Archives Mensuelles: mai 2010

Guinée: La Communauté de Sant’Egidio s’implique pour la paix en Guinée

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Un groupe de 21 guinéens invités à Rome par la Communauté de Sant’Egidio termine ce 28 mai un séminaire de 5 jours sur le dialogue et la paix. Pour notre Association c’est la Dame de fer, Hadiatou Barry Touré qui a représenté les victimes du Camp Boiro.

Au terme des débats, un document commun a été signé, appelé "APPEL DE ROME POUR L’AVENIR DE LA GUINEE". Cet appel est déjà disponible sur la Toile en visitant le site de l’organisation religieuse italienne:http://www.santegidio.org/index.php?pageID=1692&idLng=1063

Le 27 l’ambassadeur de Guinée à Rome Cellou Dallhein Diallo a organisé une rencontre entre les séminaristes et des guinéens de Rome, avec la participation de Monsgr Sarah, Mohamed Béavogui, Oury Diallo de la FAO et d’autres personnalités. Il y a eu des interventions très suivies, notamment:

SYLLA El Hadj Mamadou Saliou, 2ème Vice président de la CNT
(Conseil National de la Transition) a présenté la mission en la replaçant dans son contexte actuel dans la vie politique et social de notre pays;

Dr. SY SAVANE Souleymane a décrit les circonstances dans lesquelles a eu lieu la préparation de la Constitution nationale et la forte participation des guinéens de tous les horizons;

Mme. CISSE Mariama Sow, Presidente Commission Réconciliation Nationàie, Soìidarité et DH

Personnellement, j’ai eu l’occasion de rencontrer plusieurs amis parmi les séminaristes, en particulier: Mariama Aribot, Directrice Affaires Politiques et Sociales, Dr. Dieng, mon pharmacien préféré sur la T2 à Conakry et bien d’autres.

L’avantage d’avoir un frère connu, c’est qu’on peut toujours dire que l’on est le frère d’un tel. Pour ceux qui ne me connaissaient pas c’etait facile pour moi de dire que je suis le GRAND FRERE de Bah Mamadou Lamine du Lynx.

Sant’Egidio est une organisation proche de l’église qui oeuvre pour la paix et contre l’injustice sociale par des actions concrètes. Pour la paix, elle a aidé plusieurs antagonistes à s’entendre en Afrique, en particulier au Mozambique, en Algérie et ailleurs.

Sur le plan social et de la santé l’action la plus connue est peut-etre le réseau DREAM par lequel la Communauté a créé des centres de dépistage du HIV, de prise en charge des malades et d’assistance alimentaire aux familles. Il y a aujourd’hui à travers le continent des centres dans une dizaine de pays.

Par cette action, la communauté démontre qu’avec une volonté ferme on peut contraster le SIDA en Afrique. Elle a réussi à interrompre le cycle infernal condamnant les enfants nés de mères porteuses du virus à naitre malade.

En Guinée la clinique DREAM se trouve à Donka, non loin de la pharmacie du meme nom. C’est une clinique ultra-moderne qui permet d’effectuer tous les travaux de prévention, de prélèvement, d’analyses, d’entretien et de suivi des enfants et femmes malades.

En outre depuis l’année dernière DREA dispose d’équipes mobiles équipées de laboratoires d’analyses qui permettent de visiter les quartiers pour dépister le virus et faire les premières analyses sur place.

Un des directeurs guinéens du centre de Conakry, me disait hier que le centre de Conakry a pu faire naitre près de 600 enfants de mères porteuses su virus, entièrement sains.

Guinée: Au-dela des mots, un acte à apprécier pour Télimélé

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En ce printemps froid d’Europe, il y a des nouvelles qui vous réchauffe de l’intérieur. Le blog telimele.org de l’amicale des ressortissants de Télimélé nous informe qu’à la suite d’un besoin manifesté par le M. Alpha Oumar Bantaya Bah, maire de cette ville, lors de sa participation à la rencontre des maires francophones, à Québec, avait rencontré les ressortissants de sa ville vivant à Montréal "pour leur communiquer les grandes lignes de sa politique et demander leur soutien pour le bon déroulement de son mandat".

Il leur avait parlé des réalisations que la commune avait réussi à faire (téléphone mobile, l’eau, les radios communautaires…). Il leur avait aussi fait part de son intention de réaliser une salle informatique, en sollicitant leur aide.

Le blog nous informe que:

…"beaucoup de personnes ont répondu favorablement, dont Mr Bah Chérif qui vient d’envoyer à la commune des ordinateurs et leurs accessoires, du matériel médical (seringues, compresses, gans…) pour l’hôpital préfectoral et le centre de santé."

Alpha Oumar Bantaya Bah, le maire:

"confirme avoir reçu l’envoi au complet, et il remercie en son nom personnel et au nom de son équipe Mr Bah Chérif pour son œuvre qui a tant d’intérêt pour toute la population de Télimélé et appelle tous les réssortissants de Télimélé de faire de même"

Guinée: Voici le menu, faites vos choix!

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Voici les premiers candidats pour les élections du 27 Juin. Ce sont tous à de rares exceptions des dinosaures qui doivent tout ce qu’ils ont aux régimes qui se sont succédés au pouvoir en Guinée depuis l’indépendance et aux postes qu’ils ont occupés ou hérités.

El Hadj Cellou Dalein Diallo, ancien PM, candidat de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG). Connu pour avoir l’échine très flexible, mais compte tout de meme quelques actions positives pendant son séjour à la primature;

Elhadj Mamadou Sylla, PDG du Groupe Futurelec, Président de l’Union Démocratique de Guinée (UDG), presque illettré. C’est une des rares personnalités des milieux politiques et financiers guinéens à avoir été condamné et enfermé en prison pour délits économiques. Mais c’était sans compter avec son ami Conté, l’ancien président, qui est allé à la prison de la santé de Kaloum le sortir personnellement;

El Hadj Aboubacar Somparé, 65 ans, candidat de l’ancien parti au pouvoir, le Parti de l’unité et du progrès (PUP), connu pour etre un inconditionnel de Sékou Touré qui a massacré selon les ONG des droits de l’homme 50 mille guinéens;

Ibrahima Kassory Fofana, ancien ministre de l’économie et des finances pour le parti Guinée Pour Tous (GPT)

El Hadj Bah Ousmane, candidat officiel de l’Union pour le Progrès de la République (UPR), un parti qui a souffert de ses déchirements entre dauphin et épouse et qui ne semble pas avoir pansé ses plaies;

Ibrahima Abe Sylla a été choisi, comme le candidat de la Nouvelle Génération pour la République (NGR)

Mohamed Touré, le fils du premier président de la Guinée indépendante, feu Ahmed Sékou Touré, a été désigné, comme le candidat de l’ancien parti unique, le PDG- RDA. Pour les crimes contre l’humanité que ce parti a commis, il aurait du tout simplement être interdit;

Pr. Alpha Condé a été désigné comme le candidat du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG);

Almamy Ibrahima Barry représentera l’Union des Forces Nouvelles de Guinée;

François Louceny Fall et actuel porte- parole du Forum des Forces Vives de Guinée a été investi, le 9 mai, comme le candidat déclaré du Front Uni pour la Démocratie et le Changement (FUDEC).

D’après le blog qui publie cette liste, lejourguinee.com, d’autres candidatures sont attendues dans les prochains jours, notamment celles de:

Sidya Touré de l’Union des Forces Républicaines, l’ancien Premier ministre;

Boubacar Barry pour l’Alliance National pour le Renouveau, ancien ministre de la junte militaire;

Papa Koly Kourouma, qu’un collectif de partis issus de la meme région que le Capitaine Dadis Camara, voudrait désigner. Sous le capitaine, il était surnommé Super-Ministre ou Vice-président de la République (Déguisé éventuellement en Ministre des Affaires Étrangères, Ministre des Mines et Ministre des Finances).

Fraudes ou pas, élections crédibles et transparentes ou pas, il ne faut pas chercher loin, notre prochain président sortira de cette liste ces ténors de la politique guinéenne. Dans un pays ayant une population formée en majorité de jeunes et de femmes, c’est entre des vieux machos qu’il faudra choisir.

Femmes et jeunes patientez, l’heure du renouveau en Guinée n’a pas encore sonné. Pourtant c’est vous qui avez provoqué le changement et c’est entre vous qu’il y eu le plus de victimes.

Il est intéressant de remarquer que dans un sondage effectué parlejourguinee.com parmi ses lecteurs sur 4201 réponses Cellou Dallein Diallo arrive en tete, pour les intentions de votes, ce qui n’est pas surprenant, son parti étant celui dans lequel se reconnaissent de nombreux Peulhs, ethnie qui constitue 40 pour cent de la population. Ce qui est plus surprenant c’est que Sidya Touré qui provient d’une petite ethnie, les Diakanké, qui n’est même pas citée lorsque l’on lit les statistiques sur les composantes de la population de notre pays. Un tel sondage n’a naturellement rien de significatif au niveau national, mais au moins les résultats démontrent que pour beaucoup de guinéens le facteur ethnique est secondaire dans le choix de leur candidat.

Guinée: Pour nous diriger, faut-il avoir un passé douteux?

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Ainsi c’est dans la salle de conférence du ministère de l’Administration et du Territoire à Conakry, que la CENI (Commission électorale nationale indépendante) a posé l’ultime condition pour être candidat aux élections présidentielles du 27 juin prochain. En
Tout candidat à la présidence de la République doit être de nationalité guinéenne de naissance ; de jouir de ses droits civils et politiques;et d’être âgé de quarante ans au moins et de soixante dix ans au plus à la date du dépôt de la candidature, il faudra déposer une caution de 500 millions de Francs guinéens pour aspirer à diriger notre pays.

Dans un pays pauvre comme la Guinée, ne peuvent se permettre de payer une caution de 500 millions de francs que ceux qui ont eu des affaires avec le gouvernement ou ont carrément occupé des postes de hautes responsabilités, c’est-à-dire ceux qui ont plongé le pays dans la … dans laquelle il se trouve.

C’est pour cela que le prochain président sera un des anciens Premiers ministres ou un des leaders des plus anciens partis à base ethnique ou un homme d’affaires qui s’est enrichi dans des affaires louches de passation de marchés de gré à gré, en toute illégalité.

Nous aurons donc le choix entre des dirigeants qui ont démontré leurs limites et qui sont entrés dans les hautes sphères de l’état, mais en sont sortis riches; la Guinée restant encore plus pauvre, les populations n’ayant pratiquement pas d’accès aux services sociaux de base, en particulier ni à l’eau ni à l’électricité. Pour élargir le choix, il y aura des dirigeants politiques devenus opposants de profession, mais aux poches remplis d’argent par des contributions d’origine obscurs et des hommes d’affaires véreux, compris avec les régimes dictatoriaux qui se sont succédés à la tête du pays depuis l’indépendance.

Espérons seulement que le mixage ethnique et culturel découlant des mariages et des amitiés leur empêchera de jouer la carte ethnique pour essayer d’avoir des voix. En Afrique, l’instrumentalisation politique des différences n’a jamais porté que des destructions, des viols et des deuils.

La CENI ne pouvait-elle pas nous offrir une autre alternative?

African MPs appeal a continent-wide ban on female genital mutilation/cutting (FGM/C)

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AFRICA: MPs push for continent-wide FGM/C ban

DAKAR, 5 May 2010 (IRIN) – Parliamentarians from all over Africa are pushing for a continent-wide ban on female genital mutilation/cutting (FGM/C) and are calling on the UN to pass a General Assembly resolution appealing for a global FGM/C ban, as it violates human rights, they say.

Some 17 African states have banned FGM/C, among them Burkina Faso, Togo, Senegal and Uganda.

Members of parliament (MPs) from African nations met in Dakar 3-4 May to exchange lessons learned and actions to take to achieve the ban and resolution. While national human rights laws, and regional treaties such as the 2003 Africa Union Maputo Declaration refer directly or indirectly to FGM/C, separate laws must be passed to address it head-on, said delegates.

Morissanda Kouyaté, representative of the NGO Inter-African Committee on Traditional Practices, told delegates: “There is a lot of disparity here. Some countries have passed laws, others have none; and some have laws that are not applied.”

Some governments are fully engaged and ready for change, but others, like Sierra Leone, which has high prevalence rates, will take years to shift, said Chris Baryomunsi, an MP from Kanungu in western Uganda.

Decades, not years

Ugandan MP Baryomunsi told IRIN governments should not under-estimate how long it takes to change people’s minds on FGM/C: in Uganda it took two decades to get communities on board, he said.

“People have to want the law, otherwise you can’t enforce it,” he told IRIN.

Uganda passed a law banning FGM/C on 17 March 2010. Baryomunsi has been advocating change since 1990, in what was then a tough climate with several local authorities trying to pass laws to make FGM/C mandatory.

Over many years their views shifted and several of them switched sides to become strong advocates for a nationwide ban, he said.

“Then MPs who wanted to ban FGM/C were voted out of parliament, but now it’s the reverse.”

Senegal and Togo which banned FGM/C in 1999 and 1998 respectively, were some of the earliest African countries to do so. They have seen what works and what does not, and shared their lessons with others.

N’Deye Soukeye Gueye, head of the Ministry of the Family and advocate of the FGM/C ban in Senegal, told IRIN getting the head of state involved was vital to win over powerful religious leaders.

Advocacy to bring them on board continued before, during and after legislation, she stressed. “Passing the law is just the middle step in a much longer process.”

Of 5,000 Senegalese villages targeted by the two national NGOs Tostan and COSEPRAT, 71 percent had abandoned the practice by 2005, according to a government evaluation.

NGOs and UN agencies are instrumental in changing people’s attitudes to FGM/C, but ultimately the government has to lead the fight, agreed Baryomunsi. “Many countries leave the struggle to NGOs and UN agencies – but it is governments who sign treaties and enforce the law, and they must lead,” he told IRIN.

The Ugandan government puts US$50 million a year towards implementing the ban, with the UN Population Fund and other agencies providing significant supplementary funds “to make the law bite”, he said.

International legislation needed

However, no matter how strong national legislation is, if neighbouring countries do not also pass a ban, people will simply cross borders to undergo the procedure, Togo MP Christine Mensah Atoemne, told IRIN.

In Togo girls travel to Benin, Ghana and Burkina Faso to undergo FGM/C, she pointed out. “We have to develop cross-border strategies to eradicate the phenomenon,” she said, adding that FGM/C rates are 6 percent in central Togo and 15 percent in border areas.

In Senegal rates are highest in Podor and Matam on the Mauritania border, and Tambacounda in the west near the border with Mali, according to Gueye.

Meanwhile, in Dakar delegates put the final touches to the draft resolution they plan to push at the UN General Assembly and pass this year, as well as a list of actions for African heads of state to take to ban the practice when they meet for the African Union summit in Kampala, Uganda, in July.

“We think a GA [General Assembly] resolution will be passed,” said Gueye, “There is unanimity in this room. It is ambitious but we need to think on a grand scale.”

aj/cb

Source http://www.irinnews.org/report.aspx?ReportID=89028