Guinée: Cellou D. Diallo remporte des prix pour la paix, mais le pouvoir utilise la violence contre ses militants

En Guinée, le chef de l’opposition, M. Cellou Dallein Diallo et ses partisans sont considérés avec mépris par les autorités actuelles, la communauté internationale continue de leur attribuer des tributs pour le comportement exemplaire qu’il a adopté après la proclamation des résultats finaux du deuxième tour des élections de novembre 2010 en Guinée. Son civisme l’a porté à accepter les résultats officiels proclamés par la court suprème de Conakry, malgré les nombreuses manipulations des résultats et des violences contre ses partisans, des viols et saccages contre les peulhs, son ethnie, dénoncées par plusieurs ONG des droits de l’homme. Ce contrôle de soi a évité à la Guinée une grave crise, semblable à celle enregistrée en Cote d’Ivoire.

Lors d’une conférence de presse le jeudi 7 avril à Conakry, rapportée par le blog de amdys banabananews.org, Cellou Dalein Diallo, leader de l’UFDG a fait savoir aux journalistes qu’il a remporté deux prix à l’étranger grace à son comportement post-électoral. Le premier est le Prix du Droit et de la Démocratie décerné par l’Observatoire panafricain de la démocratie (OPAD) qui lui sera remis à Lomé (Togo) le 29 avril et le second, Cauris d’Or du Mouvement des entrepreneurs du Sénégal, MEDES, lui sera remis ce mois..

Pendant que des institutions nationales et internationales reconnaissent et applaudissent au comportement responsable de M. Diallo, le Président Alpha Condé répondent par des mesures vexatoires et le refus du dialogue, qu’ils prônent pourtant, mais sans proposer des discussions concrètes avec ceux qui ne pensent pas comme eux. Depuis son élection M. Alpha Condé n’a pas encore fait un discours rassembleur, ceux qui ont voté contre lui se sentent visés en permanence par lui et son gouvernement. Après plus de 100 jours depuis son élection, il n’a toujours pas visité les régions du pays, où l’opposition a gagné. Il multiplie les actes anticonstitutionnels, procède à des nominations douteuses à de hautes fonctions de l’état, notamment des personnes accusées de crimes contre l’humanité dont les noms figurent dans les listes élaborées par les commissions d’enquête des Nations Unies et d’Human Rights Watch, sur les violences de l’armée contre des civils qui manifestaient pacifiquement le 28 septembre 2009 au stade du même nom à Conakry.

Le 30 avril, les violences des forces de l’ordre ont encore versé du sang guinéen pour des raisons politiques. Elles ont tenté de disperser avec violence des partisans de M. C. Dallein Diallo à l’aéroport de Conakry. Il y aurait eu 3 morts, par balles. Des responsables de son parti ont été arretés dont Mme Yarie Briqui, membre influent du bureau national des femmes de l’UFDG, arrêtée et conduite au PM3 de Matam..

Le blog guinea-forum.org, citant guineenews, fait aussi savoir qu’:

SOMETHING HERE

A l’occasion de l’arrivée du président de l’UFDG, El Hadj Cellou Dalein Diallo, trois journalistes de la presse privée locale ont été brutalisés, menacés et injuriés par le gouverneur de Conakry, le commandant Sékou Resco Camara et ses hommes.

Selon Condé Billy Nankouman, Directeur de l’Information à la Radio Continental FM, que nous avons joint au téléphone, il était 15 heures lorsqu’il a été brutalité par une quinzaine d’agents de police et de gendarme à Bambeto

SOMETHING HERE

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