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Afrique: Année 2012, une croissance économique à peau de léopard

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Un communiqué de la Banque mondiale en date du 15 avril fait savoir que la croissance économique en Afrique subsaharienne devrait atteindre plus de 5 % en moyenne en 2013-2015. Cette croissance, cependant est due essentiellement aux prix mondiaux élevés des matières premières et à l’augmentation des dépenses affectées à la consommation.

Cette période fait suite à une longue période de de croissance, dont celle de l’année 2012, qui a vu un quart des pays africains enregistrer taux supérieurs ou égaaux à 7 %. Il y a même un groupe de pays, dont font partie, notamment la Sierra Leone, le Niger, la Côte d’Ivoire, le Liberia, l’Éthiopie, le Burkina Faso et le Rwanda, qui figurent parmi les pays qui connaissent la croissance la plus rapide au monde. Pour que cette croissance profite à une plus grande partie de la population, l’accès aux services de base doit être généralisée et ne pas représenté un privilège pour les "gens de en haut".  Makhtar Diop vice-président de la Banque mondiale, pense que:

"Les pays africains devront procurer plus d’électricité, une alimentation nutritive, des emplois et des opportunités aux familles et communautés du continent afin d’améliorer leurs vies, de mettre fin à l’extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité commune », déclare le , . « Sans apport supplémentaire d’électricité ni d’augmentation de la productivité agricole, le développement futur de l’Afrique ne pourra être mené à bien.La bonne nouvelle est que les gouvernements africains ont la ferme intention de changer la situation actuelle. "

Cependant, cette étude de la Banque mondiale relève des améliorations. Dans le communiqué de presse, on peut lire:

Africa’s Pulse suggère qu’un nombre de tendances émergeant sur le continent pourrait transformer son état actuel de développement au cours des années à venir. La promesse de revenus importants provenant de l’exploitation minière, une hausse des revenus créée par une expansion considérable de la productivité agricole, la migration à grande échelle des populations de la campagne vers les villes d’Afrique, et un dividende démographique potentiellement créé par la croissance rapide de la population jeune d’Afrique, comptent parmi les facteurs susceptibles de transformer l’Afrique.

L'agriculture et l'élevage doivent constituer les leviers du développement. Photo de T L Miles sur commons.wikimedia.org

L’agriculture et l’élevage doivent constituer les leviers du développement. Photo de T L Miles sur commons.wikimedia.org

Mais dans de nombreux pays, à des  taux de croissance élevés correspond un cout de la vie insupportable pour la majorité de la population. Cette croissance basée sur les exportations minières engendre un accroissement des importations de produits de luxe et alimentaires qu’on pourrait produire sur place. L’exode rural et l’incapacité de l’agriculture locale à répondre aux besoins de la population augmentent. L’argent, abondant pour les privilégiés, renchérit le cout de la vie. C’est ainsi que dans certains pays, exportateurs de pétrole par exemple, des loyers au prix du pain, les plus pauvres sont obligés de supporter des couts qui n’ont souvent pas de rapport avec ce qu’ils gagnent.

Heureusement, il y a des pays où, malgré certains aspects condamnables en ce qui concerne le respect des droits humains, l’accroissement de la richesse est aussi du à des facteurs diversifiés et contribue à faire sortir plus de gens de la pauvreté. Shanta Devarajan, économiste en chef pour la région Afrique de la Banque mondiale et auteur principal de ce rapport, relève que:

de 2005 à 2010, l’Éthiopie et le Rwanda ont connu une expansion de leurs économies de l’ordre de 8 à 10 % (soit entre 5 et 8 % par habitant), ce qui a entraîné une chute annuelle de 1,3 à 1,7 point de pourcentage de leurs taux nationaux de pauvreté.

Ministère des ressources naturelles, Kigali, Rwanda. Une photo que j'ai fete en juillet 2012

Ministère des ressources naturelles, Kigali, Rwanda. Une photo que j’ai fête en juillet 2012, lors de mon pèlerinage.

Le flux des investissements contribue à la croissance. Selon les données de la BM en 2012, par exemple, les flux nets de capitaux privés vers l’Afrique ont augmenté de 3,3 %, pour atteindre un niveau record de 54,5 milliards de dollars, et les entrées d’investissements directs étrangers ont connu un taux de croissance de 5,5 % en 2012, se chiffrant à 37,7 milliards de dollars. A ces flux, on doit aussi ajouter l’envoi de fonds estimés à 31 milliards de dollars pour 2012 et 2011, de la part des émigrés.

Dans de nombreux pays, la gouvernance a tendance à s’améliorer. Justement, à cause du déficit en matière de gouvernance, la Guinée, malgré ses réserves minières importantes et son potentiel agricole, restera encore pour longtemps en dessous de la richesse à laquelle ses habitants pourraient s’attendre. Après cinquante ans de production et d’exportation minières, les populations sont plus pauvres que jamais.

La Guinée bâillonnée et baillée

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Emplacement de Kouroussa, Guinée de l’utilisateur:Acntx. (Photo crédit: Wikipedia)

http://www.grain.org/fr/article/entries/4565-accaparement-des-terres-et-souverainete-alimentaire-en-afrique-de-l-ouest-et-du-centre

L’accaparement des terres est entrain de priver les petits paysans africains de leurs terres arables d’une manière croissante, avec la complicité de fonctionnaires nationaux. D’après plusieurs sources d’informations, de nombreux pays sont concernés.

Selon grain.org:

"En Guinée, la société américaine Farm Lands Guinea Inc (FLGI, désormais Farmlands of Africa) contrôle plus de 100.000 ha pour la production du maïs et du soja destinés à l’exportation ou à la production de l’agrocarburant. Des investisseurs britanniques (AIMI) contribuent au financement de l’affaire. De plus, FLGI est responsable, pour le compte du gouvernement, de la prospection de 1,5 millions d’ha pour la concession de baux à d’autres investisseurs. Contre quoi FLGI touchera une commission de 15% sur les ventes".

Bah Mamadou Lamine, grand reporter au journal satirique Le Lynx de Conakry, confirme cette information et dévoile son opinion dans ce billet qu’il m’a fait parvenir.

De ténébreuses informations font état de l’existence d’une société dénommée "Farmlands of Guinea" que dirige un certain Mark Keagan. Elle est enregistrée au Nevada. Elle dispose d’une filiale, Land and Ressources (Guinea) en Guinée. Cette dernière prévoit de développer 8.815 ha dans les villages de N’Dema et de Konindou (Dabola) pour y produire de maïs et du soja. Ceci ne serait qu’un projet pilote avant le développement de 98.400ha dans Saraya (Kouroussa). Les parcelles de Konindou et N’Dema ont bénéficié de baux de  99ans accordés par le Ministère guinéen de l’Agriculture. Dans le cadre d’un "Contrat pour le développement" conformément au programme de développement agricole en Guinée datant du 16 septembre 2010. Le même jour, Land et Ressources et ce Ministère ont signé un contrat d’option ("option agreement" qui permet à Land et Ressources de prendre à bail quelque 98.400 hectares situés dans SARAYA (Kouroussa).

Le 28 octobre 2010, cette même société Land et Ressources, signe un protocole d’accord avec notre sacré Ministère. Selon ce protocole, l’entreprise s’engage à étudier et cartographier d’autres terres guinéennes sous-utilisées d’une surface pouvant aller jusqu’à 1,5 million d’hectares; elle s’engage également à mettre ces terres en état pour les faire développer par des sociétés tierces dans le cadre de baux de 99 ans.

Bah Mamadou Lamine

  N’Dema, Konindou et Saraya

 On a vendu vos terres !

La Guinée a toujours eu des terres à profusion pour ses fils. Elle va bientôt avoir des paysans sans terres. Particulièrement à N’Dema (et son immense montagne) et à Konindou (abritant la rivière du même nom qui marque la limite historique entre le Fouta précolonial et le Woulada). De Konindou ce pays des Chérif, pour aller à Saraya (Kouroussa) on rend visite aux Nabé (Banko) aux Kébé (Kébéya) et aux Cissé (Cissela). On nous a toujours vanté les potentialités agricoles de cette zone depuis le lycée – Dabola et Kouroussa peuvent être les greniers de toute la Guinée.

Mais comme le bon Dieux dans son infinie générosité ne fait pas pleuvoir le riz, l’igname ou le taro, il faut les cultiver, les planter. Nous avons par mimétisme, un Ministère de l’Agriculture dont la vocation (sur le papier) est de concevoir des politiques et des programmes pour nous épargner d’importer à manger. Mais, depuis 54 ans qu’il existe nous importons toujours tout. Conakry et les villes de l’intérieur du pays ravitaillent les villages en riz et autres produits. Dans le monde entier  c’est  l’inverse : les paysans et les éleveurs des campagnes ravitaillent les villes qui n’ont pas l’espace pour mener ces activités.

Voilà, le Ministère de l’Agriculture, bête et corrompu, qui vend à des Blancs d’Amérique et d’ailleurs les terres des paysans de N’Dema, Konindou et Saraya. Sans les consulter. La terre de leurs ancêtres, leurs terres. Ils vont se réveiller un jour, prendre la daba et aller au champ. Au premier coup de pioche, un gardien, policier ou militaire va les chasser et leur dire que ce n’est plus leur terre.

Comme ce qui est arrivé aux populations riveraines des forêts de Ziama ou des mines de Zogota. Pour une poignée de dollars, nos élites vendent le pays. Et vont produire des paysans sans terre. Et bonjour les dégâts : conflits, famine, guerre civile. Parce qu’un imbécile de fonctionnaire a vendu ce qui ne lui appartient pas. Au lieu d’imaginer des moyens pour que les populations propriétaires de ces sols puissent les travailler.

Nous avons appelé à N’Dema, le Sous-préfet. Il a été affecté dans ces lieux en 2011. Bien après ces contrats corrompus et dénués de tout processus participatif. Il n’est au courant de rien.

La décentralisation a produit les organisations de la société civile, dons les organisations paysannes. Ces OSC ne doivent pas fonctionner seulement autour des séminaires-ateliers-sandwichs et per diem. Elles doivent "mouiller le maillot" et défendre les pauvres, les faibles et les sans voix.

Quant au Grimpeur, au début de son mandat, il avait reçu les organisations paysannes. Il ne doit pas les oublier au bénéfice des ripoux et des corrompus de ce Ministère vendeur des terres arables de Guinée au bénéfice exclusif de ses agents les plus pourris.

 B M L

Guinée: Le retour aux cultures traditionnelles pour faire face à la crise

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L’ami Ibrahima Kylé Diallo a écrit un billet intitulé "Jusqu’où supportera-t-on le coût du « kou » de Kankan?", traitant de l’augmentation du prix de l’igname comme effet de la croissance de la consommation. Je reprends rarement les billets publiés sur d’autres sites, mais celui-ci m’a plus car il est bien écrit et sort des sujets trop souvent traités dans les blogs, en particulier guinéens et ensuite parce qu’il est à la première personne du singulier.
Ribeira Principal-Ignames (2)

L’igname, photo de Ji-Elle commons.wikimedia.org

Je trouve que le fait que les guinéens se tournent vers la consommation commencent à privilégier les cultures locales, est une bonne chose si elle aboutissait à revigorer nos cultures traditionnelles. C’est simplement dommage, qu’ils le fassent par nécessité.

Cependant, dans ce cas, on doit dire que tous les maux ne viennent pas pour nuire. Mais ne le faites pas savoir au citoyen "alpha", car cela pourrait porter malheur, comme il est réfractaire à tout ce qui ferait du bien à notre peuple.

En Guinée où tous les coups sont permis, on ne meurt pas encore de faim mais on souffre de malnutrition. Si le riz reste l’aliment de base pour l’ensemble de nos populations, cette céréale devient de plus en plus un luxe pour l’immense majorité des Guinéens de l’intérieur. Par nécessité, beaucoup se rabattent sur d’autres aliments basiques : manioc, patates, fonio, taro, igname, bananes, etc. Chaque région naturelle s’est plus ou moins spécialisée dans un produit bien déterminé au point qu’on se retrouve avec des clichés à la vie dure.

Ainsi, l’évocation de produits alimentaires renvoie à une région voire à une communauté. C’est dans l’inconscient collectif. Quand, par exemple, on parle de poisson et de piment, on pense aux Soussous et à la Guinée maritime ; de fonio et de taro, aux Peulhs et à la Moyenne Guinée ; de karité et d’igname, aux Malinkés et à la Haute Guinée ; de manioc et d’huile de palme, aux habitants de la Guinée Forestière. Bien entendu, il n’y a aucune exclusivité régionale : l’huile et le vin de palme sont produits aussi bien en Forêt qu’en Basse Guinée. En plus du karité, la Haute Guinée fournit du riz comme, dans une moindre mesure, le fait le Fouta-Djallon. Dans une caricature il y a toujours une part de vrai.

Donc, revenons à un produit spécifique : l’igname. Ce tubercule des savanes est très répandu en Haute Guinée où il a d’ailleurs supplanté les céréales dans l’alimentation quotidienne. De goût plutôt agréable, cet aliment demeure néanmoins très constipant (j’en ai fait la douloureuse expérience pendant mon séjour universitaire dans la métropole kankanaise). Le « kougbè »ou igname blanc, appelé « kappè » en Peul, s’y consomme du p’tit dej au dîner. D’où son importance stratégique et l’inquiétude ressentie par l’élévation de son coût dans la mesure où « ventre vide n’a point d’oreille ».

Le soudain coût en flèche du « kou »(augmentation de 300% !) ne serait pas dû à une baisse de production mais à une demande subite des Foutano-Basse-côtiers, à laquelle s’est ajoutée une consommation locale ne connaissant pas de répit. Heureux Foutaniens qui reçoivent toujours des coups mais qui peuvent encore (jusqu’à quand ?) acheter le « kou de Kankan »!

Bien qu’il s’agisse d’une situation conjoncturelle, un espoir pourrait peut-être venir d’un endroit insoupçonné. Imagine-t-on Kankan sans son« kou » ? Aujourd’hui la situation géopolitique est telle que si la Haute Guinée éternue, c’est toute la Guinée qui s’enrhume !

Et si une pénurie de l’igname sauvait la Guinée ? L’aide financière de l’extérieur ne l’a pas sortie de la misère; un tubercule de l’intérieur pourrait-il faire notre affaire? Certes, ce serait exagéré de faire allusion au pétrole et de parler de « choc tuberculeux » en constatant l’augmentation du coût de l’igname. Cependant, son prix n’est plus à la portée du citoyen "lambda". N’est-ce pas le concitoyen "alpha" qui a, encore, dans les mains une autre patate très chaude ?

Je vous salue !

Ibrahima Kylé Diallo

Afrique : Exigeons plus de transparence dans les transactions foncières de terres arables

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Lova, un des auteurs, réviseurs et traducteurs des articles du réseau mondial, Global Voices en français, a écrit un article sur l’accaparement des terres africaines de la part d’acteurs économiques étrangers dans différents pays africains. C’est un problème auquel je suis très sensible, c’est pour cela que dès que j’ai vu son billet sur notre plateforme commune, je l’ai immédiatement traduit.

La Guinée ne figure pas parmi les pays ayant le plus grand nombre de projets d’accaparement de terres, parce que probablement ce secteur qui est flou dans le reste du monde est encore plus flou en Guinée. Peut-être aussi que le nombre de projets en Guinée masque le fait qu’avec 11 pour cent de nos terres déjà aux mains de l’étranger, elle soit le deuxième pays, après le Liberia à avoir hypothéquer l’avoir des futures générations comme on peut le lire dans l’infographe présenté en page 12 de l’étude approfondie du phénomène menée par farmlandgrab.org intitulé L’accaparement des terres et la crise alimentaire mondiale.

Dans cette étude le cas suivant est cité

- 2011: La société américaine Farm Lands of Guinea Inc. contrôle plus de 100.000 ha en Guinée pour la production du maïs et du soja pour l’exportation. Des investisseurs britanniques (AIMI) contribuent au financement de l’affaire. En plus, FLGI est responsable, pour le compte du gouvernement, de la prospection de 1,5 millions d’ha pour la concessions des baux à d’autres investisseurs. contre quoi FLGI touchera une commission de15% sur les ventes.

C’est toute l’Afrique qui court un grave danger pour sa souveraineté alimentaire car le phénomène de l’accaparement des terres cultivables par les multinationales ou des pays étrangers. Au niveau mondial, de nombreuses ONG ayant pris conscience des conséquences que pourraient avoir ces accaparements sur la satisfaction des besoins alimentaires de nos populations tirent la sonnette d’alarme.

En Afrique aussi, les ONG locales commencent à s’impliquer. Ainsi des représentants de ces  organisations de la société civile venues de 13 pays africains se sont réunies à Ouidah les 08 et 09 février pour mettre au point  leurs stratégies de lutte. Ils venaient de du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, de la Guinée Conakry, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Siérra Léone, du Togo et du Zimbabwé et du Bénin.

Marcel Zoumènou a écrit un article publié sur lanouvelletribune.info du Bénin fort révélateur de la situation. Intitulé "Lutte contre l’accaparement des terres : les Osc d’Afrique dénoncent le mutisme des gouvernants", il y rappelle que Simon Bodéa, Secrétaire général de Synergie paysanne, désignée pour coordonner les activités qui seront menées par la plateforme jusqu’au prochain forum de Dakar, a fustigé le comportement des pouvoirs publics qui ne s’associent pas à cette lutte aux côtés des organisations paysannes.

Cliquer ici pour lire l’article de Lova sur l’accaparement des terres africaines:

Afrique : Un appel à plus de transparence dans les transactions foncières de terres arables

Target countries of land deals from the Land Matrix Project

Les pays cibles de transactions foncières,carte du projet Land Matrix

Turquie: Actes concrèts de solidairté avec les somaliens

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J’ai été surpris d’apprendre que le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan accompagné de sa femme et de sa fille ainsi que d’une forte délégation de haut niveau.  En effet d’après plusieurs sources, dont afriquinfos.com, le Premier ministre turc avait à sa suite cinq ministres importants, des membres du parlement turc et des groupes de la société civile, tel que la société du Croissant-Rouge turc qui dirige actuellement les efforts humanitaires pour aider les populations en Somalie. Ils ont visité deux camps de réfugiés dans la capitale somalienne Mogadiscio, gérés par les agences d’aide turques. Ils ont rencontré des victimes de la sécheresse et de la famine installées dans les deux camps à Mogadiscio.

Formidable! D’habitude, lorsque des dirigeants de pays importants visitent des zones de guerre ou de grande instabilité politique, ils n’annoncent leur visite que lorsqu’elle a déjà commencé, voir terminée, pour éviter des surprises. M. Erdogan, non seulement ne le fait pas, mais il se fait accompagné de sa femme et de sa fille ainsi que d’une délégation si importante qu’on croirait qu’il allait à Washington, Paris, Londres, Pékin ou Delhi. Il donne ainsi une leçon aux autres dirigeants de ce monde qui préfèrent la parole à l’acte. C’est un acte de détermination et de courage.

En outre mercredi, l’Organisation de coopération islamique se sont réunis à Istanbul et a promis de faire un don de 350 millions de dollars en aide à la Somalie.

Guinée: Expropriation de terres agricoles à Saoro

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Le gouvernement de M. Alpha Condé continue de faire preuve d’incompétence. D’après une dépeche de RFI depuis Conakry, l’armée aurait tiré sur de pauvres paysans sans armes.

Les habitants du district de Saoro, près de Yomou, dans le sud de la Guinée, ont été expropriés de leurs terres par la Soguipah (Société guinéenne de palmiers à huile et d’hévéas) avec l’appui des autorités régionales de N’Zérékoré. Des affrontements entre ces habitants et les forces de l’ordre s’en sont suivis et ont fait de nombreux blessés. Des villageois ont été faits prisonniers. Au moins 109 personnes ont trouvé refuge à la cathédrale de N’Zérékoré sous la protection et l’assistance de la Croix-Rouge internationale et de l’Organisation chrétienne pour la protection humaine.

Source:http://www.rfi.fr/afrique/20110802-guinee-expropries-district-soro-manifestent-leur-revolte

Afrique: Spéculation sur les pauvres d’Afrique

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Le blog grigrinews.com a publié un article sur le bradage des terres agricoles africaines par les gouvernements au profit d’investisseurs étrangers. Abou Cissé y décrit brièvement comment:

les fameux fonds de pension internationaux en majorité basés en Angleterre par le biais de la société « Emergent » une capitalisation de trois cents cinquante millions d’euros… tous ces fonds sont investis pour acheter en masse les terrains agricoles Africains : une aubaine pour ces spéculateurs rachetant ces terrains pour une bouchée de pain vu l’extrême pauvreté des populations! Le secteur de l’agriculture étant vital pour pallier aux besoins alimentaires des populations une famine gigantesque s’annonce! La société « Emergent » espère un rendement supérieur à vingt cinq pour cent annuellement… L’Afrique crève de faim et cela n’est pas prêt de cesser avec le pillage de ses richesses naturelles c’est maintenant le tour au pillages des richesses agricoles. Si aucunes mesures sont prises par les présidents des pays concernés : Ethiopie, Tanzanie, Sud-Soudan, Sierra Leone, Mali et Mozambique on coures inexorablement à une catastrophe humanitaire à grande échelle! Que fait l’ONU, le PAM et la communauté internationale…

D’après un article paru sur le blog legriot.info:

le gouvernement éthiopien nourrit de grandes ambitions agricoles : il vise à atteindre 245 000 hectares de terres principalement dédiées à la culture de la canne à sucre, laquelle, comme les autres cultures mineures qui y seront développées, sera exporté. A cette fin, des terres situées dans la vallée de l’Omo (Sud-Ouest) auraient été cédées à des compagnies malaisiennes, italiennes et coréennes. Pourtant, 90 000 personnes issues des tribus indigènes survivent grâce aux mêmes terres agricoles. Ainsi, pour qu’elles ne fassent pas entendre leurs réclamations, le gouvernement éthiopien aurait interdit d’accès la région  à la presse et aux étrangers. En parallèle, la police réprimerait sévèrement toute revendication par la torture, l’emprisonnement ou d’autres pratiques dissuasives. Conséquence : un climat de terreur s’est substitué au calme habituel de la vallée de l’Omo.

Un autre blog au nom original de toiquiviensdethiopie.com, nous révèle que:

Alors que des millions de personnes sont gravement menacées de famine dans la Corne de l’Afrique, des investisseurs étrangers récoltent dans la même région des tonnes de céréales à destination de l’Asie ou des pays du Golfe. Et d’ajouter:

Dans l’un des pays les plus pauvres au monde, l’accaparement des terres agricoles ne fait que commencer, et au pire moment. L’Ethiopie a faim. La sécheresse dévastatrice qui frappe toute la Corne de l’Afrique depuis quelques mois menace plus de 10 millions de personnes.

« Ici c’est encore une région désertique, mais bientôt nous allons y construire de nouveaux champs de canne à sucre et d’huile de palme », confie Karmjeet Singh Sekhon, à bord de son pick-up Toyota.

A droite et à gauche de la piste, la brousse est déjà en feu. A 68 ans, l’investisseur indien est pressé. Son énorme ferme dans l’ouest de l’Ethiopie couvre une superficie de 300 000 hectares, une des plus grandes de la région.

Ce n’est pas étonnant qu’en Ethiopie et autres pays de la Corne de l’Afrique des millions de personnes innocentes sont entrain de mourir de faim. C’est comme si les intérets du gouvernement d’Addis-Abéba et ceux de ses populations ne correspondaient pas.