Archives Mensuelles: octobre 2011

Guinée: Identification des deux pendus du 25 janvier 1971

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Roundel of the airforce of Guinea (République ...

Couleurs nationales de la Guinée. Source: Wikipedia

Dans un message personnel que Nadine Bari, une amie française veuve d’une des victimes du régime sanguinaire de Sékou Touré, qui vit en Guinée m’informe quelle a enfin pu obtenir les noms des deux victimes de la fureur du régime dictatorial, tuées sans jugement par l’état guinéen le 25 janvier 1971. Il s’agirait de Loua Paul, militaire et de Bah Mamadou Saliou, de Pita. Nadine a même découvert le lieu où les deux victimes auraient été enterrées. Malheureusement, nous manquons d’informations sur ces deux victimes.

Europe: Les agences de notation de crédit "ANC" notées par les européens

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Dans sa dernière publication europarl.europa.eu, le bureau des sondages de l’Union européenne a cherché à savoir ce que les citoyens des pays membres pensent des agences de notation de crédit "ANC". Il est surprenant de voir que malgré dégradations successives des notes de certains états membres, il n’y ait que 50 pour cent des citoyens qui disent avoir entendu parler des ANC. Pourtant, il suffit de se capter une station radio ou TV, d’ouvrir un journal ou d’accéder à un média quelconque pour entendre les noms de ces agences. Ils n’auraient donc jamais entendu parler parler des vedettes de ces agences de notation que Standard & Poor’s ou Moody’s et leurs A! Pour la moitié des européens, des expressions comme dettes souveraines ou dégradation de la note d’un pays sur les marchés financiers n’auraient aucun sens! Incroyable!!!

Moody’s Standard
& Poor’s
Fitch
Ratings
Long
terme
Court
terme
Long
terme
Court
terme
Long
terme
Court
terme
Aaa P-1 AAA A-1+ AAA F1+ Prime
Première qualité
Aa1 AA+ AA+

Les maitres du monde et leurs expressions. Source: Wikipedia

Eurobaromètre nous informe que seulement 50% des Européens ont entendu parler des agences de notation de crédit. Parmi ces personnes informées il n’y a que 27% qui savent de quoi il s’agit contre 23% qui en ont entendu parler, mais ne savent pas pas vraiment ce que c’est, alors 49% affirment n’en avoir pas entendu parler.

Parmi les 50% des Européens les mieux informés sur les ANC, on trouve :

- 65% d’entre eux considèrent que les ANC "ont joué un rôle important dans le développement de la crise" pour 18% qui ne sont pas d’accord avec cette affirmation.

- 65% se déclarent enfin en faveur de "la création d’une agence de notation de crédit européenne indépendante permettrait de contrebalancer le pouvoir des agences existantes"

- 64% des répondants sont d’accord pour dire que "les informations fournies par les ANC sont utiles aux différents acteurs économiques" au moment des choix qu’ils ont à opérer. 21% se prononcent en sens contraire.

Guinée: Nos parents gisent toujours dans des fosses communes anonymes

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es sur le mont Kakoulima

Moment de recueillement des parents et amis des victimes dans des fosses communes sur le mont Kakoulima. Photo de Mata Thiam sur BlackBerry

Le 18 octobre l’Association des victimes du camp Boiro et de tous les autres camps de concentration où des innocents ont perdu la vie en Guinée ont organisé un voyage sur le mont Kakoulima pour commémorer la mort de leurs parents et amis y ensevelis dans des fosses communes.

Le régime de la première république dirigé par Ahmed Sékou Touré a été une longue succession de discours inflammatoires, plein de haine et de crimes contre notre peuple. Dans la nuit du 17 au 18 octobre 1971, notre pays connaissait une des pires épurations de ce régime sanguinaire. Plusieurs personnes innocentes dont des ministres, des commerçants, des agriculteurs et de simples citoyens furent arrêtées, humiliées, et torturées avant d’être sauvagement tuées. Aucune ethnie ni aucune classe socio-professionnelle n’y échappera. Sur les 26 membres que comptait le gouvernement, 10 furent physiquement éliminés.

Voilà quarante ans que la Guinée a été privée de l’apport de ces valeureux cadres et artisans de l’édification d’une économie qui aurait pu sortir notre pays des conditions de vie misérables dans lesquelles ses populations continuent à se débattre. Leurs corps n’ont eu aucune sépulture. Ces martyrs, comme ceux des nombreuses autres exécutions extra-judiciaires qui ont souillé l’histoire de notre pays, ont été jetés dans des fosses communes dont leurs familles ignorent encore les emplacements pour aller y prier pour le repos de leur âme. Ce qui rend plus douloureux le deuil des familles de victimes c’est que, jusqu’à tout récemment, les régimes qui se sont succédés au pouvoir en Guinée après avoir commis des crimes, refusant d’endosser leurs responsabilités cachaient le sort des détenus ou cherchaient à minimiser leurs forfaitures.

L’Association des victimes du camp Boiro et de tous les autres camps d’extermination du régime sanguinaire de la première république a essayé de dresser uneliste des victimes de cette nuit funeste du 17 au 18 octobre d’il y a quarante. Malheureusement, elle n’a pu en retrouver que quelques noms. Quant aux biens saisis, un grand nombre n’a toujours pas été rendu aux légitimes héréditaires.  De nombreux descendants de familles illustres versent aujourd’hui dans des conditions pénibles, alors que des biens que leurs parents ont réussi à se procurer ont été détruits ou sont encore utilisés par d’autres.

Lorsque les autorités parlent de réconciliation nationale, nous sommes parmi les premiers à la vouloir. Nous l’avons toujours appelée de tous nos vœux. Cependant, nous tenons à réitérer nos simples exigences pour que ce processus par que de nombreux états dans le monde ont entamé, aboutisse en Guinée : localisation, aménagement et restitution des sites où gisent nos martyrs, identification des responsabilités, demande de pardon de la part de l’état et des survivants de la chaine des horreurs, réhabilitation des victimes et restitution des biens aux ayant droits.

Plus jamais ça !

Peut-on rever sa propre mort?

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Je sais qu’il est difficile de répondre avec cette certitude à cette question. Mais, je donne la possibilité à mes amis et lecteurs d’en avoir peut-être une. Dans la nuit du 4 au 5 octobre 2011, j’ai fait un rêve qui ressemble beaucoup à ma propre mort. Vous brulez d’impatience de le savoir? Un peu de patience!

Je dois vous dire d’abord que je fias des rêves qui se réalisent. Le premier qui me vient à l’esprit, c’est l’arrestation et l’assassinat de mon père en 1971 par le régime sanguinaire de Sékou Touré. Un autre a été le coup d’état en Union soviétique et un troisième furent le cheminement politique du frère d’un ami algérien, l’éclatement et l’évolution de la guerre civile en Algérie.

Le premier rêve m’est venu, à peu près la nuit de son arrestation de mon père, le deuxième peu de jours avant les troubles qui ont failli mettre fin aux réformes de M. Mikhaïl Gorbatchev.  Le troisième rêve s’est réalisé plus d’un an après que je l’ai eu.

J’avais raconté tous ces rêves à ma femme, avant que j’en aie eu connaissance. Heureusement, tous les rêves que je fais ne se réalisent pas. J’espère comme celui que je vais vous raconter. J’ai eu la chance de vivre plus de 70 ans, mais tant que je garde mon autonomie, je ne vois pas de raisons pour vouloir quitter ce monde plus tôt.

Je disais, donc, que la nuit dernière je me suis retrouvé en un endroit inconnu. A coté de la porte d’une maison, il y avait une grande bière appuyée dans le sens de la longueur. Elle est resté à cet endroit pendant longtemps. Je me suis même dit en italien que les gens avaient de droles d’habitudes dans cet endroit.