces discours rencontrent très peu d’écho pour le moment. Parce qu’entre autres, il est tellement irresponsable que le 1er des idiots qui l’entend va flairer l’entourloupe. C’est un moyen pour Samba et ses comparses de bouffer l’argent de l’Etat. Puisque rien n’est contrôlé. Mais Lélouma est une région où les conflits domaniaux sont récurrents.  Et ces propos corrosifs ne vont rien arranger. Bien au contraire. Ils sont tellement discriminatoires et explosifs !

Dans le cadre d’une démocratie (officiellement) ouverte, pourquoi laisser de côté la technique classique et universelle des promesses de construction d’infrastructures pour améliorer l’accès aux services sociaux de base et se cantonner à la déconstruction du tissu social et à l’accentuation des  replis identitaires si mortels pour la paix ? Déjà, Samba avait promis l’électrification rurale ailleurs. Les populations lui ont rétorqué que leur priorité était la réfection de la piste Balaya-Hérico.  Sans conteste, Samba veut brûler Lélouma et ses Peulh, si on lui laisse le temps.

Le Préfet titulaire ayant été muté, on a désigné, par décret un autre en la personne de M. Ouremba Traoré. Ce dernier a voulu prendre service à la mi-octobre 2012. Un coup de téléphone de Conakry au Gouverneur de Labé l’en dissuade. Ce coup de fil émanerait d’une certaine Hadja Nanténin Chérif, l’une des toutes puissantes patronnes du RPG national. En somme voila qu’un Décret du Président de la République que des Guinéens ont élu est annulé par un sombre  coup de téléphone ! M. Traoré que tout Lélouma réclame à cors et à cris se morfond dans un bureau à Labé pendant que Samba, devenu intérimaire à la tête de la Préfecture fait la mission  que lui a confiée  son parti, semer la zizanie à Lélouma. On avait déjà vu ce même parti à l’œuvre dans les manipulations des Siguirikas en Octobre 2010.

 Le  RPG est le nouveau Parti-Etat qui a récupéré les mécanismes de prise de décision de la République.

Par ailleurs, Samba le sinistre maitre et saigneur (sic) de Lélouma a fait retirer l’Agrément du Groupement maraicher dirigé par Mme Lamarana Kanté qui évoluait à Balaya et offert cet Agrément à M. Oury Kanté habitant les mêmes lieux. Et pour cause ? La dame n’a pas marché dans son affaire de Parti ! Ceci est révélateur de ce que des médiocres comme ce Samba sont en train de faire subir aux populations rurales. Non seulement l’Etat n’offre rien aux citoyens, mais il les empêche de se prendre en charge. Ce sont les acquis de la Fory Gouvernance que Samba est en train de détruire à Lélouma.  Il est si ignare et/ou cynique il ne sait pas (ou s’en fout)  que les ONG sont apolitiques et qu’un Agrément n’est ni un bonbon ni une cola. Ce qu’il a fait, il l’a fait en toute illégalité au mépris de tous les textes. Il ne lui arrivera rien. Parce que c’est un fait du Prince.

B M L

                                          

Guinée: L’administration publique au service du Parti politique du président Alpha Condél

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En décembre 2012, l’ONG internationale Human Rights Watch publiait sur son site hrw.org/fr un billet dans lequel, on pouvait lire:

Les observateurs nationaux et internationaux soutiennent que les actions ou l’inaction du gouvernement de Condé ont considérablement aggravé ces tensions. 8entre les ethnies). Il s’agit notamment… des pratiques de nomination discriminatoires qui ont abouti à la désignation par le président d’un nombre disproportionné de personnes appartenant au groupe ethnique Malinké ; et, parfois, de l’utilisation partisane des services de sécurité et du système judiciaire pour réprimer et punir des membres de l’opposition politique pour le simple fait d’exercer leur droit à la liberté de réunion pacifique.

Mamadou Lamine Bah, grand reporter à l’hebdomadaire Le Lynx de Conakry et chef d’un projet sur la prévention des conflits a écrit récemment un article qu’il m’a envoyé et que j’ai le plaisir de partager avec vous. Le langage est quelques fois difficile à comprendre pour ceux qui ne connaissent pas le langage que les journalistes de cet hebdomadaire ont forgé. En cas de difficulté, n’hésitez pas à me contacter pour les explications qui s’avèreraient nécessaires:

Le corps des administrateurs territoriaux en Guinée est fait de bric et de broc. On y trouve tous les corps de métiers. Avec de la chance et de plus en plus rarement on peut y voir même  des Administrateurs civils égarés et désemparés à côtés des menuisiers, des ferrailleurs, des démagogues et autres ronds de cuir plus prompts à voler, mentir ou escroquer. Ou pire encore, pour masquer leur carence intellectuelle et morale, ils plongent dans la politique politicienne. Par les temps qui courent( ou qui ne courent même plus), ils passent leur temps à chercher des militants au RPG. Hypocritement ils font le boulot de commissaires politiques du RPG comme au temps de la Révolution Pendeuse de Sékou pour le PDG/RDA. Dans le secret espoir de se voir nommer Ministre ou Premier Ministre par le Grimpeur.

Pourquoi n’arrivent-ils pas à distinguer des concepts aussi ordinaires que ceux de Gouvernement, Parti  au pouvoir, Etat ( qu’ils sont censés représenter) et services sociaux de base. Avec une obséquiosité rampante, vous les entendez dire à qui-mieux-mieux qu’ils sont au service du Président Alpha Condé. C’est vrai. Mais de quel Alpha Condé s’agit-il ? Ils représentent dans leur territoire de compétence ( Région, Préfecture, Sous-préfecture), le Président de la République, Chef de l’Etat. Pour assurer cette représentation, ils sont dotés, bien ou mal de moyens humains, matériels ou financiers. Ces moyens sont ceux de la République, c’est-à-dire ceux de tous les citoyens, y compris de l’Opposition politique. Les fonctionnaires appartenant à l’Opposition que l’on chasse ou mute comme Mme Tata à Labé et les milliers de Tata du pays, manu militari, on le fait en toute illégalité. Ce sont les impôts et taxes des militants de l’Opposition que l’on prend pour faire la guerre à cette Opposition. Et comme elle n’a pas de recours, la Justice ayant perdu la voix, c’est la voie ouverte pour les conflits, les coups d’Etat et autres troubles violents. Comme à Gueckedou.

English: Guéckédou school, Guinea

Quel avenir pour ces enfants de Guéckédou, Guinée (Photo Wikipedia)

Ils ne sont pas représentants de Alpha Condé Chef du RPG, Parti en compétition avec l’Opposition pour les Législatives et Communales.

Ils n’ont pas pour mandat en particulier de faire la propagande d’un Parti politique fût-il le RPG, arqué ou non.

 Ils ne doivent pas se mêler des élections au sein des Organisations de la Société Civile, y compris des Syndicats. En particulier, ils ne doivent pas se mêler de la désignation des membres des démembrements de la CENI. Malgré l’enseignement ministériel, préfets et gouverneurs cherchent à imposer des présidents de ces structures à la solde du Parti au pouvoir. On a l’impression qu’ils se moquent du Ministre. Comme l’avait fait naguère la pitoyable Oumou Kanté.

C’est pour expliquer tout ça, à ses collaborateurs de terrain qu’Alassane Condé, Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation est en train de parcourir le pays. Un an et six  mois après avoir signé une véritable feuille de route à travers une «  Lettre de Mission aux Administrateurs Territoriaux ». Il vient de se taper Nzérékoré, Faranah, Kindia, Mamou, Labé et Kankan. Il lui reste Boké. Partout, très pédago et accompagné du Directeur National de l’Administration territoriale, il distille les mêmes leçons.

La question est de savoir si ces leçons n’arrivent pas trop tard et si le MATD n’est pas débordé par les extrémistes du RPG qui font et défont l’Administration Publique. Aujourd’hui, quel est l’Agent de l’Administration du Territoire, Préfet, Gouverneur, Sous-préfet, Secrétaire Général, DMR, COC, Directeur du Plan, ou simplement responsable de Service Technique Déconcentré, Maire, Chef de Quartier ou Président de District qui n’est pas RPG ? Aujourd’hui, même les militants des Partis alliés du RPG sont marginalisés voire exclus dans les nominations. Surtout s’ils ne sont pas de l’Ethnie et de la Région du PRG. Lorsqu’un Camara, un Kéita, un Touré ou un Condé ne parle pas maninka, il est très souvent balayé au bénéfice de celui qui  parle cette précieuse langue. Or, le niveau d’interpénétration des ethnies en Guinée est très élevé. Ces noms de famille, on les trouve partout dans le pays. Et c’est ce qui fait qu’il n’a pas brûlé encore malgré les politiciens -pyromanes qui passent leur temps à allumer des feux. Surtout lorsque ces politicards recrutent et ne recrutent que parmi les nuls qui font tout pour provoquer la guerre civile.

Comme Samba Hééri Camara le ci-devant Secrétaire Général Chargé des Collectivités Décentralisées de Lélouma qui a volé l’argent des Collectivités et qui n’est l’objet d’aucune poursuite judiciaire. Et qui, avec arrogance a usurpé la fonction de Préfet aux dépens du Titulaire bloqué au Gouvernorat de Labé à cause des fantasmes d’une puissante dame de Conakry.

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Logo d’Human Rights Watch (Photo Wikipedia)

Comme  Kalil Tounkara, représentant préfectoral du RPG et Maire imposé et parachuté de Mali qu’aucun citoyen de la Commune urbaine n’a désigné. Quasi-illettré en français il déclare «  La terre du Fouta appartient aux Diallonké ». Fanfaronnant, il  avoue que sa pick-up immatriculée EP lui a  été remise par la Présidence. «  Celui qui ne veut pas de problèmes suit le RPG »  dit-il avant de conclure : « Tout politicien qui viendra ici après nous, chassez-le ». Nous étions le mercredi 26 Décembre 2012 à Balaki. Cette Sous-préfecture est si enclavée que pour rejoindre Mali dont elle relève, il est plus facile de passer par le Sénégal.

Cet article est rédigé le 08 janvier 13. Le Ministre a donné ses leçons de gouvernance aux Maires, Sous-préfets, Préfets et Gouverneur le Samedi 05 Janvier13.  Nous avons participé à tous ces cours.  Il faut dire que tout le monde n’a pas compris ce qu’a dit le Ministre Condé. Ou bien il y en a qui s’en balancent.  Le Préfet de Labé est déjà parti en campagne RPG dans les Sous-préfectures en commençant par Dionfo et Sannoun.

                BAH MAMADOU LAMINE

Mairie de Pita: RECONCILIATION RATEE ET INJURES REUSSIES

Standard

L’article suivant a été publié sur papier à Conakry par l’hebdomadaire satirique Le Lynx le 16 janvier 2012 sous la signature de Bah Mamadou Lamine (BML), Grand reporter

Nous avons voulu rencontrer Mme le Pré-Fait pour trianguler des informations concernant sa gouvernance à Pita. Avec des représentants d’Espace FM et Radio Nostalgie. Ça n’a pas marché. Quels sont les faits qu’on lui reproche ? Beaucoup de coups tordus. Elle est d’une vulgarité comportementale qui colle mal à ses fonctions. Cela n’aurait regardé qu’elle-même si elle n’arrosait pas tout le monde d’injures. Illustrations.
The Weaver
Tisserand traditionnel à Pita. Photo de Aisha sur Flickr

  • La mère et maire de Pita ? Elle lui crache au nez : « Vous êtes lâche et  hypocrite ».
  • Pour elle, tous les Peulh sont des traitres…
  • Deux semaines après sa prise de service, elle a reçu 14 millions de FG et en dépit de cela, elle râle contre le financier régional de Mamou. Elle se plaint également contre ses secrétaires généraux qui lui demandent de les aider à restaurer leur logement. Ces deux généraux, nouvellement mutés à Pita, pères de familles sont obligés de partager le même lit dans un innommable taudis.
  • Négligeant ses collaborateurs officiels (Service Préfectoral de Développement notamment), elle gouverne avec une administration parallèle composée de ses parents regroupés dans le « club de Kébaly » (le sous-préfet adjoint de Timbi-Tounny, le Directeur préfectoral de la jeunesse.…)
  • Elle est même en conflit avec l’administration du marché de Pita autour de la propriété d’un espace commercial relevant de ce marché. Le sieur Thierno Ibrahima Diallo, propriétaire d’une place, l’avait louée à Dame Fatoumata Bah il ya plus de sept ans. Un fait connu et reconnu par l’administration du marché, le syndicat des commerçants, la chambre de commerce et la commune. Madame Bah veut s’approprier cette place illégalement. Pour cela, elle s’appuie sur
    English: Pita, Guinea

    Image via Wikipedia

    Madame le Pré-fait avec qui elle a des accointances. Forte de ses prérogatives supposées et/ou réelles, la Pré-fait veut arracher la place à son propriétaire légal.

  • Mais les faits les plus graves qu’on lui reproche, ce sont les déclarations injurieuses contre la communauté peuhle le mardi 13 décembre 2011 lors d’une réunion qu’elle a tenue à Pita. Des déclarations faites en poular et enregistrées sur CD. Elles constituent un affront contre cette communauté, une violation de la loi Fondamentale et une atteinte à l’unité nationale.

Au cours de cette réunion, elle a également bravé sur le gouverneur de Mamou, son  Ministre de tutelle et ne reconnait d’autorité que celle du Grimpeur qui l’a nommée. Par ailleurs, sous-prétexte de réparer son logement de fonction, elle arrache les arbres le bordant

  • Elle a présenté à Tout Pita une entreprise de construction dénommée SOCADI. Elle serait chargée de reconstruire des bâtiments publics démolis lors d’événements antérieurs à Pita centre et à Timbi- Madina. Nous aurions bien voulu savoir quelles sont les sources de financement, quel est le montant par infrastructure, les délais d’exécution, les mécanismes de  passation des marchés (gré-à-gré ou appel d’offres)… A la veille d’élections, les pouvoirs qui se sont succédés en Guinée ont tellement tenu des promesses mensongères….

BML