Archives Mensuelles: novembre 2010

Guinée: Bilan provisoire des violences post électorales, 14 morts et 370 blessés

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Selon une dépeche de l’APA (l’Agence de presse africaine) citée par le blog actuguinee.com, ce 25 novembre 2010. Comme on le voit encore une fois, ce sont les de sécurité qui sont les principales sources de violence dans notre pays. Les forces armées doivent être réformées, restructurées et leur composition doit respecter la structure sociologique du pays :

"Les violences post-électorales qui se sont abattues sur la Guinée après la publication des résultats provisoires du deuxième tour de la présidentielle, le 15 novembre dernier, ont fait 14 tués et 370 blessés ainsi que des dégâts matériels importants La plupart des victimes ont été enregistrées dans la capitale, où les zones de Bambeto, Hamdallaye et Cosa, fiefs du candidat malheureux Cellou Dalein Diallo, se sont embrasés dès l’annonce des résultats dans la nuit du lundi 15 novembre.

Ces violences se sont poursuivis le lendemain en affrontements entre les militants et des éléments de la Force de sécurisation du processus électoral (FOSSEPEL).

Aux jets de pierres des manifestants, les forces de sécurité répondaient par des tirs de gaz lacrymogène et parfois à balles réelles. C’est ainsi que des morts par balles ont été signalés dans ces quartiers chauds de Conakry et plusieurs blessés."

Pour lire tout l’article consulter:http://www.actuguinee.com/index.php?option=com_content&task=view&id=899&Itemid=83

Guinée: Détentions illégales sur base ethnique

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Human Rights Watch a lancé un appel pour la libération des personnes illégalement détenues après les violences post-électorales. Dans cet appel l’organisation déclare: Bien que de nombreux témoins aient décrit des sympathisants des deux partis participant à des actes d’agression généralisés, les registres de la prison consultés par Human Rights Watch indiquent que les hommes et les garçons détenus sont en grande majorité Peuls.

Les chiffres évoquent une réponse à motivation ethnique et disproportionnée aux violences de la part des forces de sécurité, dont très peu sont Peuls. Human Rights Watch n’a pas pu déterminer avec certitude combien de personnes arrêtées ont été détenues sur la base d’allégations crédibles d’actes criminels, ou si elles ont été détenues arbitrairement sur la base de leur appartenance ethnique.

Des témoins à Conakry ont indiqué à Human Rights Watch que les forces de sécurité avaient sévèrement maltraité un grand nombre d’hommes et de garçons à la fois pendant et après leur arrestation, qui dans plusieurs cas est survenue à leurs domiciles. Human Rights Watch a exhorté les dirigeants du gouvernement à s’assurer que les membres des forces de sécurité soupçonnés de violences illégales contre les détenus fassent l’objet d’une enquête et de poursuites conformes aux normes internationales de procès équitable.

Devrions-nous rester sourds à un tel appel et éviter de faire tout notre possible pour libérer ces personnes détenues uniquement à cause de leur ethnie, en nous justifiant par le fait que nous ne voulons pas parler d’ethnie entre nous?

Source: http://amdys.over-blog.com/ext/http://www.hrw.org/

Guinée: Viols de femmes innocentes au Fouta

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J’ai reçu le message hallucinant suivant d’une amie qui se trouve en Guinée. Pourquoi dans tous les conflits ce sont les femmes qui finissent par payer le plus?

Je rentre du Fouta. A Dalaba aussi, 5 militaires ont commis des viols; Mais aussi deux Peuls au moins ont viole la femme et la fille ainée du Dr Kourouma, médecin de l´hôpital de Dalaba – devant lui, attache;Toute la famille s.ést réfugiée a la mission catholique et les blesses de Sebhory (par la Fossepel) ont du être évacues sur Mamou car il n’y avait plus de médecins a l´hôpital de Dalaba…

Tous les Peuls ayant vote RPG a Dalaba voient leurs maisons brulées ou pillées; La coopérative des cordonniers aussi a été brûlée (elle avait été refaite récemment par les USA); Les cordonniers travaillent dan la rue après avoir perdu tout leur stock.

Guinée: Le Haut Commissariat des Nations Unis sur les droits de l’homme (HCDH) dénonce

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Selon des informations que j’ai reçues de Guinée, les forces sensées protétéger les citoyens continuent à etre leur principale source de mauvais traitements, de viols et d’assissinats.

Le seul recours c’est la communauté internationale. A cet effet, le Haut Commissariat des Nations Unis sur les droits de l’homme (HCDH) qui a ouvert un bureau à Conakry pour suivre l’évolution du respect des droits des citoyens lors de la transition a déposé un rapport intérimaire accablant contre les forces de sécurité suite aux violences qui ont endeuillé le pays depuis la proclamation des résultats transitoires de la CENI.

Selon Rupert Colville le porte parole de l’HCDH, depuis Génève, les forces de l’ordre – gendarmes, bérêts rouges, policiers – ont tabassé, arreté et tiré à bout portant sur des manifestants désarmés dans plusieurs endroits de la ville de Conakry. Cela en pleine vue des observateurs des droits de l’homme et des journalistes internationaux.

Le HCDH cite des exemples spécifiques d’assassinats:

· le 15 novembre dans le quartier Koloma, des citoyens ont vu les agents de la FOSSEPEL tirer à bout portant sur un homme de 32 ans alors qu’il quittait sa maison. Selon les témoins, le gendarme a visé soigneusement pour achever le citoyen qui était déjà à terre.

· le 16 novembre, un citoyen de 29 ans a été tué dans le quartier Cosa. Selon des témoins la victime était en train d’aller chercher de l’eau quand des agents de la FOSSEPEL descendirent d’une pick-up et l’ont abattu. Les témoins ont affirmé que les agents lui ont tiré sur la nuque et le citoyen est mort sur le champ.

· le 17 novembre un garcon de 16 ans à Bambéto I a été tué par un béret rouge. Le soldat qui vivait dans le quartier aurait ouvert le feu sur un groupe de personnes et les aurait ciblé du fait de leur appartenance ethnique. La balle est rentrée par la nuque du garcon et ressortie par le visage.

· le 17 novembre dans le quartier Hamdallaye Pharmacie des policiers auraient crié sur la foule: “nous allons tué tout le monde !” et sont descendu de la pick-up, arrétant une personne agée de 18 ans pour la battre avec les crosses de fusils. Un soldat a exécuté la victime sur la nuque en présence de plusieurs témoins occulaires. Les agents ont ensuite menacés les témoins avec leurs fusils avant de quitter en trombe pour une destination inconnue.

Les agents du HCDH ont aidé les familles a transporter les corps des victimes à la morgue.

En plus d’assassinats selon les témoignages concordants que le HCDH a recuilli, le 15 novembre les gendarmes de la FOSSEPEL ont pillé des maisons privées dans les quartiers de Hamdallaye, Cosa et Bambeto et ont tiré sur 4 jeunes agés entre 18 et 30 à l’intérieur de leurs maisons. D’autres agents ont tiré sur des jeunes qui étaient de passage dans la rue Route du Prince à Hamdallaye tandis qu’à Taouyah, c’est un bébé de 15 mois qui dormait dans son berceau qui a été blessé par des balles perdues.

Le HCDH a aussi obtenu des rapports de bagarres intercommunautaires entre jeunes et dans certaines de ses bagarres, les agents de la FOSSEPEL ont pris parti contre un groupe au lieu de séparer les protagonistes.

Selon l’Agence France Presse, des viols sont signalés dans la ville de Labé ou des agents de la FOSSEPEL aurait enlevés des jeunes filles et les aurait violées à tour de rôle. Certaines de ces victimes sont toujours à l’hopital préfectoral.

D’autres organismes de défense de droits de l’homme doivent remettre leur rapports cette semaine ce qui explique en partie selon des observateurs, l’empressement du gouvernement à annoncer des arrestations d’éléments « incontrolés » dont certains ont été présentés hier et fouettés publiquement – en violation de leurs droits élémentaires – par le gouverneur de la ville de Conakry. « C’est un premier pas, d’annoncer des coupables présumés mais insuffisant. Le gouvernement doit commencer depuis les troubles de Siguiri et Kouroussa en octobre s’il veut être pris au sérieux » estime un militant international des droits de l’homme qui suit de près les évènements de Guinée.

Ces rapports embarassent au plus haut point la communauté internationale qui a formé, financé et équipé les forces de stabilisation des élections FOSSEPEL. Maintenant plusieurs organismes internationaux prennent leurs distance avec les autorités guinéennes face à la violence politique à laquelle plusieurs Guinéens sont malheureusement habitués.

Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme est le principal responsable des droits de l’homme des Nations Unies. Il a pour mandat unique, celui de promouvoir et protéger tous les droits de l’homme et a écrit plusieurs rapports dénoncant les violations des droits de l’homme en Guinée et dans le monde.

Guinée: Disparition et viols de femmes au Fouta-Djallon par des militaires

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Dans un message que j’ai reçu d’une belle-soeur, responsable dans une ONG de défense des droits de la femme, voici ce qu’elle mécrit:

"Je viens d’avoir des nouvelles de Labe ou il parait que des militaires ont viole des filles..certaines ne sont toujours pas retrouvees. Je ne comprends pas ce silence autour de ces violences faites a des Guineens…………….je me demande maintenant pourquoi le cas du 28 Septembre avait recu autant de publicite et maintenant silence radio……………c’est a se demander si les Medias ne prennent pas parti egalement………….

Quand un Dore declare que se sont des fonctionnaires qu’ils protegent au Fouta et donne l’ordre a ces loubards de militaires de matter la population…….les fonctionnaires sont ils plus Guineens que les autres?? les peulhs tues et chasses des autres regions n’etaient ils pas de Guineens as well???? En fait il montre ouvertement son soutien a une partie de la population contre une autre, degoutant.

PLUS JAMAIS CA!!!!!!!!"

Guinée: La stratégie de la conquête du pouvoir

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Le site guineelibre.over-blog.com a publié le post suivant d’une blogueuse dont j’aime bien la qualité de l’écriture et les analyses bien documentées qui caractérisent les articles. Voici ce qu’elle nous livre sur les ambitions de notre Président par interim S. Konaté et les raisons pour lesquelles toute autre candidature que celle de M. A. Condé était destinée à une faillite. Ses hommes occupaient de nombreuses positions clés dans la structure de l’état guinéen.

"Celui qui prétend ne rien savoir de la politique peaufine sa stratégie de conquête du pouvoir depuis des années.

Sekouba Konaté est né en 1964 à Conakry d’une mère chrétienne métis libanaise-guinéenne de Kissidougou en Guinée forestière et d’un père guinéen originaire de Kankan en Haute Guinée.

Il suit sa formation militaire à l’Académie royale de Meknès au Maroc et effectue des stages de formation en France, à l’école d’application de Montpellier en 1992, et une formation de chef de section parachutiste à Pau. Il intègre l’opération de maintien de la paix de la CEDEAO, l’Ecomog en Siera Léone entre 1995 et 1996.

A son retour à Conakry, il est arrêté après la mutinerie de 1996 qui a failli renverser le général Lansana Conté. Après deux mois de prison, il est relâché, faute de preuve. Certains de ses proches sont emprisonnés, c’est le cas du commandant du Bata, Kader Doumboya. Il retourne en Sierra dans le cadre d’une opération de maintien de la paix après le renversement du Président Ahmed Teijan Kabbah victime d’un coup d’état militaire. Ce dernier est rétabli dans ses fonctions en 1999. Sekouba va suivre un cours d’état major en Chine. En 2000, il est nommé à la tête du détachement des Rangers à Macenta, à la frontière avec le Libéria, où des rebelles ont failli déstabiliser la Guinée. En 2008, Lansana Conté le nomme commandant du Bata. Il se rapproche de Moussa Dadis Camara, qui bien qu’intendant, a une grande influence sur les troupes.

Depuis le coup d’état de décembre 2008, Sekouba Konaté surnommé El Tigre ou encore Parousky, va connaître une ascension fulgurante au sein de l’armée. Ce protégé de l’ancien chef d’état-major et ministre de la Défense sous le régime de Conté, le général Kerfala Camara, est passé du grade de lieutenant-colonel commandant du Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), au moment du putsch à celui de général de brigade et vient de s’auto promouvoir, à la faveur d’un décret, deux jours après l’ élection du 27 juin 2010, général des armées.

Après les évènements tragiques du 28 septembre 2009, ce Ministre de la Défense de Dadis se rendra en Turquie et en Ukraine pour y négocier la fourniture de matériels militaires.

Chef de réseaux affairistes

Le général Sekouba Konaté assure la présidence de la transition guinéenne depuis la fin décembre 2009. Co-auteur du coup d’état du 23 décembre 2008, il était le plus proche collaborateur de Dadis Camara. Pendant les dix mois de règne de Moussa Dadis Camara, il était le Ministre de la Défense et dirigeait le comité d’audit chargé de récupérer l’argent de la corruption. Il place ses hommes aux postes stratégiques. Ses promotionnaire de Meknès, Oumar Sanoh, Ansoumane Kaba et Papa Doumbouya, deviennent respectivement chef d’état-major général, chef d’état-major de l’armée de terre et commandant du « train » (chargé des transports militaires), son ami d’enfance Laye Keira, promu directeur du Fonds minier, poste désormais confié à son ami Baîdy Aribot.

Ses amis : Kerfalla Person Camara alias KPC a le marché d’une valeur de 70 millions d’euros pour la reconstruction de casernes, Baïdy Aribot est nommé à la tête de la Caisse nationale de sécurité sociale, et le policier Mounir Cissé, directeur adjoint du protocole à la présidence. Il fait nommer ses amis hommes d’affaire d’origine libanaise Roda Fawaz, directement mis en cause dans un trafic d’armes à destination du Libéria par un groupe d’experts des Nations Unies et Ali Saadi, respectivement consuls honoraires de Guinée au Maroc et au Liban, après leur avoir concédé l’approvisionnement de la Guinée en hydrocarbures et riz.

Et juste avant son voyage avorté au Maroc le 12 novembre 2010, avant la proclamation des résultats provisoires par la CENI, le général « judicieusement » absent au moment des drames a nommé Cheick Sidya Diabaté, qui était chargé des renseignements généraux au poste de Conseiller à la Présidence chargé de la sécurité et de la défense. Etrange pour un président de transition sortant. Quelques semaines auparavant il avait nommé Goureissy Condé fondateur du parti politique Alliance pour le Renouveau National (ARENA) qui avait procédé à l’arrestation de alpha condé à l’issue de l’élection présidentielle de 1998 mais de qui dira celui que les gens appellent professeur ou grimpeur en Guinée, lors d’une réconciliation il y a quelques années à New York, qu’il n’est pas à l’origine de son arrestation.

Celui qui prétend ne rien savoir de la politique aurait tout de même l’ambition de se cramponner à la défense, sans doute pour y essaimer ses pions et gangrener d’avantage l’armée tribalisée à outrance et dont la restructuration est loin d’avoir commencé.

Hassatou Baldé

Guinée: Nos enfants sont toujours en prison à cause de leur ethnie

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Si on vous arrête, même illégalement parce qu’on vous accuse d’un crime, vous pouvez toujours vous défendre afin de démontrer votre innocence, mais si des militaires cassent la porte de la maison de votre maman pour vous arrêter à 16 ans pour ce vous êtes, que pouvez-vous faire? Comment se défendre, en maudissant ses parents ou son ethnie, en se reniant ou en demandant pardon d’être né?

En ce moment, il y a des enfants qui sont des prisons tellement pleines que certains sont enfermés dans les toilettes. Ils ne sont accusés de rien. Mais ils ont été arrêtés tout simplement parce qu’ils sont Peulhs. Les familles n’ont été informées que par le bouche à oreille de l’endroit où ils sont enfermés. Lorsqu’elles leur emmènent à manger, elles doivent payer quelqu’un parmi les geôliers pour leur donner la nourriture.

Personne ne semble s’en émouvoir. Les médias ont jeté un voile sur l’information. Quel pays!

Guinée: Détention massive de Peulhs dans les prisons de Conakry

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Je voudrais vous signaler qu’il y a des jeunes peulhs qui ont été arrêtés depuis lundi et ils sont toujours en prison. C’est le cas de Thierno Youssouf Diallo, un enfant de 16 ans, un adolescent de16 ans que des militaires ont prélevé en cassant la porte de la maison où il habite avec sa maman. Ses autres frères sont cachés chez moi à Ratoma. C’est sa soeur qui lui apporte à manger et paie un des gardiens pour lui donner la nourriture. Elle n’a même pas le droit de le rencontrer. Il a été amené avec les autres à la prison de la Sureté de Conakry. Il parait que le gosse a été transféré aujourd’hui à la Prison des mineurs.

A la Sureté, ils sont tellement nombreux que par manque de place certains d’entre eux dorment dans les toilettes. Sa seule faute, comme probablement la plupart des autres, est d’être peulh. La plupart ont été raflés dans les familles, en brisant les portes des maisons pour les arrêter sans mandat.

Le neveu d’un ami à Conakry a lui aussi a été arrêté. Il se trouvait dans son salon et dans ce cas aussi c’était des militaires sans mandat qui ont brisé la porte de la maison, pour se saisir de lui et le jeter dans un camion pour l’emmener directement à la prison de la Cimenterie. Il n’a été libéré qu’après paiement d’une rançon.

Tueries, rafles collectives, emprisonnement et conflits entre les ethnies, voici comment commence la nouvelle ère en Guinée. La guerre contre les Peulhs déclarée par le premier Président reprend. Après nous et nos parents ce sont nos enfants qui sont les nouvelles victimes. Un état ne se construit pas sur la haine.

Guinée : Dangereux emballement de la violence postélectorale

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La section guinéenne de la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) publié un communiqué de presse pour dénoncer les actes de violence qui ont secoué la Guinée depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle le 15 novembre 2010. La RADDHO n’avait certainement pas eu les dernières informations sur le nombreindiqué fourni par l’hopital national de Donka, à la sortie de la cité administrative de Conakry, est de 7 de cadavres. En effet, le site guineelibre.com écrit:

"L’hôpital national Donka de Conakry faisait jeudi état d’un bilan de sept morts et 199 blessés reçus dans ses services ces trois derniers jours.

Ces chiffres ne rendent compte que d’une partie du bilan total des victimes de ces derniers jours de violences, dans la capitale mais aussi dans l’intérieur du pays, qui laissent craindre que la situation ne dégénère en conflit ethnique entre les deux principaux groupes de Guinée.

Une majorité des victimes seraient peul, comme le perdant du scrutin, l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo. Ses partisans ont déclenché des émeutes dans les heures après l’annonce, lundi soir, de la victoire de l’opposant historique Alpha Condé. L’armée, essentiellement composé de membres de l’ethnie malinké, comme le président-élu, est intervenue pour réprimer les émeutiers."

La RADDHO dans un communiqué de presse rendu public depuis Dakar, Sénégal, le 17 novembre 2010 déclare qu’elle "est scandalisée, indignée et fortement préoccupée par l’emballement et la montée de la violence ethno-politique en Guinée Conakry, accentué par la répression sans nuance des troupes de la FOSSEPEL. Pire ces actes ignobles sont accompagnés de pillages, de vols et de viols dont les principales victimes appartiennent à la communauté peule.

On compte une dizaine de morts sur l’ensemble du territoire national dont quatre (4) sont à la morgue de l’hôpital Donka et deux cent quinze (215) blessés dont trente six(36) sont hospitalisés .

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A l’exception Kaloum, tous les quartiers de Conakry sont en effervescence, de même que toutes les préfectures de la Moyenne Guinée.
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A Pita, on compte deux morts, (Amadou Lamarana Ba âgé de 14 ans et Abdou Aziz Diallo) et trente six (36) blessés,
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A Labé, on compte deux morts, Abdoulaye Kindy Diallo et Kosi enterré cet après midi ainsi que de nombreux blessés.

La haine inter communautaire n’épargne pas la région forestière où on note des barrages à Nzérékoré et à Beyla. Les graves risques de généralisation, d’emballement de la violence et de réelles menaces de conflit inter ethnique ont amené le gouvernement de transition à décréter l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire.

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) :

Condamne avec force la répression aveugle et l’usage disproportionné de la force par des éléments de la FOSSEPEL qui n’hésitent pas à tirer à balles réelles contre des civils ;

Demande l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire afin d’identifier tous les responsables de ces crimes afin qu’ils répondent de leurs actes devant les tribunaux guinéens ;

Appelle les éléments des forces de sécurité à plus de retenue et surtout à bannir tout usage des armes à feu contre les populations civiles guinéennes ;

Invite TOUS les leaders politiques et leurs partisans, toutes les organisations démocratiques et toutes les organisations de la société civile guinéennes, toutes tendances et toutes communautés confondues à travailler ensemble, la main dans main, à la restauration de la paix civile et au renforcement de la cohésion et de l’unité nationales;

Recommande au prochain Président élu de la Guinée à inscrire comme priorité dans son programme : Une conférence nationale post électorale sur la paix, la vérité, la justice et la réconciliation nationale ;

Exhorte la Communauté africaine et internationale à sortir de sa torpeur et de son silence par rapport à la violence et aux crimes qui se perpétuent en Guinée pour agir avec plus de vigueur et de détermination auprès des leaders politiques, de la société civile et fondamentalement de l’armée pour éviter que la Guinée ne connaisse l’expérience tragique et désastreuse du Rwanda ou de la Côte d’Ivoire.

Guinée: Couvre-feu sur toute l’étendue du territoire national

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Le Général Sékouba Konaté a décrété l’Etat d’urgence sur toute l’étendue du territoire national ce qui veut dire comme le rappelle un ami depuis Conakry "des pouvoirs étendus aux forces de sécurité (garde à vue, arrestation,…) et couvre feu de 18H à 6H et vous savez tous ce que la nuit signifie dans notre pays : toutes les exactions sont commises nuitamment et dans l’impunité totale ! Le pire c’est que chaque camp accuse l’autre de tuer les siens !!! Le chaos va se développer si on ne fait rien":

Cependant dans les circonstances actuelles ce couvre-feu est la meilleure chose que le gouvernement aurait pu faire. Je viens de parler avec ma cousine qui est à Boussoura, elle me dit que les loubards avaient au programme d’attaquer notre famille ce soir meme. Les jeunes de la famille et leurs amis s’étant organisés en groupe d’auto-défense, on peut imaginer ce que cela aurait pu etre.

Nos populations étaient plus mures et ouvertes que les hommes politiques. Qui d’entre nous n’a pas un parent ou un ami proche sans distinction d’ethnie ou de religion? Ne nous laissons pas seulement contaminer. Et combattons l’ethniciité partout.