Les droits humains en Afrique et ce qu’il faut faire selon la FIDH

A l’occasion del lLa 14 conférence au sommet des chefs d’état de l’Union africaine ouverte à Addis-Abéba le 25 Janvier et qui durera jusqu’au 2 février, la Fédération internationale des droits humains a publié une note d’analyse des situations à risques pour les droits et libertés sur le continent en 2010 et fait des recommandations pour chaque pays et invite les dirigeants africains à agir.

Mais n’oublions que c’est le Guide de la Jamahiriya qui est le Président en exercice de l’Union. Ce n’est pas très rassurant quant à l’écho.

Voici la partie concernant la Guinée

Guinée-Conakry
– Le 23 décembre 2008, quelques heures après l’annonce du décès du président Conté à 74 ans,après 24 ans en poste, des militaires du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) ont pris le pouvoir au mépris des dispositions onstitutionnelles et ont porté le capitaine Moussa Dadis Camara à la tête de l’État.- Le 28 septembre 2009, un massacre a été orchestré à Conakry au Stade du 28 Septembre lorsque
les forces de l’ordre n’ont pas hésité à tirer à balles réelles sur les participants à une manifestation pacifique.

Ces manifestants souhaitaient en toute légitimité exprimer leur opposition à la candidature de Moussa Dadis Camara à la prochaine élection présidentielle. Cette répression sanglante a entraîné la mort de plus d’une centaine de personne et fait plus d’un millier de blessés. Une fois de plus, les femmes ont été prises pour cibles, la répression s’étant également soldée par la perpétration de nombreux viols.

– Le 28 octobre 2009, le Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-Moon a décidé d’instituer une commission d’enquête internationale chargée d’établir les faits et les circonstances des événements du 28 septembre 2009 en Guinée et sur leurs suites immédiates, de déterminer la nature des crimes commis, d’établir des responsabilités, d’identifier les auteurs dans la mesure du possible et de faire des recommandations.

Lors d’une mission d’enquête organisée du 29 novembre au 6 décembre 2009, la FIDH et son organisation membre en Guinée, l’Organisation guinéenne des droits de l’Homme (OGDH) ont recueilli d’importants témoignages et des éléments de preuves sur les violations graves et massives des droits de l’Homme perpétrées le 28 septembre 2009 et les semaines suivantes contre des civils en Guinée. Les informations recueillies donnent des raisons de croire que des crimes relevant de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) ont été commis par des éléments des forces de sécurité, notamment des viols, des exécutions sommaires et des disparitions forcées.

Dans son rapport d’enquête, la Commission d’enquête internationale a elle aussi conclut « que la Guinée a violé plusieurs dispositions des conventions internationales qu’elle a ratifiées ». La Commission a estimé qu’il était « raisonnable de conclure que les crimes perpétrés le 28 septembre 2009 et les jours suivants peuvent être qualifiés de crimes contre l’humanité » ;

Le 3 décembre 2009, Dadis Camara a été victime d’une agression par balles. L’intérim est désormais assuré par Sékouba Konaté. Le 15 janvier 2010, la déclaration de Ouagadougou a été signée entre Dadis Camara, Sékouba Konaté et Blaise Compaoré, le médiateur. Cette déclaration confirme Sékouba Konaté dans son rôle de président par intérim et prévoit la tenue d’une élection présidentielle dans les six prochains mois. Le 18 janvier 2010, Jean-Marie Doré, porte-parole des Forces Vives a été désigné comme Premier Ministre du Gouvernement de transition.

Demandes
– Appeler les autorités guinéennes à prendre toutes les mesures nécessaires, dans le respect des
normes internationales, pour lutter contre l’impunité des responsables du massacres du 28 septembre 2009
quelles que soient leur fonctions ou leur niveau de responsabilité. Cet impératif de justice constitue une
condition essentielle à une sortie de crise et l’établissement d’un pouvoir légitime et d’une paix durable en
République de Guinée et dans la sous-région ;
– Soutenir les recommandations de la Commission d’enquête internationale notamment celles
appelant à la saisine de la Cour pénale internationale;
– Accompagner la Guinée dans la réforme du secteur de l’armée et du système judiciaire
– Rappeler au gouvernement guinéen ses obligations en matière de protection des victimes et témoins
– Soutenir le gouvernement de transition dans l’organisation d’élections libres, transparentes et indépendantes sous le contrôle d’observateurs régionaux et internationaux et évaluer le besoin d’un déploiement d’une mission africaine d’imposition de la paix sous mandat des Nations unies, chargée de garantir le bon déroulement du processus et sa sécurité ;
– Appeler à la dissolution immédiate, des milices et à la mise en place d’un processus de
désarmement, de démobilisation et de réinsertion des miliciens ;
– Soulever ces préoccupations et formuler l’ensemble de ces recommandations aux autorités guinéennes lors de la 8ème session de l’Examen périodique universel qui se tiendra en mai 2010.
– Soutenir l’enquête approfondie et les poursuites à l’encontre des personnes reconnues coupables de crimes contre l’humanité, et notamment, des massacres et violences sexuelles perpetrés le 28 septembre 2009.

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