Archives de Catégorie: Humanitaire

Guinée: Choléra, redoutable killer des pauvres

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Le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) en Afrique de l’ouest et centrale a publié son "Info Flash"  sur l’épidémie de choléra en Guinée Conakry et en Sierra Leone. Malgré la crise qui sévit dans les pays donateurs, des aides continuent d’arriver pour circonscrire ou enrayer cette maladie, qui ne frappe que les plus pauvres vivant dans des conditions hygiéniques déplorables. Comme en Guinée, la hantise de la conservation du pouvoir par tous les moyens prévaut sur la volonté de lutter contre la pauvreté, les conditions de vie des populations restent parmi les pires en Afrique. Ce n’est pas pour rien que notre pays occupe la 12ème pays dans le classement des "failed states" et le 178ème sur 187 pays classés par ordre décroissant pour l’indice de développement humain du PNUD.
Voici le texte intégral de la mise au point sur la situation:
 
L’épidémie de choléra s’est encore aggravée en Sierra Leone et en Guinée au cours de la semaine écoulée, avec un total combiné de plus de 17 400 cas, dont 327 décès, au 26 août. De nouveaux donateurs ont annoncé des contributions généreuses à la réponse, alors que les besoins de financement ont été revus à la hausse dans les deux pays.
Au 26 août, le ministère de la Santé de Guinée a confirmé 4.957 cas, dont 104 décès, depuis le début de l’année. Environ 44% des cas ont été rapportés au cours des semaines 33 et 34 (13-26 août). Dans le même temps, et pour la première fois depuis le 15 juillet, le nombre de nouveaux cas signalés au cours de la dernière semaine écoulée (1.076) est plus faible que la semaine précédente. La capitale, Conakry, reste de loin la zone la plus affectée avec 3.247 cas, dont 665 cas depuis le 20 août. En province, neuf préfectures sont affectées, sur les 33 que compte le pays. Le nombre de nouveaux cas a continué d’augmenter dans les préfectures de Coyah (désormais la plus affectée avec 424 cas et 7 décès), Boké et Dubréka alors qu’il a diminué dans les préfectures de Fria, Mamou et Kankan.
Le niveau actuel de financement en Guinée –principalement par le CERF- permet de faire face à 7.000 cas, mais les Clusters WASH et Santé ont estimé que, au rythme actuel, le nombre de cas pourrait atteindre 12.000 cette année. Le coût de l’intervention pour le reste de l’année 2012 a été estimé à environ 2 millions de dollars: 0,5 million pour la santé et 1,5 million pour les activités WASH. Le CERF a alloué 1,126 million de dollars à l’UNICEF et à l’OMS en avril. Selon FTS, le Danemark et le Japon ont également financé la réponse au choléra. ECHO finance ACF-Espagne à la fois pour la prévention et la réponse. Le gouvernement a annoncé qu’il contribuerait à hauteur de 1,4 milliard de francs guinéens (environ 195,000 dollars) à partir de son propre budget, en deux tranches. La première tranche de 700 millions de francs guinéens a été décaissée et affectée au Département de la prévention et de la lutte contre la maladie (DPLM).
La Sierra Leone est confrontée à sa pire épidémie de choléra depuis 1995. Au 22 août, 12.456 cas ont été signalés, soit plus du double du nombre de cas au 1er août. Au moins 224 personnes sont mortes, près de la moitié d’entre elles depuis le début du mois. Dix des 13 districts sont affectés.Selon l’OMS, la population affectée -la population totale de tous les districts affectés- est 4.654.610 personnes. Le taux de létalité est de 1,8 et n’a que légèrement diminué au cours des trois dernières semaines. Le Gouvernement a déclaré l’urgence nationale et on s’attend  à ce que l’épidémie dure au moins jusqu’à la mi-novembre.Le coût de la réponse globale a été réévalué à 10.679.104 dollars, dont 2,8 millions pour la santé, 1,07 million pour les activités WASH et 6,8 million pour la mobilisation sociale. CERF a alloué 2,5 millions de dollars au début du mois. ECHO finance plusieurs partenaires (ACF, MSF et Oxfam) pour un total d’environ 1,18 million de dollars. Le DFID a annoncé un financement de 2 millions de livres sterling (environ 3,15 millions de dollars) qui se fera pour la première fois par le biais du Fonds de Réponse Rapide (RRF), un réseau créé en mars qui comprend des organisations humanitaires spécialisées

- Save the Children, International Rescue Committee, Oxfam, Concern , Care International et la Croix-Rouge britannique - et les entreprises privées. D’autres promesses généreuses ont été faites par Irish Aid et l’OFDA. La FICR a lancé un appel pour financer la Croix-Rouge de Sierra Leone à hauteur de 1,14 million de dollars.

Rémi DOURLOT

Public Information Officer
Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) – ROWCA
Tel:  221 33 869 8515
Cell: 221 77 569 9653
Email: dourlot@un.org
http://ochaonline.un.org/rowca

Mali: La tragédie des déplacés et exilés

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Watertaxi/bus near Mopti, Mali, on the river N...

taxi sur l’eau/bus sur le Niger à coté de Mopti, au nord du Mali, (Photo credit: Wikipedia)

Pour les populations civiles toutes les guerres se ressemblent car ce sont toujours les innocents à en payer les conséquences. Que faire sinon fuir si des fanatiques qui veulent faire retourner le pays aux siècles des pires violences contre des gens sans arme, leur prennent leurs biens et leur liberté? Les habitants du nord du Mali n’y font pas exception. Exposés aux exactions des terroristes, ils sont obligés de tout abandonner pour sauver leur vie dans les pays voisins.

Le Bureau régional de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies vient de publier le rapport No. 10 sur la situation au Mali, en date du 27 juin 2012, d, soit pour une autre région du pays soit pour un pays voisins.On apprend ainsi qu’à a date du 25 juin, le nombre des déplacés intérieurs enregistrés par les services compétents étaient 158 857 personnes.

Les combats entre les factions armées des 12 et 13 Juin 2012 avaient accéléré les mouvements de population du nord du Mali vers le sud. Cet exode ne concerne pas que des maliens. Il y a aussi des ressortissants des pays voisins qui s’étaient installés au nord du Mali qui se voient contraints de quitter la région soit pour rentrer chez eux soit pour d’autres parties du Mali. Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés a ainsi enregistré 2.250 nigériens qui sont retournés au Niger.

Mali: Génocide culturel à Tombouctou dans l’indifférene du monde

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J’ai écrit l’article suivant pour Global Voices online après la sous le titre de

Mali: Passivité du monde devant la destructions des mausolées de Tombouctou

Le 30 juin 2012 entrera dans l’histoire du Mali et de l’héritage culturel de l’humanité, comme une des plus funestes.  En effet, en réaction au classement par l’UNESCO de Tombouctou, dans la liste du patrimoine mondial en péril, les islamistes d’Ansar Dine, un des groupes armés contrôlant le nord du Mali, ont entrepris samedi de démolir les mausolées de saints musulmans dans la ville de Tombouctou.

Le 30 juin, saharamedias.net a écrit:

Les combattants du mouvement ont détruit des mausolées construits comme étant les tombeaux de savants et saints jouissant d’une grande estime au sein des populations de la ville historique, avec comme objectif d’ôter toute trace permettant de déterminer l’emplacement de ces lieux.

saharamedias.net, dont un correspondant a assisté aux destructions,nous fait part du fanatisme qui a entouré ce sacrilège:

Les démolitions avaient un caractère particulier. Un homme qui remercie Dieu après avoir détruit un tombeau plus protubérant que les autres ; un autre qui loue Allah de leur avoir accordé toutes ses victoires et de leur avoir permis d’appliquer Sa Loi sur terre’ ; Un troisième qui savoure la victoire et souhaite qu’il en soit ainsi dans tous les pays du monde musulman.

Même si c’est la destruction du mausolée du Saint Sidi Mahmoud Ben Amar, déjà profané le 4 mai 2012, qui fait le plus parler d’elle, il n’y a pas de doutes sur le sort des 15 autres. En effet, selon Sanda Ould Boumama, porte-parole d’Ansar Eddine à Tombouctou, cité dans un billet publié par senego.com:

Ansar Edine va détruire aujourd’hui tous les mausolée de la ville. Tous les mausolées sans exception

Le site maghrebemergent.com pense trouver une explication de cet acharnement des islamistes contre des lieux qui symbolisent la mémoire collective des maliens et leur contribution au patrimoine culturel mondial:

Outre les mosquées, le site classé compte 16 cimetières et mausolées qui étaient des composantes essentielles du système religieux dans la mesure où, selon la croyance populaire, ils étaient le rempart qui protégeait la ville de tous les dangers

Les réactions ont été nombreuses sur la blogosphère. Sur le site france24.com le lecteur Rg a écrit:

C’est comme cela que la religion dérive en totalitarisme. En occident, on a connu l’inquisition, en Chine il y a eu la révolution culturelle, etc

Sur le portail du quotidien français lemonde.fr, parmi les intervenants on peut citer Michèle FAUDRIN qui a écrit:

Les islamistes ont détruit plusieurs monuments…autodafé ! Entre eux et nous un fossé ; Ils sont intolérants, nous nous efforçons d’être tolérants. Ils ne tolèrent pas notre tolérance, nous ne tolérons pas leur intolérance.

Commentant un article paru sur tempsreel.nouvelobs.com nouen marie-claude a exprimé ainsi ses craintes :

Quelle tristesse ! On ne peut plus trouver de mots pour qualifier un tel délire ! ……Ils sont déjà en Afghanistan , en Syrie , un peu partout en Afrique ….ils me font penser aux nazis qui ont commencé ..par brûler des livres …….L’Europe a un incendie en face de ses côtes méditerranéennes….allumé par des inquisiteurs au 21 ème siècle ….Horrifiée et inquiète !

Réagissant au même article Kangoo Durant a écrit:

ils se dissent agir au nom de DIEU, ils ont vu DIEU ces malades???? Faudrait leur dire que DIEU bâti, il ne démolit pas des lieux saints lui étant destinés. Mais avant toute chose, ce sont des lieux de l’histoire humaine, avec des âmes!

Ahmed Mouhlay pense que:

A ce niveau, on quitte le domaine de la croyance/religion pour entrer dans celui de la psychiatrie. Une opération “de force” contre ces gens-là ne serait pas une guerre, mais une thérapie.

Marc Esnoult croit que:

Nouvel Afghanistan, mais plus près. Nous ne comprenons pas bien cette histoire de saints musulmans rejetés par les islamistes extrémistes; peut-être représentation interdite par la charia; c’était plus net en Afghanistan quand les statues préislamiques ont été détruites par les talibans. Il serait étonnant qu’il n’y ait pas là-bas des camps d’entrainement type Al qaida.

Sur Twitter, Totosy de Madecasse™ ‏@Toshikoshi commentant un billet paru sur slateafrique.com penseque c’est:

Un véritable génocide culturel s’est opéré à #Tombouctou -http://goo.gl/XKRzX

Toujours sur Twitter l’utilisateur hdstanton ‏@hdstanton1 conclut que:
#Tombouctou Au delà de la destruction des mausolées, les islamistes veulent montrer qu’ils détruiront toute civilisat° étrangère à leur dogme.
Cette réaction de Toni972 publiée le 24 mai dernier sur le portail de rfi.fr après les premiers crimes des extrémistes, garde encore toute son actualité et résume la situation d’un gouvernement malien tétanisé et une communauté internationale qui garde un silence assourdissant:
C’est d’autant plus révoltant que le gouvernement malien ne peut rien pour lutter efficacement contre ces intrus, sachant que la seule solution pour les éradiquer est une lutte armée sans merci. On ne négocie pas avec avec des terroristes on les élimine physiquement purement et simplement. Vivement une intervention musclée pour que ces régions redeviennent libres.

temoust.org,  pense:

Pour tout cela, la situation désastreuse que vit Tombouctou n’est pas qu’une affaire interne au Mali. Elle intéresse l’humanité entière car cette fois, il ne s’agit pas de chasser un dictateur, mais bien d’effacer la trace d’une humanité entière, sa mémoire, ses rites, ses traditions, ses langues et, bien sûr, l’enjeu, la mort d’une des villes dont les mausolées et les demeures d’hommes et de femmes s’ouvrent sur le désert.

Pendant que la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, exprime son  désarroi et sa consternation, les islamistes continuent leurs destructions et assujettissement des populations à la sharia, tout en se renforçant militairement par l’arrivée de nouvelles troupes. Le site malikounda.com rapporte l’arrivée à Tombouctou d’une trentaine de djihadistes algériens le 29 juin.

Les premiers crimes avaient provoqué une réaction violente de la population avec des manifestations de rues et des affrontements avec les terroristes. Cette fois-ci, malheureusement, les populations vivant dans la terreur et réduites au silence depuis longtemps trouveront difficilement des leaders qui les conduisent à des nouvelles manifestations

Afrique : Exigeons plus de transparence dans les transactions foncières de terres arables

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Lova, un des auteurs, réviseurs et traducteurs des articles du réseau mondial, Global Voices en français, a écrit un article sur l’accaparement des terres africaines de la part d’acteurs économiques étrangers dans différents pays africains. C’est un problème auquel je suis très sensible, c’est pour cela que dès que j’ai vu son billet sur notre plateforme commune, je l’ai immédiatement traduit.

La Guinée ne figure pas parmi les pays ayant le plus grand nombre de projets d’accaparement de terres, parce que probablement ce secteur qui est flou dans le reste du monde est encore plus flou en Guinée. Peut-être aussi que le nombre de projets en Guinée masque le fait qu’avec 11 pour cent de nos terres déjà aux mains de l’étranger, elle soit le deuxième pays, après le Liberia à avoir hypothéquer l’avoir des futures générations comme on peut le lire dans l’infographe présenté en page 12 de l’étude approfondie du phénomène menée par farmlandgrab.org intitulé L’accaparement des terres et la crise alimentaire mondiale.

Dans cette étude le cas suivant est cité

- 2011: La société américaine Farm Lands of Guinea Inc. contrôle plus de 100.000 ha en Guinée pour la production du maïs et du soja pour l’exportation. Des investisseurs britanniques (AIMI) contribuent au financement de l’affaire. En plus, FLGI est responsable, pour le compte du gouvernement, de la prospection de 1,5 millions d’ha pour la concessions des baux à d’autres investisseurs. contre quoi FLGI touchera une commission de15% sur les ventes.

C’est toute l’Afrique qui court un grave danger pour sa souveraineté alimentaire car le phénomène de l’accaparement des terres cultivables par les multinationales ou des pays étrangers. Au niveau mondial, de nombreuses ONG ayant pris conscience des conséquences que pourraient avoir ces accaparements sur la satisfaction des besoins alimentaires de nos populations tirent la sonnette d’alarme.

En Afrique aussi, les ONG locales commencent à s’impliquer. Ainsi des représentants de ces  organisations de la société civile venues de 13 pays africains se sont réunies à Ouidah les 08 et 09 février pour mettre au point  leurs stratégies de lutte. Ils venaient de du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée Conakry, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Siérra Léone, du Togo et du Zimbabwé et du Bénin.

Marcel Zoumènou a écrit un article publié sur lanouvelletribune.info du Bénin fort révélateur de la situation. Intitulé "Lutte contre l’accaparement des terres : les Osc d’Afrique dénoncent le mutisme des gouvernants", il y rappelle que Simon Bodéa, Secrétaire général de Synergie paysanne, désignée pour coordonner les activités qui seront menées par la plateforme jusqu’au prochain forum de Dakar, a fustigé le comportement des pouvoirs publics qui ne s’associent pas à cette lutte aux côtés des organisations paysannes.

Cliquer ici pour lire l’article de Lova sur l’accaparement des terres africaines:

Afrique : Un appel à plus de transparence dans les transactions foncières de terres arables

Target countries of land deals from the Land Matrix Project

Les pays cibles de transactions foncières,carte du projet Land Matrix

Niger: Nouvelle crise alimentaire au Sahel

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La famine frappe encore aux portes du Niger et tous les éléments sont réunis pour que la situation se détériore: terrorisme, conflits armés dans la sous-région, notamment au Mali, une pluviométrie capricieuse et des méthodes culturales qui ne s’améliorent que trop lentement. Selon les observateurs dont swissaid.ch:

L’année 2011 est marquée d’une pierre noire par les agriculteurs nigériens. Du fait d’une pluviométrie insuffisante et mal répartie dans le temps et l’espace, les récoltes ont été particulièrement mauvaises. Certains villages connaissent un déficit alimentaire allant jusqu’à 90 % ! Pour le dire plus clairement : les champs n’ont rien donné d’autre que des tiges de mil et de maïs, sans aucune graine dessus. Au total, il s’agit d’un déficit céréalier de près de 520 milles tonnes. Une situation rendue encore plus tendue par le retour au pays de près de 200’000 Nigériens en 2011, fuyant les conflits libyens et ivoiriens. Si rien n’est entrepris, la famine ravagera la campagne nigérienne durant l’année 2012.

Encore, une fois, la communauté internationale se joint au gouvernement nigérien pour parer au plus urgent. Ainsi, swissaid.ch est déjà sur le terrain. Elle cherche à assurer les deux repas principaux aux habitants des villages de Méhanna et de Bibiyorgou, dans les régions de Dosso et Tillabéry, avec une aide alimentaire totalisant 475 tonnes de céréales, principalement du mil, du maïs et du sorgho.

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Emplacement du village de TillabériImage via Wikipedia

Deux représentantes des Nations Unies, Helen Clark, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement et Valérie Amos, Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires des Nations Unies et Coordonnatrice des Secours d’Urgence, se sont rendues au Niger à la mi-février visait attirer l’attention de l’opinion internationale sur l’importance des besoins du Sahel en matière de sécurité alimentaire et de nutrition.

Selon un communiqué de presse publié par le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) en Afrique de l’Ouest et Centrale, elles ont visité un projet agricole soutenu par les Nations Unies à Molia, un village dont les habitants apprennent à cultiver et améliorent leur propre nutrition tout en se procurant un revenu. "Un tel projet montre comment un investissement initial mineur a produit un résultat majeur", a déclaré Valérie Amos. «A quelques kilomètres seulement, il y a un village sans investissement de ce genre, où les gens quittent leurs foyer et ont retiré leurs enfants des écoles afin qu’ils puissent rechercher de la nourriture."

Baroness Valerie Ann Amos

Baroness Valerie Ann Amos (Photo credit: World Economic Forum)

Les deux hautes personnalités de l’ONU ont déclaré qu’on avait affaire à une crise dans laquelle environ dix millions de personnes de huit pays s’efforcent de trouver à manger. Grace au changement démocratique, adoptant une attitude diamétralement opposé le gouvernement ne cherche pas à cacher ou minimiser la situation et il a pris en charge le problème et a mis au point des stratégies claires et s’attèle à leur mise en œuvre.

Guinée: Bazar, gala et acrobaties pour célébrer la Jounrnée mondiale des handicapés

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Nadine Bari, fondatrice de Guinée-Solidarité, membre du bureau de l’Association des victimes du Camp Boiro et auteure de plusieurs livres sur la Guinée a organisé, après avoir contacté le Ministère des affaires sociales, afin de  célébrer la Journée nationale des handicapés. La Journée mondiale des handicapés est commémorée le 3 décembre de chaque année. Elle a été proclamée en 1992 pour célébrer l’anniversaire du Programme d’action mondial concernant les personnes handicapées adopté par l’Assemblée générale afin de mieux faire comprendre les conditions de vie des personnes handicapées et de mieux faire connaître les avantages qui découlent de la participation de ces personnes à tous les aspects de la vie politique, sociale, économique et culturelle. Pour plus d’informations sur Nadine cliquez ici pour accéder à un article publié en 9 langues de Global Voices online.
Les personnes handicapées ont leur place dans la société

Membres de l'ONG Guinée-Solidarité au travail. Photo courtoisie Guinée-Solidarité

Nadine nous décrit elle-même comment se sont déroulées les activités de commémoration à Conakry.
Extra, autant le Bazar du matin que le Gala du soir !
Le Bazar comptait 34 stands d’artisans, d’artistes, de vanneries et de miel de Sébory, ou spécialités de friandises, ou de friperies pour les plus pauvres.
L’animation était assurée par trois groupes de musiciens (dont un aveugle et  par des danseurs – la Cie Amoussou – qui a fait un tabac avec ses chorégraphies et ses acrobates qui valent tous les Circus Baobab; c’est un groupe composé de réfugiés ivoiriens,sierra-léonais,  de petites Guinéennes, plus deux Togolais et un Sénégalais). Aucun n’a réclamé le moindre cachet à Guinée-Solidarité (ce sont tous des voisins qui savent ce que nous faisons). Je pense que le Bazar aura rapporté aux environs de 5 millions de FG (tous frais déduits, on aura les chiffres exacts ce soir).
Le Gala a eu du succès aussi : on avait vendu 135 tickets à 250 000 FG l’entrée. Les joueurs de kora ont demandé 1 million de FG et nous avons donné 110 000 FG (plus le repas) à chacun des 10 superbes mannequins d’Alpha O, le styliste dans le vent (qui avait choisi de faire une collection sur le thème de l’environnement à préserver). L’idée géniale était de refaire les enchères américaines qui nous avait rapporté au 1er Gala. Deux peintres guinéens et une  céramiste russe avaient fait don de trois œuvres.
Le tableau de Youssouf Keita, peintre malien, a été du plus gros rapport : plus de 3 millions de FG. Keita avait eu l’idée de donner un pinceau à trois aveugles frères et soeurs que nous parrainons et qui ont choisi chacun leur couleur. Ils ont fait une oeuvre abstraite bien sûr, que Keita a fignolée et que j’ai appelée "Regards" car il y avait trois yeux à la Picasso dedans.
Le 2e tableau était une "Maternité" très fine et colorée d’Ibrahima Barry, de Labé, qui est monté jusqu’à 1,3 million. Les deux peintres ont leur atelier gratuit dans une case de mon jardin de Kipé.
Le vase en céramique d’Eugénie Condé (Kamsar) a atteint 1,5 million. Je pense que les résultats nous permettront d’acheter une grande partie du matériel d’imprimerie Braille. Nous faisons les totaux ce soir avec le président Kaba et le trésorier Théa.
Mes seuls regrets : a) que l’Union européenne nous ait fait une lettre pour nous dire qu’ils ne soutiennent pas ce genre de projet social (au 1er Gala, il y avait pourtant une tablée de 12 agents de leur siège !); b) que le Bazar n’ait vu aucun visiteur de l’Avcb et qu’au Gala seul le Dr Marega était présent et a pris la parole pour nous soutenir et enfin c) que le gouvernement n’ait fait qu’une vague déclaration pour marquer la Journée mondiale des Handicapés (malgré les belles promesses électorales figurant dans le livre d’AC "Un Africain engagé".
Je ne me suis d’ailleurs pas privée de le dire haut et fort dans les interviews que Kaba et moi avons données à CNN, Chine nouvelle, Mercure FM, Conakry infos (c’est d’ailleurs un handicapé moteur grave – Barry Samsung – qui tient le site de Cky infos et celui de Justin Morel Jr.), etc.
Nous étions allés le mois dernier demander au Ministère des aff sociales que le gvt proclame le 3 décembre Journée nationale de la Solidarité : la Guinée est en effet le seul pays de la sous-région à n’avoir pas cette Journée nationale ! Le Mali a même une Semaine entière consacrée à la Solidarité (pour appeler les plus riches des Maliens à aider leurs frères plus pauvres…).
Espérons maintenant que nous aurons les locaux demandés au Secrétaire général des affaires sociales dans la Cité de Solidarité, sinon nous ne saurons pas où mettre cette imprimerie Braille pour laquelle nous avons bien travaillé  !
Voilà mon résumé.

Nadine exténuée

La journée vise, d’après l’OMS, à faire mieux comprendre les problèmes liés au handicap et à mobiliser en faveur de la dignité, des droits et du bien-être des handicapés. Elle veut aussi attirer l’attention sur ce que peut apporter de positif l’intégration des handicapés dans tous les aspects de la vie.

En Guinée, nous n’avons pas de données exactes sur le nombre de personnes handicapées, mais compte tenu des nombreuses violences des forces de sécurité, les guerres dans les pays frontaliers, les conséquences de la polio, la malnutrition, l’insuffisance des infrastructures sanitaires et la pauvreté extrême, le pourcentage de personnes vivant avec un handicap acquis depuis la naissance ou contracté au cours de leur vie doit être plutôt élevé. En témoigne la présence de ces nombreuses personnes à coté des lieux de culte, près des banques à cité de la cité Chemin de fer et dans la Cité-Solidarité qui a été créée pour les abriter, non loin du centre l’hospitalier Jean-Paul II.

Selon les Nations Unies, les personnes handicapées représenteraient environ 15 pour cent de la population mondiale. On estime qu’environ un cinquième de leur total, soit entre 110 à 190.000.000, rencontrent des difficultés importantes.

Ce n’est pas toujours que la population dans son ensemble connait les nombreux inconvénients et difficultés que les personnes handicapées rencontrent dans la vie de tous les jours ainsi que la stigmatisation et la discrimination dont elles sont victimes. N’avez-vous jamais vu des personnes qui ne souffrent d’aucun handicap garer leurs véhicules aux places réservées aux personnes handicapées ou bien devant le passage aménagé pour que les chaises roulantes puissent monter sur les trottoirs dans les pays développés. Ici à Rome rares sont les bouches du métro disposant des moyens nécessaires pour l’accueil des personnes handicapées.

Cette année le thème choisi pour la commémoration était:Ensemble pour un monde meilleur pour tous : inclure les personnes handicapées dans le développement.

Africae Munus Le Pape Benoît XVI trace la route pour l’église africaine

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Voici un article que j’ai écrit pour l’hebdomadaire La Lance de Conakry sur le message Africae Munus. 

Par une heureuse coïncidence de calendrier, la célébration, le 23 novembre, pour la première fois, de la Journée internationale contre l’impunité et le voyage du Pape Benoît XVI au Bénin, du 18 au 20 novembre, se sont succédés à peu de jours d’intervalle. Les prises de position que le Saint-Père est venu délivrer aux africains démontrent aussi combien sont saugrenues les idées exprimées par Mgr Vincent Coulibaly, archevêque de Conakry, co-président de la Commission de réflexion sur le processus de réconciliation nationale, à l’occasion du lancement du message “la marche vers la réconciliation nationale”, en septembre 2011. Elles donnent raison aux nombreux guinéens qui ont de sérieux doutes sur la capacité de cette personnalité à remplir le rôle qui lui est confié.

L’objectif principal du voyage du souverain pontife était de remettre le document intitulé Africae Munus, « l’engagement de l’Afrique » aux évêques aux prêtres, aux diacres permanents, aux personnes consacrées, aux catéchistes et aux laïcs de notre continent et des îles voisines. Cette Exhortation apostolique post synodale a été publiée au Vatican le 19 novembre 2011. Mais c’est dans le village de Ouidah, à 40 km de Cotonou, en plein cœur du pays d’origine du vaudou que ce document a été signé plutôt ce même jour. Le document comprend deux parties divisées en chapitres pour un total de 135 pages.

Déjà qualifié par les médias de “Feuille de route pour l’Eglise en Afrique”, il définit le rôle que veut jouer l’église en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. Il est basé sur  les travaux de la deuxième Assemblée spéciale pour l’Afrique du Synode des Évêques qui s’est déroulée du 4 au 25 octobre 2009 sur le thème de «L’Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix».

L’Exhortation apostolique Africae Munus, vient compléter le travail de réflexion initié avec la première assemblée spéciale tenue du 10 avril au 8 mai 1994, à l’issue de laquelle le Pape Jean-Paul II avait signé l’Exhortation “Ecclesia in Africa”.

Dès son introduction le document relève les différentes situations sociopolitiques, ethniques, économiques ou écologiques que vivent quotidiennement les Africains encore aujourd’hui.  « Les Africains savent mieux que quiconque combien, trop souvent malheureusement, ces situations sont difficiles, troublées voire même tragiques. Je rends hommage aux Africains et à tous les chrétiens de ce continent qui les affrontent avec courage et dignité. Ils désirent, avec raison, que cette dignité soit reconnue et respectée. Je puis les assurer que l’Église respecte et aime l’Afrique. »

Le Saint-Père ajoute « La mémoire de l’Afrique garde le souvenir douloureux des cicatrices laissées par les luttes fratricides entre les ethnies, par l’esclavage et par la colonisation. Aujourd’hui encore, le continent est confronté à des rivalités, à des formes d’esclavage et de colonisation nouvelles. »

Malgré ces difficultés et les grandes pandémies le Pape voit de nombreux motifs d’espérance et d’action de grâce et affirme que les africains maintiennent leur joie de vivre. “Je vois également un motif d’espérance dans le riche patrimoine intellectuel, culturel et religieux dont l’Afrique est dépositaire. Elle désire le préserver, l’explorer davantage et le faire connaître au monde. Il s’agit là d’un apport essentiel et positif.’’

Le premier chapitre du document, intitulé «  AU SERVICE DE LA RÉCONCILIATION, DE LA JUSTICE ET DE LA PAIX”. rappèle que ”Si l’on ne crée pas dans les cœurs la force de la réconciliation, le présupposé intérieur manque à l’engagement politique pour la paix.”

Dans un passage que nous devrions bien méditer en Guinée, il dit que “seule une authentique réconciliation engendre une paix durable dans la société…. Pour devenir effective, cette réconciliation devra être accompagnée par un acte courageux et honnête : la recherche des responsables de ces conflits, de ceux qui ont commandité les crimes et qui se livrent à toutes sortes de trafics, et la détermination de leur responsabilité. Les victimes ont droit à la vérité et à la justice. Il est important actuellement et pour l’avenir de purifier la mémoire de construire une société meilleure où de telles tragédies ne se répètent plus.”

Le document dénonce aussi l’exploitation et les malversations locales et étrangères, l’opulence des gouvernants et des entrepreneurs véreux qui choquent la conscience humaine, au détriment du bien-être des populations locales. Il dénonce aussi les atteintes contre la nature, les forêts, la flore et la faune, mettant en péril l’existence d’innombrables espèces qui risquent de disparaître à tout jamais. Ces actions de l’homme menace “l’écosystème tout entier et, par conséquence la survie de l’humanité. J’exhorte l’Église en Afrique à encourager les gouvernants à protéger les biens fondamentaux que sont la terre et l’eau, pour la vie humaine des générations présentes et futures et pour la paix entre les populations’’.

En ce qui concerne la gouvernance, le document explique que ‘’Le non respect de la Constitution nationale, de la loi ou du verdict des urnes, là où les élections ont été libres, équitables et transparentes, manifesterait une défaillance grave dans la gouvernance et signifierait un manque de compétence dans la gestion de la chose publique.”

Après avoir traité de la criminalité, du respect des droits humains des prisonniers, de la mondialisation et de l’aide internationale, le document affronte les problèmes de la communion et des relations interreligieuses, de la sorcellerie et des difficultés de la double appartenance qui déchirent les chrétiens partagés par de la «double appartenance», au christianisme et aux religions traditionnelles africaines. Malgré les conditions de vie des chrétiens dans certains pays le Pape exhorte l’Église, à persévérer dans l’estime des musulmans.

Ensuite, c’est autour des problèmes internes à l’église et à la communauté chrétienne d’être analysés. Il s’agit en particulier des activités des nombreux mouvements syncrétistes et des sectes qui ont aussi vu le jour en Afrique au cours de ces dernières décennies. ‘’Il est parfois difficile de discerner s’ils sont d’inspiration authentiquement chrétienne ou s’ils sont simplement le fruit d’un engouement pour un leader prétendant avoir des dons exceptionnels. Leur dénomination et leur vocabulaire prêtent facilement à confusion, ils peuvent égarer des fidèles de bonne foi.’’

Benoît XVI n’esquive pas les problèmes douloureux pour l’église africaine, notamment ceux touchant au comportement de certains prélats qui a conduit à des démissions d’évêques comme en Tanzanie, au Bénin, en République centrafricaine ou au Burkina Faso et au Congo. Il leur leur dit “Votre autorité morale et votre prestance qui soutiennent l’exercice de votre pouvoir juridique, ne proviendront que de la sainteté de votre vie’’.

Women in Cotonou, Benin

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Sur le plan de la gestion des biens de l’église locale, il ajoute ‘’Pour que votre message soit crédible, faites que vos diocèses deviennent des modèles quant au comportement des personnes, à la transparence et la bonne gestion financière. Ne craignez pas d’avoir recours à l’expertise des audits comptables pour donner l’exemple aussi bien aux fidèles qu’à la société.’’

Dans ses interventions publiques il s’est exprimé sur le problème du SIDA “Le problème du sida exige certes une réponse médicale et pharmaceutique. Celle-ci est cependant insuffisante car le problème est plus profond. Il est avant tout éthique”.

Est-ce une manière de reconnaitre que les dogmes religieux ne suffisaient pas pour arreter cette pandémie et de confirmer une certaine inflexion de l’église quant à l’usage du préservatif? Espérons-le !

Guinée: Le 27 aout 1977, la révolte des femmes contre les abus de Sékou Touré

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Flag-map of Guinea

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Camara Kandet, Camara Bô Abdou, Elhadj Camara Momo, Camara Marie, Camara Kanbouba M’Bemba, et Keita Facinet du PRL de Kaité, section de Kakossa dans la Fédération de Forécariah sont tués en 1975 pour avoir protesté contre le paiement double de la norme (fourniture obligatoire de grains).

Sur leurs cadavres, le PDG et Sékou Touré créent la Police Economique pour lutter contre les commerçants qu’ils traitent alors de «Cheytanes » et signent ainsi la mort du commerce qui préservait tant soit peu le bien-être des populations.

Dans les meetings, les responsables du PDG haranguaient la foule en disant « Kafriya lé, Ka, Kafriya té ? » et la foule se devait de répondre « Kafriya lé ! ».

En stigmatisant ainsi les commerçants, l’inévitable se produisit deux ans plus tard, le 27 août 1977 : à la faveur d’une altercation entre le gendarme Mohamed Camara (encore vivant) et Saran Camara, vendeuse, les femmes du marché Madina se révoltent contre la Police Economique et au meeting convoqué par Sékou Touré le lendemain, elles le huent et il est obligé de prendre la fuite.

S’en suivra une nouvelle purge de plus de 500 personnes, hommes et femmes, arrêtées et incarcérées dans tout le pays, dont l’AVCB détient la liste exhaustive.

Pour commémorer ces évènements tragiques de notre histoire, l’Association des Victimes du Camp Boiro lance un appel solennel à tous les commerçants et dans tous les marchés, à observer, dans tout le pays, une minute de silence à la mémoire de ces martyrs le

SAMEDI LE 27 AOÛT 2011 à 9 Heures.

 

Plus Jamais ça

 

Le Bureau de l’AVCB

 

Turquie: Actes concrèts de solidairté avec les somaliens

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J’ai été surpris d’apprendre que le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan accompagné de sa femme et de sa fille ainsi que d’une forte délégation de haut niveau.  En effet d’après plusieurs sources, dont afriquinfos.com, le Premier ministre turc avait à sa suite cinq ministres importants, des membres du parlement turc et des groupes de la société civile, tel que la société du Croissant-Rouge turc qui dirige actuellement les efforts humanitaires pour aider les populations en Somalie. Ils ont visité deux camps de réfugiés dans la capitale somalienne Mogadiscio, gérés par les agences d’aide turques. Ils ont rencontré des victimes de la sécheresse et de la famine installées dans les deux camps à Mogadiscio.

Formidable! D’habitude, lorsque des dirigeants de pays importants visitent des zones de guerre ou de grande instabilité politique, ils n’annoncent leur visite que lorsqu’elle a déjà commencé, voir terminée, pour éviter des surprises. M. Erdogan, non seulement ne le fait pas, mais il se fait accompagné de sa femme et de sa fille ainsi que d’une délégation si importante qu’on croirait qu’il allait à Washington, Paris, Londres, Pékin ou Delhi. Il donne ainsi une leçon aux autres dirigeants de ce monde qui préfèrent la parole à l’acte. C’est un acte de détermination et de courage.

En outre mercredi, l’Organisation de coopération islamique se sont réunis à Istanbul et a promis de faire un don de 350 millions de dollars en aide à la Somalie.

Corne de l’Afrique: Les Caritas en action contre la famine

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Dans la lutte pour arracher plus de vies aux griffes de la mort, les Caritas sont en première ligne pour résoudre les problèmes humanitaires posés par par dramatique famine qui intéresse Somalie, Ethiopie, Erythrée, Djibouti et Kenya.

Dans une dépeche depuis Naroibi, le site online officiel de l’Agence Fides, l’Organe d’information des Oeuvres Pontificales Missionnaires, fait savoir que la situation la plus dramatique est celle des somaliens qui fuient la famine et la guerre qui règnent dans leur pays. Ils fuient vers les deux camps d’accueil les plus importants Dadaab au Kenya et Dollo Ado en Ethiopie.

Depuis Nairobi, l’Agence Fides fait savoir que Suzanna Tkalec de Catholic Relief Services (CRS) qui assiste S.Exc. Mgr Giorgio Bertin, Evêque de Djibouti et Administrateur apostolique de Mogadiscio en qualité de Président de la Caritas Somalie, a pu contacter par téléphone.

L’Agence rapporte les déclarations de Suzanna Tkalec:

« Nous sommes actuellement actifs à Dadaab, le camp de réfugiés qui se trouve au Kenya à 80 Km de la frontière avec la Somalie » déclare à Fides Mme Tkalec. « Dans ce camp, on enregistre en moyenne l’arrivée de 2.500 personnes par jour, 80% desquelles sont des mères accompagnées de jeunes enfants ». « Plus que d’un unique camp de réfugiés, Dadaab représente une agglomération de différents camps » précise la responsable des CRS. « Au sein de ces structures, nous fournissons de l’assistance sanitaire, de l’eau et de la nourriture ».

Pour ce qui est de la situation à l’intérieur de la Somalie, Mme Tkalec rappelle que:

« pour des motifs de sécurité, il a été décidé de ne pas faire de publicité quant aux activités des organisations humanitaires présentes en Somalie ». « Ce que nous pouvons dire est que les différentes Caritas envoient des aides en Somalie au travers d’un certain nombre de partenaires locaux ».

L’agence rappelle que:

La sécheresse frappe également les populations du Kenya et d’Ethiopie. « Au Kenya – indique la responsable des CRS – différentes Caritas nationales collaborent depuis des années avec les Diocèses et les Caritas locales dans le cadre de projets d’assistance. Ces organisations ont immédiatement lancé avec leurs partenaires des programmes afin faire face à la sécheresse, surtout en ce qui concerne la fourniture d’eau et de nourriture ». (L.M.) (Agence Fides 30/07/2011)

Source:http://www.fides.org/aree/news/newsdet.php?idnews=30903&lan=fra