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France: A 72 ans, j’ai été agressé, humilié en public et refoulé d’un resto à Nice

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Le discours du Président Sarkozy à Dakar, avait déçu tous les africains et de nombreuses personnes à travers le monde qui comprennent autrement l’humanité. Je veux parler de ces nombreuses personnes qui considèrent que tous les hommes appartiennent à la même espèce, celle des humains.

Malheureusement, il y en a d’autres qui ont une conception différente de notre espèce. Au niveau des états, dans certains pays maghrébins la discrimination raciale existe dans les textes et dans la pratique. Autrement comment qualifier un état qui a comme mention réservée aux noirs dans les actes de naissance "Esclave affranchi de…", comme nom de famille, en Tunisie, où les noirs représenteraient 15 pour cent de la population? Même en Mauritanie, d’après certaines sources, 10 à 20 pour cent de la population serait esclave. Ciré Bâ et Boubacar Diagana ont écrit dans la dernière livraison de pambazuka.org:

Cet enrôlement s’est révélé, dans son application, être une opération d’exclusion et de bannissement des noirs, suspectés d’être sénégalais ou maliens, ou d’avoir acquis frauduleusement les états civils en leur possession. Nombre d’entre eux, qui se sont vu refuser l’enregistrement, deviennent donc apatrides dans leur (propre) pays, d’autres l’ont été au prix d’humiliations de toutes sortes. Même de hautes personnalités civiles et militaires, ayant servi le pays pendant des décennies, se sont dans un premier temps fait exclure de l’enrôlement. Dans le même temps, échappent à ces exactions, des étrangers, originaires de pays arabes, installés parfois depuis peu en Mauritanie. Parmi eux, des Libanais, des Maghrébins et… des touareg maliens ou nigériens.

Pour ce racisme-là on ne se sent pas seul, pour  le combattre. En plus de celui-là, il y a celui que l’on subit à titre individuel, souvent en silence sans aucun témoin ou bien lorsqu’il y en a, personne ne court à votre secours. Ils partent des regards, des petits gestes que seulement la victime voit aux humiliations les plus graves.

Agressé, humilié en public et refoulé

Agressé, humilié en public et refoulé

A l’age de plus de 72 ans, bien que musulman, marié au Vatican, père et grand-père de personnes nées et grandi en Europe, vivant sur ce continent depuis plus de 50 ans, j’ai subi ce genre de traitements, à plusieurs reprises.  D’habitude, je me limite à répondre par le sourire ou bien une petite blague montrer gentille qui prend la liberté de vous tutoyer, uniquement parce que vous êtes noir.

Cependant, ce qui m’est arrivé le 4 mai dernier à Nice ne m’était jamais arrivé jusqu’à présent. Ce jour-là, comme je suis fan de l’AS ROME, je suis allé dans un restaurant italien de la zone piétonnière pour voir le match contre la Fiorentina, où j’ai étudié de 1963 à 1967. Le garçon sans même me donner le temps de lui demander s’il y avait une place pour diner, dès qu’il m’a vu, il est venu vers moi d’un air menaçant. Il a mis ses mains sur mes deux épaules pour me dire qu’il n’y avait pas de place pour moi. Lorsque je lui ai dit qu’il y avait des manières plus gentilles pour me le dire, il a répondu comment. Je lui ai dit en ne mettant pas ses mains sur mes épaules. Il m’a dit que s’il n’avait pas mis ses mains sur mes épaules, il m’aurait cassé la gueule. Ensuite, la main droite sur mon épaule, de la main gauche, le bras tendu, il a pointé l’indexe vers la porte en me poussant.

Que pouvais-je faire?

Après cet incident j’ai passé un sale temps dans cette ville de Nice que j’adore. Heureusement que le 14 mai, en allant à une conférence de Patrick Poivre d’Arvor, une jeune dame m’a gentiment demandé sur la  Promenade des anglais si elle pouvait me faire une photo pour des raisons professionnelles. Lorsque j’ai voulu savoir pourquoi, moi et pas quelqu’un d’autre, elle a eu des mots qui ont flaté mon égo un peu souffrant. Et m’ont rappelé combien d’autres fois des personnes que je connaissais peu ou prou m’ont apprécié.

Naturellement, cela ne doit pas m’empêcher de continuer mon combat pour l’affaire désagréable dont j’ai été victime.

Guinée: Prévention traditionnelle des conflits

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Voici un autre article de M. Bah Mamadou Lamine du Lynx de Conakry et chef d’un projet sur la prévention des conflits:

54 ans de conflits qui n'ont provoqué que des larmes et la misère

54 ans de conflits qui n’ont provoqué que des larmes et la misère. Photo de yahoo.com

L’indicible volonté des dirigeants guinéens d’hier et d’aujourd’hui de voir se déchirer la Guinée s’est toujours heurtée à l’inextinguible soif de paix des Guinéens. Nos ancêtres nous ont laissé un potentiel de paix immense dans lequel nous avons déjà trop puisé. Ce potentiel, c’est comme les ressources naturelles non renouvelables, il risque de finir un jour. Les générations actuelles sont très peu nourries de nos traditions fondées sur la tolérance et l’acceptation réciproque de l’autre. Elles sont ignorantes des Pactes et Alliances qui ont permis à nos ancêtres de cohabiter en minimisant les conflits. Et comme l’Ecole guinéenne est extravertie, plus on avance dans le cursus scolaire, plus on est aliénés, c’est-à-dire, étrangers à nous mêmes, à nos valeurs, à nos traditions.

La charte de Kouroukan Fouga qui date du XIIIe siècle est l’un des pactes les plus anciens, [en matière des droits humains]. C’est lui qui aurait institué le Sanakouya [le cousinage par blagues entre les membres des différentes ethnies et au sein de celles-ci. Entre Sanakou, il est interdit de se fâcher quelque soit la raison au risque d’être exclu de sa communauté. Par contre, en cas de besoin on a droit à toute l’assistance dont on a besoin de la part de ses Sanakou].

Pourquoi trouve-t-on en plein Kankan, un quartier appelé Timbo ? Pourquoi à l’entrée de  Siguiri un village qui porte le même nom Timbo ?

Ne vivait-on pas mieux alors? Photo yahoo.com

Ne vivait-on pas mieux alors? Photo yahoo.com

On nous a rapporté qu’il y a quelques années à Timbo (l’original ), une ziara était organisée par les notables de la localité. Beaucoup de monde dont feu A. R. Gomez. Le démarrage de la cérémonie retardant, les invités commençaient à s’impatienter. Comprenant leur embarras, les organisateurs rassurent en disant : «  Tout le monde est là. Mais nous attendons la délégation de Forécariah. Selon nos traditions, aucune cérémonie de ce genre ne peut se dérouler à Timbo, en l’absence des représentants de Forécariah ». En fait le Fouta précolonial avait tissé des alliances avec  le littoral guinéen actuel selon les axes suivants : Timbo avec Forécariah et Coyah, Timbi Tounni avec Dubréka,  Ratoma et Boffa et Labé avec Boké.

Se souvient-on qu’au début des années 2000, les agressions rebelles de Gueckedou ont été maitrisées notamment grâce à l’implication du Réseau des Femmes Mano pour la Paix qui a réveillé en particulier les alliances transfrontalières entre Kissi de Guinée, de Sierra Leone et du Libéria ?

Citation

Parmi les chefs d’état africains qui piochent le plus éhontément dans le budget national de leur pays, il y a le Président Obiang Ngéma de Guinée équatoriale qui fait partie des 4 chefs d’état africains contre lesquels le parquet de Paris a ouvert. En juin 2007, une enquête préliminaire  pour des biens mal acquis sur  initiative de trois associations françaises (SurvieSherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora).

Il est difficile d’estimer ce que ce despote et sa famille ont détourné des

English: Julio Iglesias

Julio Iglesias, €750 pour un concert en pleine jungle à Sipopo pour les caprices du ckan Nguéma (Photo credit: Wikipedia)

richesses du pays, qu’il gouverne depuis 1979, après avoir déposé son oncle, qui fut tout aussi dictateur et sanguinaire que lui.

Doit-on rappeler aussi qu’une partie importante de son gouvernement est issue de sa proche famille, dont son fils préféré Teodorin Obiang qui est vice-premier ministre chargé de la défense?Les extravagances et les démêlés de ce dernier avec la justice dans différents pays sont connus. A ce propos le blog alexengwete.blogspot.com a écrit [en]:

Les objets de valeur saisis au manoir de Teodorin Obiang à Paris montre la stupéfiante prodigalité et de l’insensibilité de ces personnages néfastes alors que leurs concitoyens vivotent dans une misère inhumaine. Objet: une montre d’une valeur de €3 millions! Objet: caisses de bouteilles de vin de cru coûtant plusieurs milliers de dollars chacune (comme Petrus, Romanée-Conti, etc) élément manquant:. Une peinture de Claude Monet d’une valeur de 12 M € parmi 107 autres tableaux achetés par Teodorin à la vente aux enchères de la collection d’art privée du célèbre couturier français Yves Saint-Laurent!

Son appétit insatiable pour le luxe l’a conduit à passer une  commande d’un yacht pour son usage personnel, pour la modique somme de 288 millions d’euros, soit l’équivalent de près de 3 fois le budget alloué à l’éducation de tous les enfants de son pays, selon l’ONG britannique Global Witness:

Son prix total est d’environ 288 millions d’euros, soit 380 millions de dollars au taux de change courants. Il serait ainsi le deuxième yacht le plus cher, derrière Eclipse $ 1,2 milliard de l’oligarque russe Roman Abramovich.

La dernière extravagance du fils prodige est de faire venir à Malabo l’icône de la chanson espagnole Julio Iglesias, pour un concert dont le prix du billet d’entrée s’élevait à €750. Voici ce que nous raconte le site france-guineeequatoriale.org à ce propos:

Un rêve réalisé, une image redorée et une affaire à 750 euros l’entrée. Teodorín Nguema Obiang Mangue, 2e vice-président de Guinée équatoriale, est parvenu à faire venir Julio Iglesias à Malabo pour y chanter devant le gratin du clan de Mongomo qui se partage toutes les fonctions de commandement dans la haute administration et le gouvernement du pays, un des plus importants producteur d’hydrocarbures d’Afrique subsaharienne. Les billets dont le prix équivalait le salaire de deux années pour de nombreux Guinéens n’étaient accessibles qu’à la famille et aux amis du dictateur…  »

En plus des Etats-Unis, plusieurs justices sont à ses trousses pour pour des crimes allant de l’escroquerie au blanchiment d’argent et des biens personnels comme une propriété à Malibu, un Gulfstream GV plusieurs Rolls Royces, une  Bugatti Veyron et des objets souvenir de  Michael Jackson.

Les dépenses somptueuses du pouvoir et misère de la population

En plus de l’enrichissement illicite de la dynastie, les dépenses absurdes se multiplient, alors que la population ne voit pas son niveau de vie s’améliorer au rythme de la croissance de la manne pétrolière. Dans son rapport intitulé Guinée équatoriale : Les abus se poursuivent avant l’ouverture du sommet de l’Union africaine l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch révélait à la veille de la Conférence des chefs d’état de l’Union africaine à Malabo en 2011:

Au titre de l’année 2010, la richesse par habitant place la Guinée équatoriale au même rang que l’Allemagne, le Japon ou le Royaume-Uni en raison des revenus tirés du pétrole ; les conditions de vie des habitants y sont pourtant très précaires.

Il est difficile d’obtenir des statistiques récentes, et celles produites par la Guinée équatoriale ne sont pas toujours fiables. Plus des trois quarts de la population vit dans la pauvreté si l’on en croit une étude menée par le gouvernement équato-guinéen en 2007 et citée jusqu’en 2009, date à laquelle il a commencé à en contester les résultats. Les taux de mortalité infantile ont légèrement baissé en Guinée équatoriale, à l’instar des tendances mondiales, mais les statistiques 2009 de l’UNICEF placent le pays au 14° rang pour cet indicateur.

Dans le classement selon les Indicateurs de développement humain en 2011, le PNUD place la Guinée équatoriale à la 136ème place, avec une espérance de vie à la naissance d’à peine 51 ans, loin derrière des pays moins bien pourvus de richesse.

Le rapport d’HRW révèle que:

Les dépenses consacrées à l’éducation en pourcentage du PIB sont moins élevées en Guinée équatoriale qu’elles ne le sont dans les pays voisins, notamment le Cameroun et le Gabon, bien que la Guinée équatoriale soit la nation la plus riche de l’Afrique subsaharienne par habitant.

Les dépenses consacrées à l’éducation ont avoisiné les 200 millions de dollars US en 2008, année de calcul la plus récente. Cette somme représente moins du quart des dépenses gouvernementales pour construire le complexe destiné à accueillir le sommet de l’Union de l’Afrique.

Le cas du pillage des ressources nationales pour soi et ses proches est le plus révoltant et le plus visible, mais hélas, il n’est pas le seul. Les autres cas poursuivis par SurvieSherpa et la Fédération des Congolais de la Diaspora sont Denis Sassou Nguesso du Congo, feu Omar Bongo, dont le fils a hérité du pouvoir au Gabon, Blaise Compaoré du Burkina Faso et José Eduardo dos Santos, d’Angola et leur entourage.

Une enquête spéciale de Hermann Oswald G’NOWA publiée par cameroun-online.com en avril 2012 dévoilant les frais de scolarité d’une fille du Président Paul Biya en Suisse a provoqué un vif débat  parmi les blogueurs camerounais.

La lectrice marie louise avait écrit :

ouaaaaiiii Popol [Président Paul Biya], moi je souffre chaque mois mon boss me donne 35.000 FCFA alors ke toi tu envoies ta fille au school avec 35.000.000 de FCFA ? Eééééékkkkiiééééé kel égoïsme craint au moins Dieu ki est au ciel et ki te voit, REPE n’oublie pas ke tu pars à l’église chaque dimanche. confesse toi. Réduit cette somme pour ke nos employeurs puissent au moins nous payer et ke nos enfants aussi puissent aller à l’école sous l’arbre.

Le lecteur mourinho se plaint en ces termes:

et dire que si j’avais seulement 8 millions de francs cfa j’aurais effectués des études de médécine à l’Université des Montagnes après le baccalauréat avec une note de 13/20 et sans répétiteur,ça me fait mal et j’ai envie de crier haut et fort que justice soit faite.

En septembre dernier, le Président sud-africain Jacob Zuma avait vu son salaire augmenter de 5 pour cent. En outre il s’était marié à nouveau, provoquant quelques commentaires des contribuables. Le blog news24.com avait publié des commentaires [en] des lecteurs :

WhoisJohanGalt a écrit ce commentaire [en]:

Est-il juste qu’un sud-africain moyen avec une femme et un ou deux enfants ait à contribuer pour les voyages par avion de 4 épouses et 20 enfants +[du Président Zuma]? Et vous dites qu’il ne nous coûtera rien?

Dans un billet satirique, le blog extraordinaire.co.za traitant [en] du sérieux problème de l’enrichissement du clan Zuma a écrit:

Le président Jacob Zuma est un homme avec de nombreuses épouses. Il est en train de créer pour lui-même, pour ses amis et les membres de sa famille une grande richesse. Il est probablement l’une des seules personnes que je connaisse qui ait été fait président, même après des procès pour viol et corruption.

Pour ce qui est de la Guinée, les informations sur les revenus de ceux qui nous ont dirigé depuis l’indépendance sont encore plus rares.

Les amis de l’Afrique doivent nous aider à dénoncer ces crimes contre les peuples africains, et à les combattre. Dénoncer un dictateur rapace n’est pas du racisme.

Guinée: Quand des agents de l’état sèment la haine

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Alpha Conde - World Economic Forum Annual Meet...

Le Président Alpha Condé, un ancien Prof. de droit de la Sorbonne, Paris, pire que ses prédécesseurs (Photo credit: World Economic Forum)

A la fin de 2010, M. Alpha Condé, ancien professeur de droit à Paris, a été élu Président de la République de Guinée, dans des conditions difficiles, après que le pays ait subi une série de dictatures sanguinaires depuis son indépendance en 1958. Compte tenu du fait qu’il avait été opposant depuis des décennies, que pour cela il avait fait la prison et été contraint de vivre à l’étranger depuis son plus jeune age, il pouvait créer dans le pays des conditions propices à l’unité nationale. Ce sentiment était renforcé par le fait que contrairement à ses prédécesseurs, il avait une formation universitaire et qu’il s’était battu pour l’avènement de la démocratie contre les dictatures. Mais depuis qu’il est arrivé au pouvoir, il agit comme ses prédécesseurs, avec plus de maladresse. Il s’est entouré de gens qui ont montré leurs limites sous les régimes précédents et se comporte comme s’il était en campagne électorale en permanence.

Mamadou Lamine Bah, fils de victime et ancien prisonnier politique du Camp Boiro, sous la dictature de Sékou Touré, grand reporter du satirique Le Lynx de Conakry, le journal privé le plus ancien et le plus apprécié du pays, dirige en même temps un projet financé par l’Allemagne sur la prévention des conflits en Guinée depuis une dizaine d’années. Il est aussi membre de l’Organisation Guinéenne de Défense des Droits de l’Homme et du Citoyen (OGDH). Il nous livre ici son amertume et dénonce cette façon de gérer notre pays.

Parmi  ceux qui profitant de leur position dans l’Administration territoriale œuvrent pour la destruction de l’unité nationale par leurs propos ou leurs actes, il y a en bonne place  Samba Hééri Camara et Kalil Tounkara. Le premier à Lélouma et le 2e à Mali font tout pour détricoter le tissu social et provoquer une guerre inter-ethnique.

Samba Hééri est un coutumier des faits. Le 30 Décembre, à Banga, dans Balaya et le 31 Décembre à Balaya Centre, Dar Es Salam, Madina Dian et dans la Commune Urbaine à Saanama, dans Korbè à Tirikouré et à Kentè et le 1er Janvier 2013 dans Tianghel Boori, il est accompagné de Samba Donkinn Sylla du Ministère de l’Environnement et Hammady « Manga » Diallo et de M. Condé représentant local du Rassemblement du peuple de Guinée RPG (le Parti du Président Alpha Condé). C’est Samba Donkinn que le parti veut proposer comme candidat aux élections législatives uninominales. Sans se préoccuper d’informer les maires et sous-préfets concernés, avec le véhicule officiel du préfet, toutes  sirènes hurlantes, ils s’en vont, s’adresser exclusivement aux habitants des roundés. "La terre n’appartient à personne. N’ayez pas peur. Le pouvoir est entre nos mains. Le Président  Alpha Condé est notre parent. Si les Peulh vous font des problèmes, on va s’occuper d’eux. Votez 100% pour le RPG. On a amené des motos ; elles sont pour vous. Aucun Peulh n’y a droit."

Des discours de ce genre sont légion depuis que le Grimpeur est arrivé au Pouvoir. Il y en a eu pareil dans Mélikansa, Bantignel. Nous avons recueilli le témoignage d’un des villageois qui était présent. La délégation de ceux qui sont venus au nom du RPG se composait entre autres de M. Diallo, époux de Oumou Kanté, l’ex Préfet klepto de Pita :

Ils étaient en partance, disent-ils pour Banga (Dalaba). A Mélikansa, ils s’arrêtent au lieu-dit Koubi et sollicitent me rencontrer au retour de leur destination finale. Ils me demandent de mobiliser les anciens esclaves et les hommes de caste : forgerons, potiers, bûcherons, tisserands…A leur retour, tout le hameau était réuni chez moi pour cause de sacrifice lié à un décès.  Ils nous y retrouvent. L’un d’eux, sans doute leur chef, prend la parole : « Aujourd’hui, c’est Alpha Condé qui est Président de la République. C’est  votre frère, votre fils, votre neveu, père, oncle père ou grand’père….C’est parmi vous, et vous seulement, qu’on doit choisir les élus. Il faut nous aider à vous donner ce pouvoir. »

Et il ajoute:

En réponse, le doyen de la localité a dit : «  Nous avons compris. J’ai connu tous les pouvoirs, du temps où on portait les chefs sur le hamac, la Révolution de Sékou Touré, Lansana Conté…». Cette déclaration liminaire a été suivie de petites phrases pleines de métaphores et de sous-entendus significatifs dont regorge la langue du terroir. Grosso modo, le doyen, porte-parole des villageois s’est étonné de ce que la délégation a complètement « oublié » les Peulh, majoritaires dans la contrée. Cela lui a paru tellement suspect qu’il n’a eu  aucune réponse aux visiteurs qui s’en sont retournés sans demander leur reste. »

Ces discours rencontrent très peu d’écho pour le moment. Parce qu’entre autres, il est tellement irresponsable que le 1er des idiots qui l’entend va flairer l’entourloupe. C’est un moyen pour Samba et ses comparses de bouffer l’argent de l’Etat. Puisque rien n’est contrôlé. Mais Lélouma est une région où les conflits domaniaux sont récurrents.  Et ces propos corrosifs ne vont rien arranger. Bien au contraire. Ils sont tellement discriminatoires et explosifs !

Dans le cadre d’une démocratie (officiellement) ouverte, pourquoi laisser de côté la technique classique et universelle des promesses de construction d’infrastructures pour améliorer l’accès aux services sociaux de base et se cantonner à la déconstruction du tissu social et à l’accentuation des  replis identitaires si mortels pour la paix ? Déjà, Samba avait promis l’électrification rurale ailleurs. Les populations lui ont rétorqué que leur priorité était la réfection de la piste Balaya-Hérico.  Sans conteste, Samba veut brûler Lélouma et ses Peulh, si on lui laisse le temps.

Le Préfet titulaire ayant été muté, on a désigné, par décret un autre en la personne de M. Ouremba Traoré. Ce dernier a voulu prendre service à la mi-octobre 2012. Un coup de téléphone de Conakry au Gouverneur de Labé l’en dissuade. Ce coup de fil émanerait d’une certaine Hadja Nanténin Chérif, l’une des toutes puissantes patronnes du RPG national. En somme voila qu’un Décret du Président de la République que des Guinéens ont élu est annulé par un sombre  coup de téléphone ! M. Traoré que tout Lélouma réclame à cors et à cris se morfond dans un bureau à Labé pendant que Samba, devenu intérimaire à la tête de la Préfecture fait la mission  que lui a confiée  son parti, semer la zizanie à Lélouma. On avait déjà vu ce même parti à l’œuvre dans les manipulations des Siguirikas en Octobre 2010.

 Le  RPG est le nouveau Parti-Etat qui a récupéré les mécanismes de prise de décision de la République.

Par ailleurs, Samba le sinistre maitre et saigneur (sic) de Lélouma a fait retirer l’Agrément du Groupement maraicher dirigé par Mme Lamarana Kanté qui évoluait à Balaya et offert cet Agrément à M. Oury Kanté habitant les mêmes lieux. Et pour cause ? La dame n’a pas marché dans son affaire de Parti ! Ceci est révélateur de ce que des médiocres comme ce Samba sont en train de faire subir aux populations rurales. Non seulement l’Etat n’offre rien aux citoyens, mais il les empêche de se prendre en charge. Ce sont les acquis de la Fory Gouvernance que Samba est en train de détruire à Lélouma.  Il est si ignare et/ou cynique il ne sait pas (ou s’en fout)  que les ONG sont apolitiques et qu’un Agrément n’est ni un bonbon ni une cola. Ce qu’il a fait, il l’a fait en toute illégalité au mépris de tous les textes. Il ne lui arrivera rien. Parce que c’est un fait du Prince.

B M L

                                          

Guinée: Stagnation des fonds alloués à l’appareil judiciaire

Récent

Le Rapport 2013 de l’organisation internationale de défense des droits humains, Human Rights Watch (HRW), a encore épinglé la mauvaise gouvernance en Guinée dans plusieurs domaines, notamment sur l’appareil judiciaire et les conditions de détention.

Des décennies de négligence de l’appareil judiciaire par les régimes successifs ont donné lieu à des lacunes évidentes dans ce secteur et ont permis aux

Tortures pour extorquer de fausses confessions pour garder en prison des innocents

Tortures pour extorquer de fausses confessions pour garder en prison des innocents. Source: http://www.guineeweb.org

auteurs d’abus de jouir de l’impunité pour leurs crimes. Les fonds affectés au système judiciaire, qui pendant plusieurs années représentaient 0,5 pour cent du budget national, ont été ramenés en 2012 à 0,29 pour cent. Par conséquent, les graves pénuries de personnel judiciaire et le manque d’infrastructures et de ressources se sont poursuivis et, conjugués à une conduite non professionnelle et à une mauvaise tenue des dossiers, ont contribué à des violations généralisées des droits des détenus.

Les prisons et les centres de détention de Guinée sont fortement surpeuplés, les prisonniers et les détenus souffrant d’une alimentation insuffisante ainsi que de conditions d’hygiène et de soins médicaux inadéquats. Plusieurs prisonniers sont morts par manque de soins médicaux suffisants en 2012. Le principal établissement de détention—conçu pour 300 détenus—en abrite plus de 1000. Environ 70 pour cent des prisonniers en Guinée se trouvent en détention préventive prolongée.

Le gouvernement n’a pas mis en place le Conseil supérieur de la magistrature, qui est chargé de la discipline, la sélection et la promotion des juges et de la révision du code pénal obsolète. Mais le secteur de la justice a écarté des juges présumés non professionnels, a créé un secrétariat pour coordonner la réforme de la justice et a conduit à une légère réduction du nombre de personnes en détention préventive. Les groupes d’assistance juridique internationaux et guinéens ont aidé à garantir la représentation des indigents, à former des assistants juridiques et à assister les victimes d’abus commis par le secteur de la sécurité.

Avec ce rapport de 665 pages, le 23e examen annuel des pratiques en matière de droits humains à travers le monde, Human Rights Watch résume les principaux problèmes qui se posent dans plus de 90 pays.

Déjà, il y a 2 ans, HRW avait effectué une enquête intitulée "Nous avons vécu dans l’obscurité" Un agenda des droits humains pour le nouveau gouvernement guinéen."

Que l’on ait alors voté pour le Prof. Alpha Condé ou non, on pouvait légitimement s’attendre au moins à l’émergence d’un état de droit en Guinée sinon à ce qu’il fasse mieux que la dictature de Sékou Touré, le premier président et de tous les militaires qui lui ont succédé à la tête de l’état. Mais, en comparant les rapports de 2011 et de 2013, on est frappé par la stagnation des fonds alloués à l’administration pénitentiaire de notre pays. On pouvait y lire:

Selon des membres du personnel du Ministère de la Justice, la part du budget national allouée aux secteurs judiciaire et pénitentiaire s’élève depuis plusieurs années à moins de 0,5 pour cent.[79] Les allocations budgétaires 2010 étaient seulement de 0,44 pour cent,[80] les chiffres étant presque similaires les années précédentes—1,32 pour cent, 0,37 pour cent et 0,23 pour cent, respectivement pour 2009, 2008 et 2007.[81] Selon des membres du personnel du Ministère des Finances interrogés par Human Rights Watch, et d’après une étude circonstanciée de l’appareil judiciaire réalisée par l’Union européenne, le rythme de versement de ces montants très limités au Ministère de la Justice est de surcroît très lent, certaines juridictions devant attendre des années avant de recevoir des fonds budgétaires.[82]

Un expert régional en matière de réforme de la justice a relevé qu’un pourcentage acceptable du budget alloué au pouvoir judiciaire devrait s’élever à au moins 5 pour cent, ajoutant, « moins d’un pour cent, c’est peu, même pour cette région [l’Afrique de l’Ouest] ».[83] Comme l’a fait remarquer un haut responsable du Ministère de la Justice : « Je pense que c’est plutôt évident ; le Ministère de la Justice est tout au bas de l’échelle en ce qui concerne les priorités de l’État. » [84]

Les 1000 facettes de la Corruption en Guinée

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La corruption est comme une maladie pernicieuse qui envahit tout le corps qu’elle atteint. Elle saigne de l’intérieur ce corps et l’affaiblit, le rendant incapable de se développer. Les seuls éléments que le corps contient qui y trouvent leur compte ce sont les agents pathogènes, porteurs de cette maladie.

Bah Mamadou Lamine, grand reporter au Lynx de Conakry, nous décrit les nombreuses facettes de la corruption en Guinée dans les lignes qui suivent. Cet article fait partie dossier sur le sujet qu’il a fait suite à la publication du Rapport 2012 sur la perception de la corruption dans le monde. Une première partie a été publié dans un précédent billet sur ce blog. Vous constaterez qu’il traite d’un sujet qu’il connait comme il a effectué de nombreuses enquêtes à travers la Guinée pour le compte d’agences de coopération basées à Conakry et pour Transparency International.

 La Corruption à l’école :

Le petit déjeuner du maitre ou dèèbaa saréé en langue soussou, le droit de

Schoolgirls with books donated by USAID in Con...

Ecoliers de Conakry: La corruption compromet leur avenir et celui de la nation (Photo crédit: Wikipedia)

cuissage qu’exerce le maitre sur les jeunes filles contre de bonnes notes imméritées, la vente /achat des épreuves aux examens scolaires et universitaires, l’asservissement des enfants par les maitres( corvée d’eau et de bois mort, travaux domestiques), la vente de fausses attestations et de faux diplômes, le monnayage des passages en classe supérieure et de l’accès aux écoles de formation des maitres même aux candidat(e)s non qualifié(e)s voire illettré(e)s… Cette forme est l’une des plus meurtrières pour la Guinée qui est incapable de s’offrir les cadres, personnel soignant et enseignant et techniciens indispensables à son développement. Ainsi, après plus d’un demi- siècle d’indépendance, on n’a ni plombiers, ni électriciens, ni menuisiers, ni cuisiniers, ni architectes, ni archéologues, ni…politiciens compétents. Par ex. lorsque vous écoutez un politicien guinéen parler à la suite  d’un Sénégalais ou d’un Ivoirien…

En Juillet 2007, lors d’une enquête sur la corruption scolaire dans les Régions de Kindia-Télimélé et Labé-Mali et précédemment lors de notre participation  à l’évaluation du volet Gouvernance de la mise en œuvre de la Stratégie de Lutte contre la Pauvreté, nous avons découvert des choses hallucinantes. Au cours d’une restitution dans un hôtel de Dabola, le représentant du Ministère des Finances déclare que son institution a décaissé plus de 100 Millions pour un Collège de Dinguiraye dans l’exercice budgétaire précédent. Par hasard, le Directeur de ce Collège à l’époque indiquée était dans la salle. Il sursaute et déclare que ces sous ne sont jamais arrivés  à lui !

Une directrice d’école primaire élabore un budget pour l’entretien et le fonctionnement de son école. Elle le soumet à son DPE, qui l’étudie et lui recommande de surévaluer les effectifs pour grossir le budget. Elle s’exécute. L’argent arrive et le DPE empoche le surplus. Et ça, c’est au cours de cette année 2012 !

Au  début de cette année 2012-2013, le budget de fonctionnement de l’exercice précédent vient d’arriver. Avec un gros retard, mais il est arrivé.  Mais, ce budget a subi des amputations en cascades. A la source, au niveau du Ministère des Finances on a pris "sa" part ; au niveau régional à Mamou, on a pris sa part ; arrivé à la Préfecture, on s’est également servi. Le DPE et le maire ont eu leur part. Tout comme le DSEE, (le Délégué Scolaire de l’Enseignement élémentaire) qui lui aussi va se sucrer. Qui est fou ? Finalement, le reliquat arrive chez M. le directeur de l’école. Qu’a-t-il fait lui-même ? C’est « La Question de la Semaine ».

Cela signifie que le Gouvernement décaisse des fonds pour le fonctionnement des écoles. Ces sous sont bouffés à tous les niveaux de la déconcentration administrative. A leur arrivée à destination, il n’y a plus rien. Et les infrastructures se dégradent à vue d’œil. Question : Pourquoi tous ces paliers ? Ministère, IRE, DPE, DSEE ? Pourquoi pas du Ministère directement au Directeur de l’école ?  Ainsi on va sauter trois redoutables voleurs. Aujourd’hui, il y a des banques partout. Et dans les communes rurales, on peut verser ces fonds dans les comptes des mairies.  C’est plus facile à contrôler. A moins que ce ne soit une mafia qui arrange tous ces kleptomanes tapis dans toutes les déclinaisons des ministères des finances et de l’éducation.

La Corruption à la santé

Là aussi, elle est comme la Révolution de Sékou Touré, globale, multiforme et transcroissante. Et anti-pauvres! Vous voulez un certificat médical pour n’importer que dossier administratif y compris de mariage prouvant que vous n’avez pas le SIDA et autres maladies anti mariages ?  On vous le livre à  domicile pour une poignée de GNF [Francs guinéens]. Les soignants qui prennent l’hôpital pour leur cabinet privé en faisant payer les malades au-dessus des tarifs officiels de l’état et en utilisant les moyens de cet état( stéthoscopes, laboratoires, infirmiers…) sont légion. Sans compter ceux qui surfacturent leurs prestations sans tenir compte des tarifs affichés devant les hôpitaux et centres ou postes de Santé.

Il y a aussi les faux médecins qui exercent sans autorisation légale en arrosant les autorités locales( élus locaux qui se font les complices des tueurs de leurs électeurs, radios rurales comme à Pita avec Boummalol, faux médecins chinois, faux spécialistes de médecine traditionnelle, pharmaciens par terre et ambulants…)

Tout un commerce absolument illégal fleurit à Madina et ailleurs en Guinée où des médecins ripoux importés de Chine et des pharmaciens tout aussi pourris et assassins prospèrent en toute impunité. Au grand dam de la médecine officielle et légale.

La Corruption mesquine :

Elle court les rues, on la rencontre partout. Les flics et les faux flics des carrefours qui tendent la main. Gare à vous si vous êtes en règle. «  C’est papiers on va manger ? », vous répond-on. C’est devenu une institution. Les chauffeurs de taxi et cars rapides du secteur informel connaissent la musique. Par ex. au carrefour Soguifab  à Boussoura, le matin, en provenance du Marché Madina, ils versent leur impôt quotidien à une des fliquettes en faction qui fait office de caissière de l’équipe. Les hommes, grands spécialistes des acrobaties, jouent les singes sur les cabines des gros camions et rackettent les camionneurs. Tous ceux qui ont payé sont recensés par la caissière qui relève scrupuleusement le No d’immatriculation du véhicule de l’intéressé. Au crépuscule, ils se retrouvent dans un coin discret et se partagent les "recettes" du jour.

A street scene in Conakry

Cette forme de corruption, très visible, déshonore un pays aux yeux des visiteurs, touristes, investisseurs ou bailleurs de fonds. Sans compter les milliards qu’elle coûte aux recettes de l’Etat et des Collectivités. Le népotismeIl consiste à placer à tous les postes ses parents et/ou des amis et des ressortissants de son village, sa sous –préfecture, sa préfecture ou sa région d’origine sans appel d’offres ouvert et transparent.  Par ex. sous la Révolution, les postes à recettes ( Finances, Banques…) , l’Armée et les Services de Sécurité étaient des domaines réservés à la famille de Sékou Touré et alliés. Pareil sous Lansana Conté. L’actuelle gouvernance y a apporté un raffinement. Sous couvert de ne nommer que ceux qui ont voté pour lui, le Grimpeur a fait que l’administration  publique est essentiellement occupée par des gens de son ethnie.  Aussi bien au niveau stratégique qu’à la base. Précédemment, c’étaient des cousins et des frères qui se partageaient la Guinée. Aujourd’hui, c’est une ethnie, une Région. Avec cette forme de corruption, c’est la loi du cavalier et du cheval.  Le premier monte sur le second et lui dit de se tenir tranquille   "c’est bon, c’est doux…".Elle est très porteuse de violence, de guerre. Aucune personne, aucune communauté, aucun peuple n’aime être  exclu et pris pour un imbécile.

Pendant ce temps chez nos voisins, on avance ; au Sénégal, une structure vient d’être mise en place dotée des moyens institutionnels, juridiques, matériels et financiers pour lutter contre la corruption. Au Burkina Faso, le pays des Hommes Intègres, il vient de se tenir des Assises Nationales sur la Corruption qui sont allées au-delà de la dénonciation classique simple.

Et chez nous, il n’y a de corrompus et de voleurs que chez les opposants au Prési Grimpeur.

La corruption électorale et politique

Elle est pré, per et postélectorale. L’actuel pouvoir a tout fait pour récupérer les institutions  en charge du processus électoral. Comme en son temps le PUP. Lorsque Louncény a été éjecté de la CENI, le pouvoir lui a donné un post-bonbon du genre "Mange et tais-toi ". Il faut  dire qu’auparavant ça a bien marché  avec les pauvres hères affamés à qui le RPG avait proposé des bols de riz contre des bulletins de votes. Sans compter les achats de consciences que l’on propose aux opportunistes et autres maitres-escrocs de la politique.  Qui passent leur temps à se prostituer et à se faire champions de la Transhumance politique. Ainsi combien de ce genre de tristes sires  bouffent aujourd’hui  chez Alpha après l’avoir combattu et léché les bottes de Fory Coco. Par ex., on nous a parlé d’un de ces zigotos qui, aujourd’hui travaille avec et pour le Grimpeur et sous Conté avait refusé un poste à quelqu’un parce qu’il s’appelait Condé ! Y a-t-il pire bassesse ?

Rwanda: Un autre témoignage accablant sur le génocide

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A peine arrivé à Jakarta, j’ai trouvé parmi les messages provenant de mes correspondants cette vidéo intitulée: Tuez-Les Tous / Genocide Rwanda 1994 {N°3} [Guerre]. Elle a réveillé en moi des souvenirs douloureux. Au moment où j’écris ce billet, il est 1 heure passée, mais je n’arrive pas à dormir.

Dans ce film, une grande part de responsabilité est attribuée à la France. Je ne dispose pas d’information prouvant le contraire. Et même, avant le début de cette tragédie, je me rappelle que le Rwanda était considéré comme un des meilleurs alliés de la France en Afrique centrale et dans la francophonie. Pendant la MINUAR2 qui a été déployée après le génocide, j’ai été chef de la Section des services généraux.

Je préfère me témoigner sur ce que j’ai vu au Rwanda de mes propres yeux. Il faut reconnaitre que malgré toutes les atrocités qui ont eu lieu pendant cette horrible période, avec une volonté politique sans faille, le gouvernement rwandais (critiquable sur de nos plans tels que droits humains et paix dans la région des grands lacs) a réussi à réconcilier une partie importante des protagonistes d’hier.

Entrée du parlement rwandais

Le parlement rwandais a une majorité de femmes. Photo de l’auteur

Pour la reconnaissance de la participation dans le génocide, ce sont 2 millions de personnes qui sont passées devant les tribunaux populaires, sans qu’il ait aucune condamnation. Un Mémorial pour les victimes du génocide attire des visiteurs du monde entier. Lors de ma visite il y avait des irlandais, des british, des belges et des américains. Malheureusement, j’étais le seul africain.

Mémorial aux victimes du génocide Kigali

250 000 corps sont ensevelis ici.

Sur le plan politique cela se traduit par un parlement ayant plus de femmes au parlement que n’importe quel autre pays au monde. Sur le plan de la scolarité des filles, on a atteint la parité absolue, sur le plan économique au Rwanda on peut constituer une entreprise en 3 jours, le PIB a été multiplier par 2 depuis 2005, etc. L’accès à Internet et électricité est partout. Certains feux aux carrefours je ne les ai pas vus encore en Europe. Il y a des publicités sur écrans géants toute la journée. A l’aéroport, contrairement à l’Europe et de nombreux autres endroits que j’ai visités, l’Internet est gratuit et on y a accès partout. La sécurité est telle que pendant tout mon séjour, une seule fois j’ai eu un taxi qui n’était pas conduit par une femme. La première, c’était après un diner chez un ami sénégalais et sa femme mauritanienne. A mon étonnement de voir une belle femme conduire un taxi après minuit. Elle a éclaté de rire, en me disant qu’à Kigali, il y avait la sécurité.

En juillet 2012, lorsque j’ai été à Kigali, ce qui m’a le plus frappé ce sont les nombreux chantiers que l’on voit partout.  En 1994, 2 semaines après la fin du génocide, lorsque j’y suis arrivé toutes les activités étaient à l’arrêt, les rues vides, l’odeur de cadavres en putréfaction envahissante, des grenades explosaient sur de nombreuses routes, des collègues qui avaient servi dans la mission avant le génocide ont retrouvé certains membres de leur personnel massacrés dans les maisons qu’ils avaient pris en location. J’ai dormi par terre avec 5 autres chefs de service dans une seule pièce, sans eau, parce que tous les hôtels avaient été détruits ou étaient hors d’usage. Nous utilisions l’eau minérale même pour la toilette. Nous mangions les rations militaires.

De par mes fonctions, j’ai visité tout le pays en voiture ou par hélicoptère. Certains endroits étaient impressionnants. Jusqu’à ma visite de juillet, je ne pouvais pas évoquer l’état du Rwanda sans sangloter. J’étais incapable de maitriser mon émotion. La dernière fois, c’était lors d’une conférence au mois de mai, devant des écoliers. J’en ai parlé à des collègues qui m’ont dit avoir eu la même expérience. Ils m’ont dit avoir et de continuer à avoir les mêmes souffrances lorsqu’ils évoquent cette période. Pourtant, certains ne veulent pas faire le pèlerinage au Rwanda pour effacer ces mauvais souvenirs, même après avoir vu mes photos sur Facebook ou Flickr.

La Guinée bâillonnée et baillée

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Kouroussa, Guinea Location Map; created with t...

Emplacement de Kouroussa, Guinée de l’utilisateur:Acntx. (Photo crédit: Wikipedia)

http://www.grain.org/fr/article/entries/4565-accaparement-des-terres-et-souverainete-alimentaire-en-afrique-de-l-ouest-et-du-centre

L’accaparement des terres est entrain de priver les petits paysans africains de leurs terres arables d’une manière croissante, avec la complicité de fonctionnaires nationaux. D’après plusieurs sources d’informations, de nombreux pays sont concernés.

Selon grain.org:

"En Guinée, la société américaine Farm Lands Guinea Inc (FLGI, désormais Farmlands of Africa) contrôle plus de 100.000 ha pour la production du maïs et du soja destinés à l’exportation ou à la production de l’agrocarburant. Des investisseurs britanniques (AIMI) contribuent au financement de l’affaire. De plus, FLGI est responsable, pour le compte du gouvernement, de la prospection de 1,5 millions d’ha pour la concession de baux à d’autres investisseurs. Contre quoi FLGI touchera une commission de 15% sur les ventes".

Bah Mamadou Lamine, grand reporter au journal satirique Le Lynx de Conakry, confirme cette information et dévoile son opinion dans ce billet qu’il m’a fait parvenir.

De ténébreuses informations font état de l’existence d’une société dénommée "Farmlands of Guinea" que dirige un certain Mark Keagan. Elle est enregistrée au Nevada. Elle dispose d’une filiale, Land and Ressources (Guinea) en Guinée. Cette dernière prévoit de développer 8.815 ha dans les villages de N’Dema et de Konindou (Dabola) pour y produire de maïs et du soja. Ceci ne serait qu’un projet pilote avant le développement de 98.400ha dans Saraya (Kouroussa). Les parcelles de Konindou et N’Dema ont bénéficié de baux de  99ans accordés par le Ministère guinéen de l’Agriculture. Dans le cadre d’un "Contrat pour le développement" conformément au programme de développement agricole en Guinée datant du 16 septembre 2010. Le même jour, Land et Ressources et ce Ministère ont signé un contrat d’option ("option agreement" qui permet à Land et Ressources de prendre à bail quelque 98.400 hectares situés dans SARAYA (Kouroussa).

Le 28 octobre 2010, cette même société Land et Ressources, signe un protocole d’accord avec notre sacré Ministère. Selon ce protocole, l’entreprise s’engage à étudier et cartographier d’autres terres guinéennes sous-utilisées d’une surface pouvant aller jusqu’à 1,5 million d’hectares; elle s’engage également à mettre ces terres en état pour les faire développer par des sociétés tierces dans le cadre de baux de 99 ans.

Bah Mamadou Lamine

  N’Dema, Konindou et Saraya

 On a vendu vos terres !

La Guinée a toujours eu des terres à profusion pour ses fils. Elle va bientôt avoir des paysans sans terres. Particulièrement à N’Dema (et son immense montagne) et à Konindou (abritant la rivière du même nom qui marque la limite historique entre le Fouta précolonial et le Woulada). De Konindou ce pays des Chérif, pour aller à Saraya (Kouroussa) on rend visite aux Nabé (Banko) aux Kébé (Kébéya) et aux Cissé (Cissela). On nous a toujours vanté les potentialités agricoles de cette zone depuis le lycée – Dabola et Kouroussa peuvent être les greniers de toute la Guinée.

Mais comme le bon Dieux dans son infinie générosité ne fait pas pleuvoir le riz, l’igname ou le taro, il faut les cultiver, les planter. Nous avons par mimétisme, un Ministère de l’Agriculture dont la vocation (sur le papier) est de concevoir des politiques et des programmes pour nous épargner d’importer à manger. Mais, depuis 54 ans qu’il existe nous importons toujours tout. Conakry et les villes de l’intérieur du pays ravitaillent les villages en riz et autres produits. Dans le monde entier  c’est  l’inverse : les paysans et les éleveurs des campagnes ravitaillent les villes qui n’ont pas l’espace pour mener ces activités.

Voilà, le Ministère de l’Agriculture, bête et corrompu, qui vend à des Blancs d’Amérique et d’ailleurs les terres des paysans de N’Dema, Konindou et Saraya. Sans les consulter. La terre de leurs ancêtres, leurs terres. Ils vont se réveiller un jour, prendre la daba et aller au champ. Au premier coup de pioche, un gardien, policier ou militaire va les chasser et leur dire que ce n’est plus leur terre.

Comme ce qui est arrivé aux populations riveraines des forêts de Ziama ou des mines de Zogota. Pour une poignée de dollars, nos élites vendent le pays. Et vont produire des paysans sans terre. Et bonjour les dégâts : conflits, famine, guerre civile. Parce qu’un imbécile de fonctionnaire a vendu ce qui ne lui appartient pas. Au lieu d’imaginer des moyens pour que les populations propriétaires de ces sols puissent les travailler.

Nous avons appelé à N’Dema, le Sous-préfet. Il a été affecté dans ces lieux en 2011. Bien après ces contrats corrompus et dénués de tout processus participatif. Il n’est au courant de rien.

La décentralisation a produit les organisations de la société civile, dons les organisations paysannes. Ces OSC ne doivent pas fonctionner seulement autour des séminaires-ateliers-sandwichs et per diem. Elles doivent "mouiller le maillot" et défendre les pauvres, les faibles et les sans voix.

Quant au Grimpeur, au début de son mandat, il avait reçu les organisations paysannes. Il ne doit pas les oublier au bénéfice des ripoux et des corrompus de ce Ministère vendeur des terres arables de Guinée au bénéfice exclusif de ses agents les plus pourris.

 B M L

Citation
Uniformed children in class in Ha Nqabeni prim...

Une classe à Ha Nqabeni, Lesotho (Photo crédit: Wikipedia)

Dans le classement du Global Gender Gap Report (rapport mondial sur les écarts entre les hommes et les femmes) 2012, c’est le Lesotho (14ème mondial), qui occupe la première place en Afrique, bien qu’ayant perdu cinq places en un an du fait d’un accroissement de l’inégalité des salaires pour un travail équivalent et du revenu estimé des hommes et des femmes.Les indices du rapport mondial sur les différences entre les sexes mesurent les performances selon différents facteurs de 135 pays, soit plus de 93 % de la population mondiale, pour les classer suivant comment les ressources et les opportunités sont réparties entre les deux sexes. Quatre domaines sont pris en considération:

  • la participation économique et les opportunités – salaires, participation et emploi hautement qualifié ;
  • l’éducation – accès aux niveaux élémentaires et secondaires de l’éducation
  • l’autonomisation politique – représentation dans les structures de prise de décisions ;
  • la santé et la survie – espérance de vie et proportion des sexes ;

Le rapport fait savoir que, cependant, le Lesotho est le seul pays du continent à avoir comblé le fossé entre les sexes pour les sous-indices de l’accès à l’éducation de la santé et survie. Avec l’Afrique du Sud (16), ce sont les seuls pays classés parmi les 20 premiers, tandis que les dernières places sont occupées par le Mali (128), la Côte d’Ivoire (130) et le Tchad (133).

Parmi les autres pays du continent, on trouve le Bénin 117ème, l’Éthiopie, 118ème, la Mauritanie, 119ème, l’Algérie, 120ème, l’Égypte, 126ème.

Entre ces deux classements extrêmes, il y a de bons classements parmi les pays africains, avec le Mozambique 23ème, le Burundi 24ème, l’Ouganda 28ème, le Cap-Vert 35ème , le  Malawi 36ème, Namibie 41ème, la Tanzanie 46ème, tous mieux placés que des pays comme la France 57ème, alors que Madagascar, 58ème, le Ghana 71ème,  le Kenya, 72ème et le Botswana, 77ème sont mieux placées que l’Italie 80ème.

Les pays européens monopolisent le top 10 dans le classement, cette année aussi. L’Islande occupe la tête du classement avec la meilleure note générale en matière d’accès à l’éducation et la participation à la prise de décision en politique. Viennent ensuite la Finlande, la Norvège, la Suède et l’Irlande, puis le Danemark (7) et la Suisse (10).

Rwanda: L’autoévaluation du parlement rwandais en matière d’égalité des sexes

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Pas satisfait d’être le seul parlement au monde avec une majorité de femmes (56,3 %), le Parlement rwandais, selon le dernier du bulletin en ligne du l’Union interparlementaire, devait procéder fin juillet à une auto-évaluation de sa « sensibilité au genre ». Cette évaluation devait etre réalisée par 40 parlementaires des deux sexes et des membres de l’administration des deux chambres du Parlement. Elle portera sur différentes questions, dont les fonctions occupées par les femmes, l’intégration des questions de genre dans la législation et dans les partis politiques, les conditions de travail au Parlement et les politiques mises en place pour combattre le harcèlement sexuel sur le lieu de travail.

Toujours selon le bulletin de l’UIP, à la conclusion de l’évaluation, un séminaire d’information d’une journée sera organisé

Entrée du parlement rwandais

Le parlement rwandais est le seul du monde ayant une majorité de femmes. Photo de l’auteur

par l’UIP, le Parlement rwandais et le Forum des parlementaires rwandaises sur ce que doit faire un parlement attentif aux questions de genre. C’est l’étude de l’UIP, intitulé "Parlements sensibles au genre : Etude mondiale des bonnes pratiques" .

Ce document conçu initialement "par Julie Ballington, à l’époque spécialiste au sein du Programme de partenariat entre hommes et femmes (GPP) de l’UIP, ce projet a bénéficié de l’apport de nombreux spécialistes du genre et des parlements ainsi que de l’aide des partenaires du projet, en particulier Zeina Hilal (Chargée de programme, GPP, UIP), Kareen Jabre
(Responsable GPP, UIP), Karima EL Korri (PNUD, Bureau régional pour les États arabes), Elizabeth Powley et Kristen
Sample (International IDEA, Bureau régional pour l’Amérique latine). La sénatrice Ruth Nancy (Canada) a également
apporté une aide précieuse à la finalisation des questionnaires diffusés dans le cadre de cette recherche."

Après l’étude et à l’issue du séminaire:

un plan d’action sera défini, en vue des élections qui doivent se tenir l’année prochaine. Ces activités s’inscrivent dans un programme d’appui de l’UIP au Rwanda. En avril, l’UIP avait déjà assuré une formation aux parlementaires et au personnel du Parlement sur l’intégration des questions de genre, notamment dans l’élaboration du budget, afin d’aider le Parlement à remplir ses obligations en matière d’égalité des sexes dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’économie.