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Cambodge: Mon amour et mon admiration pour les cambodgiens

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L’autre jour, je faisais la sieste en écoutant une radio française à Nice quand mon attention a été capturée, en particulier, par une jeune fille qui intervenait depuis le Cambodge. Elle a décrit avec une voix pleine d’émotion comment les Cambodgiens commençaient à peine à sourire plus parce qu’ils découvraient la liberté après le règne de la terreur des Khmers rouges. Je connais le Cambodge, j’y ai vécu pendant un an, de juin ’92 à juin ’93. Dans la mission de l’ONU pour la paix, l’Autorité provisoire des Nations unies au Cambodge (APRONUC). J’étais adjoint au chef des opérations électorales dans la province de Kandal, c’est celle  qui entoure la capitale Phonm-Penh. J’étais chargé de l’éducation civique, de la formation du personnel électoral et des relations avec les médias. A ce titre, j’ai beaucoup voyagé pour visiter chaque district de la Province.

Logo de l'APRONUC. Photo de Poohgun - junmon sur wikimedia.org

Logo de l’APRONUC. Photo de Poohgun – junmon sur wikimedia.org

Ce qui a frappé tous les membres de la mission que j’ai connus, c’est la capacité des cambodgiens de se réadapter, leur joie de vivre et leur grand amour pour les fêtes. Les célébrations des mariages ou des baptêmes commençaient à 4 heures du matin et pouvaient durer toute une semaine. Les routes étaient bloquées pendant tout ce temps, avec des tentes qui les couvraient, souvent d’un trottoir à l’autre. Les hauts parleurs ou les orchestres jouaient à tout volume de la musique, empêchant les riverains de dormir. D’ailleurs, les habitants de Phnom-Penh, même en semaine, préfèrent se lever très tôt pour travailler, profitant ainsi au maximum des heures les moins chaudes de la journée.

Pourtant, lorsque nous sommes arrivés, il n’y avait pratiquement ni bar, ni restos et peu d’appartements ou villas à louer. Le peu d’endroits où on pouvait manger, fermaient à 18 heures! Parmi nous, de nombreuses personnes vivaient et travaillaient dans des containers aménagés par l’ONU, même dans la capitale. Et comme il n’y avait pas ni eau courante ni électricité, vous pouvez imaginer le bruit que faisaient les générateurs.

Au bout de quelques mois, il y avait des restos et boites de nuit qui travaillaient toute la nuit, des apparts ou villas à des prix de plus en plus réduits. Au moment de mon départ, j’ai même été invité à un restaurant à 6 heures du matin, par le personnel qui travaillait avec moi. Je pensais pour un petit déjeuner. Quel ne fut mon étonnement de voir que le resto était plein et les gens mangeaient des soupes, du poulet et des steaks ! Le personnel des restaurants n’étant pas formés pour servir du personnel international, lorsqu’on commandait dupoulet ou du canard, il était servi entier!  Je veux dire que c’est le client qui devait le découper. Et dans les premiers temps, le client devait faire ce travail sans couteau ni fourchette. Pour les boissons, toutes les cannettes ou les bouteilles vides jonchaient les tables jusqu’au moment de payer, pour éviter des discussions. L’ami norvégien avec lequel j’avais allé depuis Vienne, où nous travaillions, lui à l’agence pour l’énergie atomique et moi à l’ONUDI, on pouvait finir une douzaine de bière, Tiger, importée des Philippines ou de Thaïlande. Vous pouvez imaginer comment la table la plus proche qui accueillait nos victimes!

Ils sont toujours prêts à rire. Ils ont une vingtaine de jours de fêtes officielles, chômées, dont celle de la musique, de la Journée de la Francophonie, des Accords de Paris, de l’anniversaire ds Sa Majesté, le roi, son Altesse royale, la reine, la St Valentin, etc. Leur amour pour le théâtre comique m’a permis de louer les services de troupes théâtrales pour faire passer les messages sur la démocratie, l’importance du vote et le caractère totalement secret de cet exercice. C’est dans ce cadre que j’ai collaborait avec les organisations des droits humains locales, en particulier avec la LICADHO (Ligue Cambodgienne pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Homme) de Mme Calabrù. On n’avait plus l’impression que ce peuple avait vécu les horreurs de la dictature des Khmers rouges.

English: View of the Buddhist temple Wat Botum...

Vue du temple bouddhiste Wat Botum Vattey. Phnom Penh, Cambodge. Juillet 2011. (Photo credit: Wikipedia)

Ils étaient accueillants et souriants avec nous. A plus d’une occasion, des gens inconnus m’ont arrêté dans la rue pour me remercier d’être allé les aider à sortir du drame dans lequel ils se trouvaient.Ils nous ont rendu le service pour nos efforts en participant activement aux activités de la mission, malgré les menaces des Khmers rouges. Un jour, nos informateurs m’avaient mis en garde de ne pas aller pour une conférence que je devais tenir dans le cadre de l’éducation civique car d’après eux, il y avait des menaces contre nous. Moi, j’ai dit que je devais y aller également, mais si parmi le personnel local il y avait des collègues qui ne ovulaient pas y aller, ils étaient libres de refuser. Nous sommes tous allés.

Mon interprète, un ancien instituteur qui parlait parfaitement le français et qui avait longtemps vécu dans un camp de réfugiés en Thaïlande, m’a dit de ne pas m’en faire. Au cas où il y aurait une attaque, ils étaient prêts à donner leur vie pour moi. Cette abnégation, partagée entre eux et au sein de la population, a eu comme résultat lors des élections d’enregistrer un taux de participation de 98 pour cent, avec au total entre bulletins nuls et blancs cumulés de 2 pour cent, dans notre province. Nous enregistrâmes un des deux meilleurs résultats du pays.

J’ai eu donc une perception tout à fait différente de votre correspondante. Les Accords de Paris, mettant fin à la guerre civile, ont été signés en juillet 1991. La population du Cambodge comptant près de 55 pour cent de jeunes de moins 20 ans, je pense que fille a été un peu trop influencée par les conversations avec des personnes agées qui n’ont pas encore fini de faire le deuil des prsonnes perdues durant la dictature.

Rwanda: Un autre témoignage accablant sur le génocide

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A peine arrivé à Jakarta, j’ai trouvé parmi les messages provenant de mes correspondants cette vidéo intitulée: Tuez-Les Tous / Genocide Rwanda 1994 {N°3} [Guerre]. Elle a réveillé en moi des souvenirs douloureux. Au moment où j’écris ce billet, il est 1 heure passée, mais je n’arrive pas à dormir.

Dans ce film, une grande part de responsabilité est attribuée à la France. Je ne dispose pas d’information prouvant le contraire. Et même, avant le début de cette tragédie, je me rappelle que le Rwanda était considéré comme un des meilleurs alliés de la France en Afrique centrale et dans la francophonie. Pendant la MINUAR2 qui a été déployée après le génocide, j’ai été chef de la Section des services généraux.

Je préfère me témoigner sur ce que j’ai vu au Rwanda de mes propres yeux. Il faut reconnaitre que malgré toutes les atrocités qui ont eu lieu pendant cette horrible période, avec une volonté politique sans faille, le gouvernement rwandais (critiquable sur de nos plans tels que droits humains et paix dans la région des grands lacs) a réussi à réconcilier une partie importante des protagonistes d’hier.

Entrée du parlement rwandais

Le parlement rwandais a une majorité de femmes. Photo de l’auteur

Pour la reconnaissance de la participation dans le génocide, ce sont 2 millions de personnes qui sont passées devant les tribunaux populaires, sans qu’il ait aucune condamnation. Un Mémorial pour les victimes du génocide attire des visiteurs du monde entier. Lors de ma visite il y avait des irlandais, des british, des belges et des américains. Malheureusement, j’étais le seul africain.

Mémorial aux victimes du génocide Kigali

250 000 corps sont ensevelis ici.

Sur le plan politique cela se traduit par un parlement ayant plus de femmes au parlement que n’importe quel autre pays au monde. Sur le plan de la scolarité des filles, on a atteint la parité absolue, sur le plan économique au Rwanda on peut constituer une entreprise en 3 jours, le PIB a été multiplier par 2 depuis 2005, etc. L’accès à Internet et électricité est partout. Certains feux aux carrefours je ne les ai pas vus encore en Europe. Il y a des publicités sur écrans géants toute la journée. A l’aéroport, contrairement à l’Europe et de nombreux autres endroits que j’ai visités, l’Internet est gratuit et on y a accès partout. La sécurité est telle que pendant tout mon séjour, une seule fois j’ai eu un taxi qui n’était pas conduit par une femme. La première, c’était après un diner chez un ami sénégalais et sa femme mauritanienne. A mon étonnement de voir une belle femme conduire un taxi après minuit. Elle a éclaté de rire, en me disant qu’à Kigali, il y avait la sécurité.

En juillet 2012, lorsque j’ai été à Kigali, ce qui m’a le plus frappé ce sont les nombreux chantiers que l’on voit partout.  En 1994, 2 semaines après la fin du génocide, lorsque j’y suis arrivé toutes les activités étaient à l’arrêt, les rues vides, l’odeur de cadavres en putréfaction envahissante, des grenades explosaient sur de nombreuses routes, des collègues qui avaient servi dans la mission avant le génocide ont retrouvé certains membres de leur personnel massacrés dans les maisons qu’ils avaient pris en location. J’ai dormi par terre avec 5 autres chefs de service dans une seule pièce, sans eau, parce que tous les hôtels avaient été détruits ou étaient hors d’usage. Nous utilisions l’eau minérale même pour la toilette. Nous mangions les rations militaires.

De par mes fonctions, j’ai visité tout le pays en voiture ou par hélicoptère. Certains endroits étaient impressionnants. Jusqu’à ma visite de juillet, je ne pouvais pas évoquer l’état du Rwanda sans sangloter. J’étais incapable de maitriser mon émotion. La dernière fois, c’était lors d’une conférence au mois de mai, devant des écoliers. J’en ai parlé à des collègues qui m’ont dit avoir eu la même expérience. Ils m’ont dit avoir et de continuer à avoir les mêmes souffrances lorsqu’ils évoquent cette période. Pourtant, certains ne veulent pas faire le pèlerinage au Rwanda pour effacer ces mauvais souvenirs, même après avoir vu mes photos sur Facebook ou Flickr.

Niger: Nouvelle crise alimentaire au Sahel

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La famine frappe encore aux portes du Niger et tous les éléments sont réunis pour que la situation se détériore: terrorisme, conflits armés dans la sous-région, notamment au Mali, une pluviométrie capricieuse et des méthodes culturales qui ne s’améliorent que trop lentement. Selon les observateurs dont swissaid.ch:

L’année 2011 est marquée d’une pierre noire par les agriculteurs nigériens. Du fait d’une pluviométrie insuffisante et mal répartie dans le temps et l’espace, les récoltes ont été particulièrement mauvaises. Certains villages connaissent un déficit alimentaire allant jusqu’à 90 % ! Pour le dire plus clairement : les champs n’ont rien donné d’autre que des tiges de mil et de maïs, sans aucune graine dessus. Au total, il s’agit d’un déficit céréalier de près de 520 milles tonnes. Une situation rendue encore plus tendue par le retour au pays de près de 200’000 Nigériens en 2011, fuyant les conflits libyens et ivoiriens. Si rien n’est entrepris, la famine ravagera la campagne nigérienne durant l’année 2012.

Encore, une fois, la communauté internationale se joint au gouvernement nigérien pour parer au plus urgent. Ainsi, swissaid.ch est déjà sur le terrain. Elle cherche à assurer les deux repas principaux aux habitants des villages de Méhanna et de Bibiyorgou, dans les régions de Dosso et Tillabéry, avec une aide alimentaire totalisant 475 tonnes de céréales, principalement du mil, du maïs et du sorgho.

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Emplacement du village de TillabériImage via Wikipedia

Deux représentantes des Nations Unies, Helen Clark, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement et Valérie Amos, Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires des Nations Unies et Coordonnatrice des Secours d’Urgence, se sont rendues au Niger à la mi-février visait attirer l’attention de l’opinion internationale sur l’importance des besoins du Sahel en matière de sécurité alimentaire et de nutrition.

Selon un communiqué de presse publié par le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) en Afrique de l’Ouest et Centrale, elles ont visité un projet agricole soutenu par les Nations Unies à Molia, un village dont les habitants apprennent à cultiver et améliorent leur propre nutrition tout en se procurant un revenu. "Un tel projet montre comment un investissement initial mineur a produit un résultat majeur", a déclaré Valérie Amos. «A quelques kilomètres seulement, il y a un village sans investissement de ce genre, où les gens quittent leurs foyer et ont retiré leurs enfants des écoles afin qu’ils puissent rechercher de la nourriture."

Baroness Valerie Ann Amos

Baroness Valerie Ann Amos (Photo credit: World Economic Forum)

Les deux hautes personnalités de l’ONU ont déclaré qu’on avait affaire à une crise dans laquelle environ dix millions de personnes de huit pays s’efforcent de trouver à manger. Grace au changement démocratique, adoptant une attitude diamétralement opposé le gouvernement ne cherche pas à cacher ou minimiser la situation et il a pris en charge le problème et a mis au point des stratégies claires et s’attèle à leur mise en œuvre.

Guinée: Bazar, gala et acrobaties pour célébrer la Jounrnée mondiale des handicapés

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Nadine Bari, fondatrice de Guinée-Solidarité, membre du bureau de l’Association des victimes du Camp Boiro et auteure de plusieurs livres sur la Guinée a organisé, après avoir contacté le Ministère des affaires sociales, afin de  célébrer la Journée nationale des handicapés. La Journée mondiale des handicapés est commémorée le 3 décembre de chaque année. Elle a été proclamée en 1992 pour célébrer l’anniversaire du Programme d’action mondial concernant les personnes handicapées adopté par l’Assemblée générale afin de mieux faire comprendre les conditions de vie des personnes handicapées et de mieux faire connaître les avantages qui découlent de la participation de ces personnes à tous les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle. Pour plus d’informations sur Nadine cliquez ici pour accéder à un article publié en 9 langues de Global Voices online.
Les personnes handicapées ont leur place dans la société

Membres de l'ONG Guinée-Solidarité au travail. Photo courtoisie Guinée-Solidarité

Nadine nous décrit elle-même comment se sont déroulées les activités de commémoration à Conakry.
Extra, autant le Bazar du matin que le Gala du soir !
Le Bazar comptait 34 stands d’artisans, d’artistes, de vanneries et de miel de Sébory, ou spécialités de friandises, ou de friperies pour les plus pauvres.
L’animation était assurée par trois groupes de musiciens (dont un aveugle et  par des danseurs – la Cie Amoussou – qui a fait un tabac avec ses chorégraphies et ses acrobates qui valent tous les Circus Baobab; c’est un groupe composé de réfugiés ivoiriens,sierra-léonais,  de petites Guinéennes, plus deux Togolais et un Sénégalais). Aucun n’a réclamé le moindre cachet à Guinée-Solidarité (ce sont tous des voisins qui savent ce que nous faisons). Je pense que le Bazar aura rapporté aux environs de 5 millions de FG (tous frais déduits, on aura les chiffres exacts ce soir).
Le Gala a eu du succès aussi : on avait vendu 135 tickets à 250 000 FG l’entrée. Les joueurs de kora ont demandé 1 million de FG et nous avons donné 110 000 FG (plus le repas) à chacun des 10 superbes mannequins d’Alpha O, le styliste dans le vent (qui avait choisi de faire une collection sur le thème de l’environnement à préserver). L’idée géniale était de refaire les enchères américaines qui nous avait rapporté au 1er Gala. Deux peintres guinéens et une  céramiste russe avaient fait don de trois œuvres.
Le tableau de Youssouf Keita, peintre malien, a été du plus gros rapport : plus de 3 millions de FG. Keita avait eu l’idée de donner un pinceau à trois aveugles frères et soeurs que nous parrainons et qui ont choisi chacun leur couleur. Ils ont fait une oeuvre abstraite bien sûr, que Keita a fignolée et que j’ai appelée "Regards" car il y avait trois yeux à la Picasso dedans.
Le 2e tableau était une "Maternité" très fine et colorée d’Ibrahima Barry, de Labé, qui est monté jusqu’à 1,3 million. Les deux peintres ont leur atelier gratuit dans une case de mon jardin de Kipé.
Le vase en céramique d’Eugénie Condé (Kamsar) a atteint 1,5 million. Je pense que les résultats nous permettront d’acheter une grande partie du matériel d’imprimerie Braille. Nous faisons les totaux ce soir avec le président Kaba et le trésorier Théa.
Mes seuls regrets : a) que l’Union européenne nous ait fait une lettre pour nous dire qu’ils ne soutiennent pas ce genre de projet social (au 1er Gala, il y avait pourtant une tablée de 12 agents de leur siège !); b) que le Bazar n’ait vu aucun visiteur de l’Avcb et qu’au Gala seul le Dr Marega était présent et a pris la parole pour nous soutenir et enfin c) que le gouvernement n’ait fait qu’une vague déclaration pour marquer la Journée mondiale des Handicapés (malgré les belles promesses électorales figurant dans le livre d’AC "Un Africain engagé".
Je ne me suis d’ailleurs pas privée de le dire haut et fort dans les interviews que Kaba et moi avons données à CNN, Chine nouvelle, Mercure FM, Conakry infos (c’est d’ailleurs un handicapé moteur grave – Barry Samsung – qui tient le site de Cky infos et celui de Justin Morel Jr.), etc.
Nous étions allés le mois dernier demander au Ministère des aff sociales que le gvt proclame le 3 décembre Journée nationale de la Solidarité : la Guinée est en effet le seul pays de la sous-région à n’avoir pas cette Journée nationale ! Le Mali a même une Semaine entière consacrée à la Solidarité (pour appeler les plus riches des Maliens à aider leurs frères plus pauvres…).
Espérons maintenant que nous aurons les locaux demandés au Secrétaire général des affaires sociales dans la Cité de Solidarité, sinon nous ne saurons pas où mettre cette imprimerie Braille pour laquelle nous avons bien travaillé  !
Voilà mon résumé.

Nadine exténuée

La journée vise, d’après l’OMS, à faire mieux comprendre les problèmes liés au handicap et à mobiliser en faveur de la dignité, des droits et du bien-être des handicapés. Elle veut aussi attirer l’attention sur ce que peut apporter de positif l’intégration des handicapés dans tous les aspects de la vie.

En Guinée, nous n’avons pas de données exactes sur le nombre de personnes handicapées, mais compte tenu des nombreuses violences des forces de sécurité, les guerres dans les pays frontaliers, les conséquences de la polio, la malnutrition, l’insuffisance des infrastructures sanitaires et la pauvreté extrême, le pourcentage de personnes vivant avec un handicap acquis depuis la naissance ou contracté au cours de leur vie doit être plutôt élevé. En témoigne la présence de ces nombreuses personnes à coté des lieux de culte, près des banques à cité de la cité Chemin de fer et dans la Cité-Solidarité qui a été créée pour les abriter, non loin du centre l’hospitalier Jean-Paul II.

Selon les Nations Unies, les personnes handicapées représenteraient environ 15 pour cent de la population mondiale. On estime qu’environ un cinquième de leur total, soit entre 110 à 190.000.000, rencontrent des difficultés importantes.

Ce n’est pas toujours que la population dans son ensemble connait les nombreux inconvénients et difficultés que les personnes handicapées rencontrent dans la vie de tous les jours ainsi que la stigmatisation et la discrimination dont elles sont victimes. N’avez-vous jamais vu des personnes qui ne souffrent d’aucun handicap garer leurs véhicules aux places réservées aux personnes handicapées ou bien devant le passage aménagé pour que les chaises roulantes puissent monter sur les trottoirs dans les pays développés. Ici à Rome rares sont les bouches du métro disposant des moyens nécessaires pour l’accueil des personnes handicapées.

Cette année le thème choisi pour la commémoration était:Ensemble pour un monde meilleur pour tous : inclure les personnes handicapées dans le développement.

Burkina Faso, Guinée et Niger: Le prix de l’or monte, Semafo Inc trinque

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Une dépêche de l’agence d’information Reuters informe que l’entreprise minière Semafo Inc spécialisé dans l’exploration des mines d’or et présente en Guinée, au Burkina Faso et au Niger se frotte les mains. En effet au cours du 2nd trimestre 2011 ses bénéfices ont connu une forte croissance en raison de la flambée des prix de l’or sur le marché international. Bien refuge par excellence en période de crise, l’or a enregistré en moyenne une hausse de 26 pour cent à la fin de juin par rapport à l’année dernière suite aux problèmes d’endettement que connaissent les grandes économies.

C’est une véritable ruée vers l’or dans le monde entier à cause des tendances boursières beaucoup trop capricieuses. La conséquence est que le prix ne cesse de monter. Alors que l’once d’or valait à peine 1000 dollars en mars 2008, il s’oriente vers le doublement de ce prix. Aujourd’hui, il est plus recherché que jamais. L’once du métal précieux a atteint ce 11 aout le chiffre de 1813 dollars américains.

Semafo, exploite des mines d’or au Burkina Faso et au Niger en gagnant beaucoup d’argent. En Guinée, elle exploite la mine de Kiniero. Elle a fait savoir qu’elle augmentait son budget 2011 pour l’exploration de 8,5 millions de dollars pour sa mine rien que pour son site phare au Burkina.

Pendant que les actionnaires de cette multinationale se frottent les mains dans leurs salles de réunion dans les grandes capitales du monde les mains nos populations friment et la dépendance du développement de nos pays de ressources minières exportées sans aucune transformation se renforce. Cette dépendance, selon un rapport de l’ONU intitulé Rapport d’examen africain sur l’exploitation minière (Résumé):

la rente minière peut entraver le développement en accaparant l’attention aux dépens de questions économiques plus larges et du développement d’autres secteurs productifs. Cette situation est souvent due à ce qu’on appelle le syndrome hollandais ou la malédiction des ressources naturelles et fait que les revenus élevés générés par les minerais limitent la diversification des structures, ce qui empêche les économies de transformer l’abondance des ressources en croissance durable qui permet d’améliorer les conditions de vie des gens.

D’autre part l’exploitation minière provoque des problèmes environnementaux et une pollution de l’eau. Ce qui pourrait rompre l’équilibre naturel et entrainer des problèmes durables dans des pays comme le Burkina Faso et le Niger. En effet, parmi les nombreux impacts négatifs on peut relever, notamment, la contamination de l’eau des rivières, la destruction des terres et la détérioration des infrastructures.  Selon une étude de l’ONG canadienne, la Fondation de l’eau potable sure (FEPS), intutlé Exploitation minière et la pollution de l’eau:

L’exploitation minière affecte les bassins d’eau douce par l’utilisation d’eau pour le traitement du minerai et par la pollution faite lors des décharges d’effluent des mines. De plus en plus de mines menaces les sources d’eau sur laquelle nous dépendons tous. L’eau a été surnommée « l’eau la victime de l’exploitation minière » (James Lyon, interview, Mineral Policy Center, Washington DC). Beaucoup d’exploitation minière ont commencé l’extraction avec peu de souci pour l’environnement. Le prix que nous payons tous les jours pour l’extraction de minéraux est extrêmement élevé. L’extraction, naturellement, consomme beaucoup d’eau et peut polluer très sérieusement des cours d’eaux.

En outre, selon cette ONG, la pollution de l’eau causée par l’exploitation minière peut prendre des décennies même des siècles avant de se dépolluer après la fermeture de la mine.

 

C’est donc, à eux le magot et à nous les problèmes! Quelle injustice dans ce monde!!

Soudans: Des casques bleus s’interposent entre les deux Soudans dans la région d’Abyei

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27 juillet 2011 – Alain Le Roy,  Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, a indiqué le 27 juillet 2011 au Conseil de sécurité que 522 Casques bleus de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abyei (FISNUA) ont été déjà déployés entre les deux Soudans. Ainsi, le Sud- Soudan s’inscrit dans les annales de l’histoire comme un des pays à avoir accueilli une force de cette nature à peine il a obtenu son indépendance. C’est que son voisin du Nord n’entend pas renoncer à son pétrole.

D’après un communiqué de presse de son, M. Le Roy a décrit la situation sécuritaire et humanitaire à Abyei de « d’encore critique » et saluer la détermination des parties à éviter une escalade de la violence et à coopérer avec la FISNUA. Espérons que cette force créera les conditions pour le retour de ceux qui ont été obligés dans cette zone de tout abandonner pour sauver leurs vies lors de l’attaque préméditée des forces militaires du gouvernement de Khartoum au lendemain de son indépendance.

Ce déploiement fait suite à l’accord conclu le 20 juin entre le gouvernement du Soudan et le Mouvement populaire de libération du Soudan (MPLS), et "qui concerne les arrangements temporaires à respecter pour l’administration et la sécurité de la zone d’Abyei, le Conseil de sécurité a autorisé le déploiement de la FISNUA, qui est une force composée de troupes éthiopiennes, afin qu’elle puisse contrôler le retrait de toutes les forces armées d’Abyei, a rappelé Alain Le Roy. La Force comprend aussi 50 officiers de police dont la mission est de soutenir la formation des services de police d’Abyei, ainsi qu’un nombre limité de civils."

Cette mission qui a débuté le 26 juillet, avec 521 soldats sur les 4.200 prévus au total. Ces premiers arrivés comprennent 41 dans la ville d’Abyei et 110 autres à Diffra. M. Le Roy a fait savoir aussi qu’Iil reste 495 soldats en situation d’attente de déploiement sur Abyei, avant d’exprimer ses souhaits qu’il y aura 1.200 soldats dans la zone d’opération d’ici à la fin du mois de juillet.

Cependant, la situation en matière de sécurité reste tendue à Abyei. Pour que cete mission ait des chances de réussite, les deux parties doivent éviter une escalade des tensions et de la violence et à coopérer avec la FISNUA. Le général Tadesse Werede Tesfay, d’Éthiopie, qui a été nommé à l a tête de cette mission, discutera avec les Forces armées soudanaises du calendrier précis de leur retrait des territoires illégalement occupés.

Ce sont 113.000 le nombre de personnes qui sont déplacées à la frontière de ces états, dont 27.000 se trouvent à Agok, à 40 kilomètres au sud d’Abyei, tandis que les autres sont au Soudan du Sud. M. Le Roy a fait savoir que les agences humanitaires ont délocalisé leur personnel afin de fournir une aide d’urgence à ces nombreuses personnes déplacées, a précisé M. Le Roy, en signalant les potentielles pénuries de produits alimentaires, d’abris et d’autres moyens de subsistance auxquelles les populations pourraient avoir à faire face dans l’avenir dans la zone d’Abyei.

Source: http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=25946&Cr=Abyei&Cr1=