Trop c’est trop!

Permettez-moi tout d’abord de me recueillir à la mémoire des dizaines de victimes de cette nouvelle barbarie de ce jour mais aussi, les victimes de juin 2006 et de janvier 2007 et d’avoir une pensée pour tous les blessés dont notamment les leaders politiques.
Les masques viennent de tomber sur la nature profonde de ce qui se tramait contre le peuple de Guinée. Il n’ya plus de place pour un quelconque doute.
Comme le dit si bien l’adage, quelque soit la durée de la nuit, le jour finit toujours par poindre à l’horizon. Ainsi quelque soit la puissance et la dureté d’une dictature, le peuple finira toujours par triompher.
Le samedi 26 septembre dernier, la manifestation monstre parisienne qui s’est déroulée de la place de la République à la Gare de l’est avait donné le tempo, à l’image de Bruxelles, Washington, Genève, etc. de ce qui allait se passer ce lundi 28 septembre 2009 à Conakry.
Quand l’opposition est interdite de medias publics il ne lui reste plus que la manifestation de son désaccord sur la voie publique. Même si de surcroît on veut l’en empêcher par des subterfuges et des arguments fallacieux qui ne résistent pas à l’épreuve des faits.
Le Capitaine Moussa Dadis Camara est en campagne permanente depuis plusieurs mois déjà et il empêche ceux qui ne pensent pas comme lui ou qui ne lui sont pas favorables de manifester leur désaccord.
Que ceux qui ne voulaient pas voir la vérité en face ou croire à l’affrontement qui était bien prévisible de la part des militaires ouvrent à présent les yeux, se rendent à l’évidence et viennent grossir la foule des vrais patriotes qui ne pensent qu’à l’intérêt supérieur de la nation.
Cela fait le quatrième massacre perpétré par les forces militaires depuis le mois de juin 2006, en y incluant la descente musclée au siège de la police en juin 2008.
L’histoire bégaie tout le temps en Guinée. Parce que nous n’avons jamais voulu faire notre introspection depuis 1958 pour voir ce qui s’est produit en bien ou en mal, et pourquoi cela s’est produit ? Pour que « plus jamais çà ! ».
Une grande nation et/ou une nation civilisée règle ses problèmes autrement c’est-à-dire par le dialogue.
Nous disions qu’après les mouvements de janvier 2007, plus rien ne serait comme avant. Les septiques n’ont pas voulu le croire, mais la preuve, une fois de plus, vient de leur être donnée.
J’ai mal en mon pays !
Mais La lutte pour l’avènement d’une véritable démocratie et un Etat de droit en Guinée doit continuer.
J’ai mal en mon pays.
Article publié aussi sur Guineenet.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s