Archives de Catégorie: Sécheresse

Afrique: La 4ème semaine de l’eau du 14 au 18 mai 2012 au Caire

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La 4ème Semaine africaine de l’eau (aww-4), aura lieu au Caire en Égypte du 14 au 18 mai 2012. Hors des hôtels et des lieux huppés, lorsqu’on se rend dans les villes ou les campagnes africaines ce qui frappe certainement le plus ce sont les efforts des femmes et des enfants pour approvisionner les foyers en eau. A Conakry, en Guinée, par exemple, comme les gouvernements qui se sont succédés depuis l’indépendance n’ont pensé qu’à comment conserver le pouvoir même contre la volonté populaire n’ont rien fait pour satisfaire les besoins les plus élémentaires des populations, l’eau que l’on trouve partout sauf dans les conduites d’eau, les femmes veillent toute la nuit pour attendre que le précieux liquide daigne sortir des robinets pour remplir des récipients pour les besoins des familles, dans les familles privilégiées. Dans les quartiers les plus pauvres, qui sont aussi les plus nombreux, elles sont contraintes d’aller faire des queues interminables pour se servir auprès des rares points d’eau. Dans les campagnes, elles doivent parcourir de longs trajets pour aller puiser dans les cours d’eau les plus proches, soit à des Km de leur foyer.

La situation est tellement critique que la vente de l’eau transportée dans des charrettes est une activité qui occupent de nombreux jeunes déscolarisés comme le signale la  West Africa Democracy Radio:

A Conakry la capitale de la Guinée, le transport par charrettes ou par  brouettes  de bidons d’eau de 20 litres est devenu une activité génératrice de revenus pour de nombreux jeunes déscolarisés, une activité de survie.

Le manque d’eau  à Conakry et sa périphérie a favorisé l’émergence  de cette activité  qui attire de plus en plus de jeunes d’autres régions en dehors de la capitale. L’accès à l’eau potable demeure un défi à relever dans ce pays pourtant appelé château  d’eau de l’Afrique occidentale.

Cette semaine du Caire sera une autre occasion pour les ministres en charge de l’approvisionnement en eau des pays africains de se rencontrer, étaler des constats pitoyables et prendre des engagements qui ne seront jamais tenus.

D’après ses organisateurs, le Conseil des Ministres Africains de l’Eau(AMCOW) elle:

intervient à une époque où une attention plus grande encore doit être fournie au lien entre eau, croissance et développement, d’où la décision de rappeler comment le continent a exploité les ressources en eau pour développer les économies africaines étant donné le lien entre agriculture, énergie, transport, environnement et santé. 2012 est aussi l’année du 10ème anniversaire de l’AMCOW et le thème de aww-4  "Eau pour la croissance en Afrique, le bilan de l’AMCOW après 10 ans" prend la mesure de l’organisation continentale avec le mandat de l’UA procurant un leadership politique, des directions politiques et un plaidoyer pour la distribution, l’utilisation et la gestion des ressources en eau pour un développement socio-économique durable et le maintien des écosystèmes en Afrique.

Rappelons que la cible 10 de l’objectif 7 des objectifs du Millénaire pour le développement vise à diviser par deux la proportion de la population qui n’a pas accès à un approvisionnement en eau potable salubre et à des services d’assainissement de base avant 2015. Le 6 mars 2012, l’Organisation mondiale de la santé et l’UNICEF ont annoncé que cet objectif avait été atteint. De nombreux africains ont émis des doutes en ce qui concerne leur continent.

Niger: Nouvelle crise alimentaire au Sahel

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La famine frappe encore aux portes du Niger et tous les éléments sont réunis pour que la situation se détériore: terrorisme, conflits armés dans la sous-région, notamment au Mali, une pluviométrie capricieuse et des méthodes culturales qui ne s’améliorent que trop lentement. Selon les observateurs dont swissaid.ch:

L’année 2011 est marquée d’une pierre noire par les agriculteurs nigériens. Du fait d’une pluviométrie insuffisante et mal répartie dans le temps et l’espace, les récoltes ont été particulièrement mauvaises. Certains villages connaissent un déficit alimentaire allant jusqu’à 90 % ! Pour le dire plus clairement : les champs n’ont rien donné d’autre que des tiges de mil et de maïs, sans aucune graine dessus. Au total, il s’agit d’un déficit céréalier de près de 520 milles tonnes. Une situation rendue encore plus tendue par le retour au pays de près de 200’000 Nigériens en 2011, fuyant les conflits libyens et ivoiriens. Si rien n’est entrepris, la famine ravagera la campagne nigérienne durant l’année 2012.

Encore, une fois, la communauté internationale se joint au gouvernement nigérien pour parer au plus urgent. Ainsi, swissaid.ch est déjà sur le terrain. Elle cherche à assurer les deux repas principaux aux habitants des villages de Méhanna et de Bibiyorgou, dans les régions de Dosso et Tillabéry, avec une aide alimentaire totalisant 475 tonnes de céréales, principalement du mil, du maïs et du sorgho.

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Emplacement du village de TillabériImage via Wikipedia

Deux représentantes des Nations Unies, Helen Clark, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement et Valérie Amos, Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires des Nations Unies et Coordonnatrice des Secours d’Urgence, se sont rendues au Niger à la mi-février visait attirer l’attention de l’opinion internationale sur l’importance des besoins du Sahel en matière de sécurité alimentaire et de nutrition.

Selon un communiqué de presse publié par le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) en Afrique de l’Ouest et Centrale, elles ont visité un projet agricole soutenu par les Nations Unies à Molia, un village dont les habitants apprennent à cultiver et améliorent leur propre nutrition tout en se procurant un revenu. "Un tel projet montre comment un investissement initial mineur a produit un résultat majeur", a déclaré Valérie Amos. «A quelques kilomètres seulement, il y a un village sans investissement de ce genre, où les gens quittent leurs foyer et ont retiré leurs enfants des écoles afin qu’ils puissent rechercher de la nourriture."

Baroness Valerie Ann Amos

Baroness Valerie Ann Amos (Photo credit: World Economic Forum)

Les deux hautes personnalités de l’ONU ont déclaré qu’on avait affaire à une crise dans laquelle environ dix millions de personnes de huit pays s’efforcent de trouver à manger. Grace au changement démocratique, adoptant une attitude diamétralement opposé le gouvernement ne cherche pas à cacher ou minimiser la situation et il a pris en charge le problème et a mis au point des stratégies claires et s’attèle à leur mise en œuvre.

Corne de l’Afrique: Les Caritas en action contre la famine

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Dans la lutte pour arracher plus de vies aux griffes de la mort, les Caritas sont en première ligne pour résoudre les problèmes humanitaires posés par par dramatique famine qui intéresse Somalie, Ethiopie, Erythrée, Djibouti et Kenya.

Dans une dépeche depuis Naroibi, le site online officiel de l’Agence Fides, l’Organe d’information des Oeuvres Pontificales Missionnaires, fait savoir que la situation la plus dramatique est celle des somaliens qui fuient la famine et la guerre qui règnent dans leur pays. Ils fuient vers les deux camps d’accueil les plus importants Dadaab au Kenya et Dollo Ado en Ethiopie.

Depuis Nairobi, l’Agence Fides fait savoir que Suzanna Tkalec de Catholic Relief Services (CRS) qui assiste S.Exc. Mgr Giorgio Bertin, Evêque de Djibouti et Administrateur apostolique de Mogadiscio en qualité de Président de la Caritas Somalie, a pu contacter par téléphone.

L’Agence rapporte les déclarations de Suzanna Tkalec:

« Nous sommes actuellement actifs à Dadaab, le camp de réfugiés qui se trouve au Kenya à 80 Km de la frontière avec la Somalie » déclare à Fides Mme Tkalec. « Dans ce camp, on enregistre en moyenne l’arrivée de 2.500 personnes par jour, 80% desquelles sont des mères accompagnées de jeunes enfants ». « Plus que d’un unique camp de réfugiés, Dadaab représente une agglomération de différents camps » précise la responsable des CRS. « Au sein de ces structures, nous fournissons de l’assistance sanitaire, de l’eau et de la nourriture ».

Pour ce qui est de la situation à l’intérieur de la Somalie, Mme Tkalec rappelle que:

« pour des motifs de sécurité, il a été décidé de ne pas faire de publicité quant aux activités des organisations humanitaires présentes en Somalie ». « Ce que nous pouvons dire est que les différentes Caritas envoient des aides en Somalie au travers d’un certain nombre de partenaires locaux ».

L’agence rappelle que:

La sécheresse frappe également les populations du Kenya et d’Ethiopie. « Au Kenya – indique la responsable des CRS – différentes Caritas nationales collaborent depuis des années avec les Diocèses et les Caritas locales dans le cadre de projets d’assistance. Ces organisations ont immédiatement lancé avec leurs partenaires des programmes afin faire face à la sécheresse, surtout en ce qui concerne la fourniture d’eau et de nourriture ». (L.M.) (Agence Fides 30/07/2011)

Source:http://www.fides.org/aree/news/newsdet.php?idnews=30903&lan=fra