Guinée: Comment expliquer la nature tortionnaire du régime de Sékou Touré?

La couverture du livre de René Alsény Gomez. Source: campboiro.org
La couverture du livre de René Alsény Gomez. Source: campboiro.org

J’ai choisi de jeter la lumière sur cette triste période en publiant sur mon blog quelques passages de livres écrits par d’anciens prisonniers qui ont survécu aux tortures durant les longues années passées dans les centre de détention érigés par le régime tortionnaire du tyran. Le premier auteur que j’ai choisi est l’ingénieur Alsény René Gomez qui fut incarcéré au camp Boiro de 1971 à 1979. Il a écrit « Camp Boiro. Parler ou périr » que j’ai personnellement connu à Vienne, en Autriche, où il est allé quelques mois après sa libération et avant de prendre son poste d’ambassadeur de Guinée au Liberia. Ensuite, comme le rappelle dans la nécrologie écrite à sa mort, survenue en avril 2012, par  Mohamed Sylla sur le site web Conakryinfos.com, il a été successivement, sous le régime du président Lansana Conté, ambassadeur de Guinée au Liberia, ministre secrétaire général de la présidence de la République, ministre de l’Intérieur et ancien ministre de la justice. En tant que ministre, son bilan est loin d’être brillant, mais on retiendra de lui qu’il fut une personne joviale, le sourire toujours sur les lèvres, ce qui l’amena à jouer un grand rôle dans le soutien moral de ses co-détenus. C’est en prison qu’il devint musulman. Son frère Monseigneur David Guillaume Gomez est évêque de l’Eglise anglicane de Guinée et Guinée-Bssau.

L’auteur avance quelques hypothèses pour comprendre comment cette personnalité politique au destin exceptionnelle, adulée sur le plan international a transformé son pays en un goulag.

Le pouvoir instauré par Sékou Touré, et qui a perduré pendant 26 ans, en dépit de nombreux complots régulièrement dénoncés mais rarement prouvés, peut être défini comme un régime totalitaire, c’est-à-dire un pouvoir mettant tout le peuple à la merci d’une idéologie construite par un homme et s’appuyant sur un parti unique, le PDG. Pour sa mise en place et sa consolidation, il s’était singularisé par l’application systématique d’une multitude de méthodes de liquidation physique aussi variées que cruelles, qui n’ont épargné aucune ethnie, aucune religion, aucune classe sociale. La question qui vient donc à l’esprit est de savoir:

Pourquoi tout ce massacre ?

Pourquoi et comment de 1959 à 1984, la Guinée a-t-elle été le théâtre d’arrestations massives et successives, ayant entraîné la mort de plusieurs milliers de personnes, par pendaison, exécution, diète et autres formes de liquidation ?
Comment expliquer à défaut de pouvoir justifier un tel acharnement et une telle cruauté ?
On peut avancer plusieurs hypothèses :

La fatalité ?
Non. Impossible d’accepter une fatalité qui serait caractérisée par un massacre collectif et cyclique, soumettant à la même sanction le Général et le caporal, le professeur et l’élève, le grand commerçant et la vendeuse du marché, le ministre et le planton, l’imam et l’archevêque, le notable et le délinquant.

Les pratiques irrationnelles ?
Elles ne sont pas à exclure. Par exemple, le nombre de victimes des exécutions du 18 octobre 1971 semble avoir été fixé en fonction de critères purement irrationnels. Compte tenu de    la dispersion des différents lieux d’exécution, la comptabilité des victimes et leur identification nécessiteront beaucoup de temps. Cependant, le 18 octobre étant aussi la date anniversaire de la naissance du Président Houphouët Boigny de Cote d’Ivoire, la coïncidence mérite d’être signalée.

Feu René Alsény Gomez. Source: campboiro.org
Feu René Alsény Gomez. Source: campboiro.org

D’autre part, il serait intéressant de savoir pour quelle raison et dans quel but Sékou Touré s’était rendu dans la nuit du 1er mars 1977 au cimetière de Nongo, en compagnie de maire Lamina, président du quartier (à l’époque Pouvoir Révolutionnaire Local, PRL), pour faire exhumer le corps de Diallo Telli enseveli dans la journée, et avait demandé de découvrir son visage 1.
De même, comment expliquer la mise à mort par diète noire, deux semaines après la mort de Telli Diallo, plus précisément le 13 mars 1977, de quatre jeunes qui ne se connaissaient pas auparavant. Quatre personnes dont le seul crime, pour ne pas dire la malchance, aurait été de porter le même nom de Boiro. L’irrationnel demeure pour l’instant la seule explication.

Coincidence ou date fétiche ?
L’on pourrait se demander pourquoi avoir attendu le 25 janvier 1980 pour faire libérer Diop Alhassane, un de ses anciens ministres, alors que ce dernier avait déjà été convoqué et habillé une première fois au poste de police le 4 novembre 1979 ? En effet on ne peut s’empêcher de penser au 25 janvier 1971, date à laquelle il avait fait pendre trois autres de ses anciens ministres au pont du 8 novembre à Conakry. Pour justifier certains comportements chez Sékou Touré, l’Ambassadeur André Lewin n’écarte pas non plus l’irrationnel. En effet, la mission dont il avait la charge en tant qu’envoyé spécial du Secrétaire Général de l’ONU, d’autres plus puissants et plus prestigieux tels que le Président des Etatsunis, Indira Gandhi alors Premier Ministre de L’Inde, et plusieurs Chefs d’Etats africains, s’y étaient déjà essayés sans succès. A la question d’un journaliste lui demandant :
— Comment avez-vous procédé avec Sékou Touré ? Vous l’avez ensorcelé ?
— Vous ne croyez pas si bien dire. Un de mes amis africains m’avait raconté que Sékou Touré se serait laissé dire par un marabout qu’un jour prochain, c’était en 1973, un homme blond viendrait changer le cours des évènements en Guinée. Si cette anecdote est vraie, et je n’ai pas de raison de croire qu’elle ne l’est pas, j’aurais été dans l’esprit de Sékou Touré envoyé par le destin.

Par Hasard ?
Non, dirait mon ami et grand frère, docteur Ousmane Keita, qui était aussi mon dernier compagnon de cellule à Boiro. Je me souviens du jour où il me relata les péripéties d’une mémorable partie de dames qu’il avait livrée avec son ami Sékou Touré, au moment où il n’était pas encore étiqueté « Comploteur ».
— Mes relations amicales avec Sékou Touré, disait-il, me donnaient très souvent l’occasion d’aller au Palais pour jouer. Un jour, comme c’était mon jour de chance, j’ai eu à mener trois jeux à zéro. J’étais content mais un peu gêné, alors j’avais proposé de jouer le quatrième jeu au quitte ou double, avec la secrète intention de me laisser battre.
Réponse de Sékou Touré :
— Ousmane, tu crois que moi, je peux laisser mon sort au hasard ?
Malheureusement, docteur Ousmane Kéita avait oublié de me raconter la fin de leur soirée, et moi je n’ai pas cherché à connaître la suite.

Alors par calcul ?

Feu Ahmed Sékou Touré, une personnalité perverse. Source: come4news.com

En effet, il est plus que troublant de constater que, depuis le début des arrestations fin novembre 1970, les effectifs des hommes de garde en service à Boiro avaient toujours respecté un certain équilibre régional. Grâce aux noms et à la langue parlée, nous avions très tôt compris que les agents provenaient des quatre régions naturelles du pays. La question qui se pose est de savoir pourquoi, avoir systématiquement éliminé des effectifs, les agents originaires de la Moyenne Guinée (Fouta-Djallon), région d’origine de Diallo Telli, au moment du renouvellement semestriel prématuré du groupe ? En tout cas, comme par coïncidence, quelques jours seulement après la relève, ce fut le déclenchement en juillet 1976 de l’affaire Diallo Telli dite Complot Peul.

Les cadeaux de Sékou Touré
Ses différents discours étaient consignés dans des ouvrages désignés sous le nom de « Tomes du PDG ». Il aimait les offrir à ses visiteurs dont certains avaient le privilège d’en recevoir avec dédicace.

Le cadeau avant l’arrestation.
Le cas de Baldé Oumar en poste à Dakar comme Secrétaire Exécutif de l’Organisation des Etats riverains du fleuve Sénégal OERS). Après l’agression du 22 novembre 1970, Baldé Oumar est appelé en consultation à Conakry par message. Il en informe alors le Président de la République du Sénégal, pays hôte du siège. Ce dernier lui fit part de ses appréhensions et lui recommanda de différer son déplacement compte tenu de l’exceptionnelle tension qui prévalait en Guinée à ce moment. Cependant, Baldé Oumar répondit qu’il avait obligation de s’exécuter, surtout qu’il n’avait rien à se reprocher. C’est ainsi qu’arrivé à Conakry, il fut reçu sans protocole par le chef de L’Etat qui, après avoir pris connaissance séance tenante du contenu du courrier qu’il avait amené, le félicita et le reconduisit jusqu’à l’escalier. Pour son retour, contre toute attente, il rencontra des lenteurs inhabituelles pour la récupération de son passeport au niveau des agents du Ministère de l’Intérieur. Par la suite, ses appréhensions furent vite balayées par la chaleur de l’accueil à la Présidence. Il lui fut même proposé par le Président le poste d’Ambassadeur de Guinée au Sénégal. Au moment de se séparer, le Président lui dédicaça un Tome qu’il lui offrit « pour les bons et loyaux services rendus au pays ».
Puis insidieusement, le chef de l’Etat lui demanda alors le numéro de sa chambre à l’hôtel Camayenne, sous le prétexte de lui faire envoyer une voiture pour l’aéroport. Ce qu’il fit d’ailleurs avec empressement. Cependant, à 1 h du matin, il fut réveillé pour se retrouver face à trois gendarmes venus l’arrêter. Il était bouleversé. Malheureusement il n’était pas au bout de ses peines. En effet, le chef de groupe n’était quant à lui préoccupé que par la récupération du tome dédicacé qu’il avait mission de ramener à la Présidence.
Baldé Oumar ainsi arrêté fut exécuté le 18 octobre 1971 à Kindia.

Le cadeau après la libération
Ci-joint un extrait de la lettre de Diop Alhassane en date du 12 février 1980 après sa libération :
« Le 25 janvier 1980 à 9h00 Siaka Touré est venu en personne me chercher au bloc et me conduire à l’aéroport. C’est à ce moment qu’il me dit que j’allais voir ma famille. Il m’a alors remis un livre sur le séminaire idéologique des Etudiants de l’Institut Polytechnique, dédicacé “A mon frère Alhassane Diop sentiments fraternels.” Signé : Sékou Touré.
Alors me revient en mémoire la phrase du Président Houphouët-Boigny de Côte d’Ivoire, alors qu’il s’adressait au Président guinéen lors d’une visite en Guinée :
— Sékou tu es un mauvais frère, mais un frère quand même .
Comment savoir si c’était ce message qu’il voulait à son tour transmettre à Diop Alhassane ?

La rancune ?
Elle pourrait aussi expliquer certains comportements.
Un échec non digéré.
En effet en 1936, Sékou Touré ne fut pas admis à l’école primaire supérieure Camille Guy de Conakry, il fut donc orienté vers l’école professionnelle Georges Poiret. Comme conséquence, il se sentira toujours humilié de n’avoir pas été reçu à L’EPS. Il en rendra responsable son maître d’école, Fodé Bocar Maréga. La famille Maréga fut mise à contribution plusieurs années après, par l’arrestation de son fils, Docteur Maréga en 1969, et son exécution en janvier 1971.

Une élection perdue.
En juin 1954, profitant d’une élection législative partielle à la suite du décès du député Yacine Diallo, Sékou Touré s’était présenté à la députation. Il fut battu par Barry Diawadou, mais il n’oublia jamais cet échec et le fit payer plus tard à son concurrent et à la famille de celui-ci par l’arrestation de :
— Yaya Barry (1968), un frère de Diawadou, exilé en Côte d’Ivoire, revenu en Guinée pour des condoléances après le décès de sa mère.
— Barry Diawadou (avril 1969) et son exécution le 27 mai 1969 au pied du mont Kakoulima près de Conakry.
— Barry Amadou, jeune frère de Barry Diawadou, incarcéré à Boiro une première fois en 1969, puis une seconde fois en

1971.
— Barry Aguibou, cousin de Barry Diawadou.
Pis, le père de Diawadou, l’Almamy Aguibou Barry, de Dabola, sera quant à lui interdit de séjour chez lui et mis en résidence surveillée en 1969 à Boffa à plus de 500 Km de sa ville pendant plusieurs mois.

Un accouchement fatal
La mère de Sékou Touré est morte après sa naissance au cours d’un autre accouchement, alors qu’elle était à la maternité sous la responsabilité du Docteur Kantara. En représailles, la famille Kantara sera elle aussi mise à contribution par l’arrestation de :
— Emile Kantara, son fils, en 1971. Emile était en service à la société minière Fria; il fut libéré en 1978.
— Alain Kantara, frère cadet de Emile, en 1972, libéré en 1978
— Marie Kantara, la soeur en 1971, libérée en 1978
Remise en cause du cumul de postes
En novembre 1962, au séminaire préparatoire du 6ème Congrès du PDG, à Foulayah (Kindia), trois hauts dignitaires du parti demandent à cette occasion le respect des règles du parti à savoir : Que les membres du Bureau Politique soient choisis parmi les militants et élus par tous les membres du parti, alors que Sékou Touré voulait coopter Toumany Sangaré et Keita Fodéba, qui n’avaient jamais occupé de poste de responsabilité au sein du Parti. Que les statuts prévoient qu’il ne puisse pas y avoir de cumul de postes pour le Président de la République, avec celui de Secrétaire Général du parti. Cette remise en cause avait été faite par Bangaly Camara, Tounkara Jean Faragué, Camara Loffo.
Conséquences
Le Conseil National de la Révolution (CNR) convoqué à Kankan en août 1963, est transformé en 7ème congrès extraordinaire, avec pour résultats :
— La réduction du nombre des membres du Bureau Politique (BPN) de 17 à 15, entraînant l’exclusion de Bangaly Camara et Tounkara Jean Faragué.
— Puis le 8 novembre 1964, Bangaly Camara et Tounkara Jean Faragué sont démis de leurs postes de Ministres.
— Finalement, en 1965, Camara Bangaly et Tounkara Jean Faragué seront arrêtés. Camara Bangaly y laissera la vie et son compagnon, Tounkara, sera libéré après quelques années. Mais en 1969 Tounkara Jean Faragué sera de nouveau arrêté puis libéré. En 1971, il sera arrêté pour la 3ème fois en compagnie de son épouse, et de sa fille Yolande. Ils seront libérés tous les trois quelques années après. Quant à Camara Loffo, ancien Ministre, elle fut arrêtée en décembre 1970, et fusillée le 25 janvier 1971.

Des « grandes familles » comme cibles ?
On retrouve au niveau des différentes régions de la Guinée des familles plus connues que les autres pour des raisons diverses :
— Soit pour de hauts faits enregistrés au cours de notre histoire
— Soit pour leur érudition
— Soit pour leur fortune
— Soit pour leur position sociale pendant la féodalité ou le régime colonial.
Nul doute qu’elles ont payé un lourd tribut à l’occasion des différentes vagues d’arrestations. Cette hypothèse trouve ses motivations dans les « manipulations » de l’histoire par Sékou Touré afin d’amarrer sa descendance à celle de l’Almamy Samory Touré, qui s’était illustré dans la résistance contre la pénétration coloniale dans notre sous-région.

Trompé par son entourage ?
Cela n’est pas impossible, si l’on retient l’hypothèse d’une personne qui avait eu l’occasion de discuter librement avec lui ; je veux nommer l’ambassadeur André Lewin lorsqu’il écrit :
— Mais il est tout à fait possible qu’il n’ait pas su dans le détail que les hommes chargés des interrogatoires en profitaient pour régler leurs comptes, pour se livrer à des luttes d’influence et cherchaient à briser des concurrents éventuels.

Il est difficile d’échanger des propos avec de nombreux jeunes parce qu’ils ont grandi dans un contexte mensonger en ce qui concerne les premières années de l’histoire de la Guinée indépendante. En effet, loin de chercher à rétablir la vérité, les présidents qui se sont succédé au pouvoir avaient de bonnes raisons d’entretenir le culte de la personnalité de cet exterminateur de masse que fut Ahmed Sékou Touré. Après le coup d »état qui a porté les militaires au pouvoir à sa mort en 1984, c’est son aide de camp Lansana Conté qui est devenu Président. Il n’a jamais caché son admiration pour son maitre, allant jusqu’à nommé la présidence de la république Sékoutouréya, chez Sékou Touré.

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6 réflexions au sujet de « Guinée: Comment expliquer la nature tortionnaire du régime de Sékou Touré? »

  1. Ce type de récit est très important, surtout pour nous qui ont eu la chance de ne pas connaître la présidence de ce sanguinaire. Ce sont ces règlements de compte qui ont mis la Guinée. Je me demande si Sekou Touré était réellement un humain. Sinon qu’est-ce qui explique cette cruauté ?

    1. Thierno, mon but est exactement celui de faire connaitre cette page douloureuse de l’histoire de la Guinée, que tous les régimes qui se sont succédés à la tête de l’état, ont déformée par des mensonges pour la gloire d’un seul individu. Les guinéens se divisent en deux catégories principales en ce qui concerne AST. Ceux qui, comme vous, veulent connaitre la vérité, et ceux qui sans connaitre la vérité proclament qu’AST a été le plus grand chef d’état africain. Cela ne leur dit qu’il ait été accusé d’avoir causé au pays plus de 50 000 victimes innocentes, d’avoir laissé un pays appauvri et divisé, avec un tiers de la population obligé de fuir la peur, la faim et le manque d’avenir ne leur dit rien. Ils continuent à célébrer le tyran et à manquer de respect à la mémoire de tous ceux qui ont péri de ses mains ou de celles de ses sbires.

  2. vous avez été choqué du fait qu’il su défié tous les agents secrets pour survivre !
    un écrivain avait : le monde entier se préparait pour l’assassiner !
    hellas ça n’a pas marché. je déplore deux cas: la mort de diallo Telly et keita fodeba . tous les restes y compris mon oncle keketigui étaient des ennemis avérés du peuple.
    vous allez vous fatigués le peuple est conscient désormais. nul ne jouera une fanfaronnade ethnographique sur notre histoire # Wassalam

  3. C’est vraiment triste pour l’histoire du pays et surtout pour les victimes qui, à travers leur nombre, touchent #presque toutes les familles du pays. Et d’autant plus encore c’est déplorable qu’une partie de la population ne reconnaisse que le meurtre de deux ou trois personnalités importantes du pays alors qu’il a eu des milliers d’autres innocents assassinés sauvagement par fusillades, tortures, pendaisons, emprisonnement (…)
    …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
    Pourquoi cette attitude des dirigeants guinéens? Pourquoi malgré le témoignage des survivants, certains ne comprennent toujours pas?
    En tout cas merci à vous pour ces lumières!

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