Archives Mensuelles: février 2010

After Yar’Adua return, Nigeria wonders when he’ll take power

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By Shyamantha Asokan Contributor / February 25, 2010
Lagos, Nigeria

Umaru Yar’Adua, Nigeria’s ailing president, returned home on Wednesday after a mysterious three-month absence, marking the latest twist in the political saga over who leads Africa’s most populous country.

A file photo taken on July 29, 2009 shows Nigerian President Umaru Yar’Adua who returned home early on Wednesday, after three months of hospitalization abroad for a serious heart condition.

The unexpected homecoming came just two weeks after a handover of power to Goodluck Jonathan, the vice president. Nigeria’s lawmakers pushed through the move as the leaderless country saw its government stall and militants in the energy-rich Niger Delta threaten fresh attacks on oil facilities.

Many here are raising eyebrows at Mr. Yar’Adua’s return from Saudi Arabia, where he was receiving treatment for a heart condition. Some suggest the move is motivated by a desire to undermine Mr. Jonathan’s time in office, rather than a sign of improving health. The president returned under the cover of darkness and has not yet been seen in public.

“The uncertainty here is huge now. No one knows who is in charge,” says Thompson Ayodele of the Initiative for Public Policy Analysis in Lagos, Nigeria’s financial capital. “The trigger for this seems to be that those close to the president see that they are losing power.”

Yar’Adua’s spokesman has said he will not return to work straightaway and Jonathan will stay in charge while he recuperates. However, no time-frame has been given for his recovery.

“No one knows what will happen next,” Mr Ayodele adds. “We’re just waiting and waiting for news from Abuja [the federal capital].”
American concern

The US has also expressed concern over this week’s events in Nigeria, which is among its top five oil suppliers. “We hope that President Yar’Adua’s return to Nigeria is not an effort by his senior advisers to upset Nigeria’s stability and create renewed uncertainty in the democratic process,” Johnnie Carson, US assistant secretary of state, said in a statement this week.

During his short time at the helm, the acting president has been fairly proactive. He has shuffled cabinet ministers loyal to Yar’Adua and promised to work on a stagnating peace process with the Niger Delta militants. But he will now struggle to plan his time in office, as it could end at any moment.

Nigeria’s recent power vacuum has highlighted a culture of scheming within a small elite, which continues apace as most of the country’s 150 million people struggle with poverty and woeful infrastructure. The cabinet, which contains many Yar’Adua allies, resisted calls for a power transfer during the president’s absence even as problems mounted.

Civil society groups are demanding to know more about the president’s condition, saying the furtive nature of his return has provided little reassurance.
“This is about the state of his mind and body, not where he is,” said Yinka Odumakin of the Save Nigeria Campaign, a coalition that has campaigned for a handover since the president went overseas.

Yar’Adua has periodically gone overseas for treatment of various illnesses since taking office in 2007.

Meanwhile, political attention is fast turning toward next year’s elections. The race is on to be the candidate for the ruling People’s Democratic Party, which has kept a grip on power since the end of military rule in 1999. Yar’Adua may not be physically fit enough to run for a second term, while Jonathan seems to lack the political support to run on his own, analysts say.

Source: http://www.csmonitor.com/World/Africa/2010/0225/After-Yar-Adua-return-Nigeria-wonders-when-he-ll-take-power

AFRIQUE: Trouver les plantes vivrières du futur

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JOHANNESBOURG, 25 février 2010 (IRIN) – Le changement climatique risque fort de faire dangereusement monter les températures. Dans 40 ans, le maïs sera-t-il toujours l’aliment de base au Kenya, un pays qui a déjà souffert cinq fois de saisons des pluies avortées ? Si ce n’est pas le cas, qu’est-ce que ses habitants pourraient cultiver et manger ? Et s’il était encore possible de cultiver du maïs, quelle quantité d’eau et d’engrais seraient alors nécessaires ?

Si vous vivez dans le Karamoja, une région isolée semi-aride du nord-est de l’Ouganda – frappée par 14 sècheresses en 25 ans –, vous voulez sans doute aussi savoir quelles solutions permettront d’y maintenir la sécurité alimentaire.

Pour la première fois, un modèle climatique adapté à la région, relié à des modèles de culture et d’eau, fonctionnant sur un superordinateur à l’Université de l’Etat du Michigan (MSU), contribuera à renseigner avec précision les sélectionneurs de plantes de trois pays d’Afrique de l’Est – Kenya, Uganda et Tanzanie – sur le rendement des cultures.

De nombreuses institutions de recherche travaillent déjà sur des modèles visant à prévoir l’impact du changement climatique sur la production alimentaire en Afrique, mais dans quelques mois, le modèle de la MSU permettra aux scientifiques et aux sélectionneurs d’étudier la question au niveau régional, en s’intéressant à l’impact potentiel du changement climatique sur une grande variété de cultures dans ces pays.

Les recherches pourraient favoriser la production de variétés de plantes vivrières résistantes aux facteurs climatiques, a dit Jennifer Olson, chercheuse principale et professeur associée à la faculté des Arts et sciences de la communication, à la MSU.

« L’Afrique de l’Est est déjà confrontée à l’impact du changement climatique – les cultures alimentaires subissent un stress hydrique extrême », a-t-elle commenté. Les habitants des hautes terres kenyanes, qui cultivaient traditionnellement du thé et du café, se sont mis à expérimenter la culture de maïs et de haricots, depuis que le climat s’est réchauffé.

Le travail sur ce modèle a commencé, il y a 10 ans, par la collecte de données utiles, telles que l’impact des substances nutritives sur telle culture alimentaire, ou l’impact du stress hydrique sur telle autre, qui ont ensuite été intégrées au modèle. « Le modèle est toujours en voie de perfectionnement », a dit Mme Olson.

Ce modèle permet d’expérimenter l’impact du changement climatique – par exemple l’effet d’une température élevée et du stress hydrique sur une certaine variété de culture – en gagnant le temps qu’auraient nécessité des expériences sur le terrain, « ce qui contribuera à accélérer le cycle de recherche en agriculture », a-t-elle noté.

Les chercheurs ont l’intention de lancer le modèle lors d’un atelier en juin. Les inquiétudes au sujet de l’insécurité alimentaire en Afrique de l’Est ont poussé deux institutions à mettre en place des bourses de recherche afin d’encourager les propositions de solutions innovantes.

Le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), basé en Afrique du Sud, et l’Institut international de recherche sur le bétail (ILRI), basé à Nairobi, au Kenya, ont annoncé la création d’une bourse de 10,67 millions de dollars par la Swedish International Development Agency (SIDA), visant à soutenir la mise en place d’un mécanisme de financement compétitif multidisciplinaire des sciences biologiques au Burundi, en Ethiopie, au Kenya, au Rwanda, en Tanzanie et en Ouganda.

Bruce Scott, d’ILRI, a dit qu’ils rechercheraient des solutions innovantes utilisant la biologie pour améliorer la résilience des cultures au changement climatique, ou éventuellement pour améliorer la durée de conservation d’un produit alimentaire.

jk/he/il

Source:http://www.irinnews.org/fr/ReportFrench.aspx?ReportId=88236

Guinée : Un jour férié passé au bureau !!

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Alors que les Guinéens commencent juste à se remettre des traumatismes infligés par le gouvernement de Dadis qui prenait des décisions en live, les nouvelles autorités en place montrent déjà des signes de manque de leadership effectif.
Ainsi le Mercredi soir, les affaires religieuses ont fait passer un communiqué «fixant» le Mouloud (Célébration de l’anniversaire du Prophète Mohammed-PSL) dans la nuit du Vendredi 26 Février au Samedi 27 Février en dépit de tous les signes qui tendaient à prouver que ce devait être plutôt la veille. Ce qui a anéanti les espoirs des travailleurs paresseux et élèves non studieux qui espéraient que le Vendredi serait férié. Mais cela n’a étonné personne vu qu’en Guinée les religieux sont plutôt fétichistes, qu’une fête le Vendredi leur fait plus peur que la fin du monde, que l’apparition de la lune se vérifie à la télévision plutôt qu’au Ciel et que toutes les fêtes sont fixées par décret du ministère des affaires religieuses.

Aussi, ce Vendredi Matin, les Guinéens se sont levés aux aurores pour déposer leurs enfants à l’école et se rendre au travail. Il était Sept Heures Passées quand ils se sont rendu compte que les Journées du Vendredi 26 et Samedi 27 Février avaient été déclarés chômées et payées sur toute l’étendue du territoire.
Déclaration radiodiffusée le Jeudi Soir à 23h30 !!
L’indécision et l’incapacité de prise de décision des uns et des autres ne leur avaient pas permis de décider soit de faire bande a part comme d’habitude soit de déclarer les journées du 26 et 27 fériées comme les pays voisins.

Morale de l’histoire : Il faut toujours se réveiller à 23h30 pour écouter les décrets ministériels !!

La CI a son nouveau gouvernement d’union nationale

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Un reportage de france24.com, annonce que M. Guillaume Soro a présenté une partie de sa nouvelle équipe gouvernementale. L’autre partie comprenant 11 membres sur les 27 prévus sera connue d’ici jeudi. Parmi les ministres connus, on note la présence de Désiré Asségnini Tagro, qui conserve ses fonctions au ministère de l’Intérieu, malgré la demande de l’opposition de ne pas l’y laisser. Voici un extrait de l’article:

"Guillaume Soro a également indiqué que la plupart des 11 portefeuilles ministériels encore à pourvoir reviendraient aux deux principales formations d’opposition : le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié et le Rassemblement des républicains (RDR) d’Alassane Ouattara.

"Les 11 postes vacants ont fait l’objet d’âpres discussions entre le Premier ministre et les deux chefs de l’opposition", rapporte Norbert Navarro, correspondant de RFI à Abidjan. "Guillaume Soro a admis que ces démarches avaient été difficiles. Elles risquent de continuer à l’être : le président Gbagbo a récusé un certain nombre de noms proposés par l’opposition. L’opposition avait, quant à elle, récusé au moins un ministre, Désiré Asségnini Tagro, qui a finalement été reconduit dans ses fonctions au ministère de l’Intérieur."

Abidjan: Nouvelle CEI installée, l`opposition en garde la présidence

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Selon une dépeche de l’AFP que publie le blog abidjan.nethref="http://news.abidjan.net/h/357969.html">publie le blog a (CEI) ivoirienne a été installée dans la nuit de jeudi à vendredi, l`opposition en gardant la présidence après deux semaines de crise née de la dissolution de la CEI précédente et du gouvernement, a-t-on appris de source officielle.

A l`issue d`une journée d`âpres tractations, Youssouf Bakayoko, ministre des Affaires étrangères dans le cabinet précédent, a été élu par la commission centrale de la CEI à la présidence de cette institution, a annoncé le secrétaire permanent Auguste Miremont.
Le Parti démocratique de Côte d`Ivoire (PDCI, ex-parti unique), l`une des principales formations d`opposition dont il est une personnalité, conserve ainsi le poste le plus élevé de cette structure composée de représentants des principaux partis politiques.
Elle est chargée d`organiser l`élection présidentielle reportée depuis 2005, désormais prévue pour "fin avril-début mai" et censée clore la crise née du coup d`Etat manqué de 2002, qui a coupé le pays en deux.

La précédente CEI avait été emportée par la crise autour de son chef Robert Beugré Mambé, qui avait été accusé par le camp du président Laurent Gbagbo de "fraude" sur la liste des votants.En début de soirée, les membres de la commission centrale de la CEI avaient prêté serment devant le président du Conseil constitutionnel Paul Yao N`Dré.
La mise sur pied de cette commission renouvelée lève un obstacle de taille à l`entrée au gouvernement – à ce jour incomplet – de l`opposition, qui avait exigé au préalable le "rétablissement" de la CEI.

La dissolution de la commission et du gouvernement le 12 février par M.
Gbagbo avait plongé le pays dans une crise marquée par des manifestations de l`opposition, parfois émaillées de violences, et la mort d`au moins sept personnes lors de la répression de protestations.

Mali: Bousculade meurtrière dans une mosquée de Tombouctou

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La radio rfi.fr rapporte:

"Jeudi soir (25 février), veille de la fête du Mouloud, naissance du prophète, environ un millier de fidèles sont à la mosquée. Ils respectent un rite, faire trois fois le tour de la mosquée et prier. Grande bousculade et panique autour de l’édifice en chantier, des personnes tombent étouffées et d’autres sont piétinées.

La morgue de la ville reçoit plusieurs corps. Un bilan provisoire fait état de 15 morts, dont deux enfants. Des morts mais aussi des blessés. Un élu de la ville parle de plus d’une vingtaine de blessés".

Pour

GUINEA: Child malnutrition – moving beyond stop-gaps

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DAKAR, 25 February 2010 (IRIN) – Nutrition experts in Guinea are studying options for treating moderately malnourished children, as funding shortages disrupt normal programmes using fortified flour.

In recent months local health centres ran out of supplies and had to refer families to remote facilities for corn-soya blend (CSB), used for the treatment of moderate acute malnutrition and provided by donors through the UN World Food Programme (WFP).

WFP is seeking funds to maintain CSB stocks in Guinea. “We recently received some CSB but needs still outweigh supply,” WFP-Guinea head of programme Foday Turay told IRIN. While recent unrest in the country led some donors to pull back, a lack of funding for WFP nutritional programmes pre-dates the latest instability.

Humanitarian workers told IRIN the current situation reflects the overall difficulty of attracting aid funding for Guinea and underlines the need to find alternative and long-term solutions.

“The break in WFP’s pipeline is representative of the problem everyone has finding [aid] funding for Guinea,” Reza Kasraï, head of Action contre la Faim (ACF) in Guinea, told IRIN.

“We’re in a no-man’s land between a politically stable country where donors would like to give development funds and a full-on emergency where humanitarian donors contribute regardless of the political situation.”

Stop-gap measures

The funding and supply breaks are forcing aid agencies and the Health Ministry to turn to temporary solutions – like using therapeutic foods designed for severe acute malnutrition – but a more sustainable strategy is needed, nutrition experts say.

Malnutrition terms

Wasting is the main characteristic of acute malnutrition. It occurs as a result of recent rapid weight loss, malnutrition or a failure to gain weight within a relatively short period of time. Wasting occurs more commonly in infants and younger children. Recovery from wasting is relatively quick once optimal feeding, health and care are restored. Wasting occurs as a result of deficiencies in both macronutrients (fat, carbohydrate and protein) and some micronutrients (vitamins and minerals).

Chronic malnutrition, on the other hand, is commonly referred to as “stunting”, i.e. a failure to grow in stature, which occurs as a result of inadequate nutrition over a longer time period. It is a slow, cumulative process, the effects of which are not usually apparent until the age of two years. Severe acute malnutrition (SAM) is the most dangerous form of malnutrition. If left untreated, SAM can result in death.

When CSB stocks ran out, ACF used Plumpy’nut for some moderate malnutrition cases, Kasraï said.

“These are stop-gap measures… Using Plumpy’nut for moderate acute malnutrition is not in the national [malnutrition treatment] protocol, and just because the product is on hand does not mean it’s a long-term solution.” The product is more expensive than foods used to treat moderate acute malnutrition (MAM), he said.

Nutrition workers in Guinea are debating the viability of using Plumpy’nut for moderate cases if the need arises; another option being discussed is using local foods, prepared specially for children’s nutritional needs.

“Stop-gap measures may be better than nothing but a plan is needed to assure adequate funding for the CSB supply and access to contingency funds to mitigate the impact of CSB shortages,” Sheryl Martin of Helen Keller International in Guinea told IRIN.

“We are all frustrated by the lack of funding and are doing the best we can in the short term.”

Integrated

ACF’s Kasraï said it is important to use an integrated approach – not only therapeutic feeding but also programmes to address the principal causes of undernutrition in Guinea, by boosting people’s livelihoods, ensuring proper breastfeeding and weaning practices and improving home hygiene and access to health services, sanitation and safe water.

He said there is a growing movement towards community- and even household-based management of MAM, which would also reduce the strain on health centres. "The challenge is in finding a reliable way of ensuring that moderately malnourished children receive fortified [with vitamins and other micronutrients] and high-caloric diets in the home."

A January 2010 ACF nutritional survey in Conakry’s Matoto commune shows a global acute malnutrition rate of 7.3 percent, with 1.6 percent severe acute malnutrition, he said.

“While these percentages are not alarming, if you look at absolute numbers you’re talking about some 10,000 children suffering acute malnutrition – and that is in just one of five Conakry communes.”

Mamady Daffé, Health Ministry head of nutrition, said the combination of poverty and a lack of knowledge of children’s nutritional needs contributes to child malnutrition. He said even if families understand children’s nutritional needs, many do not have the means to meet them.

“People’s living conditions must improve. Without this we will not be able to tackle malnutrition," he told IRIN. "The cost of living is up; people cannot buy what they need to eat properly.”

In the Dixinn commune of Conakry, health workers conducting a nutritional survey in January saw a malnourished four-year-old girl. Her father is unemployed and her mother barely makes ends meet doing petty commerce.

“Sometimes I go for days without preparing a proper meal,” the mother, Fatoumata Keita, told IRIN. She said she often gives her daughter quinine to ease stomach pain.

The latest monthly nutritional survey in Conakry – carried out by HKI and the Health Ministry – showed a rise in moderate acute malnutrition among under-five children from 3.8 percent in January to 5.5 percent in February.

np/ic/cb

Source: http://www.irinnews.org/report.aspx?ReportID=88233

Le plaidoyer continue a tous les niveaux pour le maintien des vols humanitaires en Guinée

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Le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (Office for the Coordination of Humanitarian Affairs: OCHA) a publié son dernier bulletin humanitaire sur la Guinée: J’attire l’attention du lecteur sur la situation des prisonniers dans la prison centrale de Conakry. Les conditions de vie y sont inhumaines. Cette prison, construite en 1930 pour accueillir 300 pensionnaires, elle en compte de nos jours 1.400 dont 83% sont des prévenus en attente de jugement. Il y a quelques années, pendant que j’ai écrivais un article pour un journal local, j’ai eu accès à des documents selon lesquels le surpeuplement dans la Maison d’arrêt central de Coronthie étaient telles que des prisonniers ne trouvaient pas assez de place pour s’étendre de toute leur taille.

I – Situation Humanitaire

1.1Santé

Fièvre jaune : Sur les 6 nouveaux cas suspects enregistrés au cours de la semaine 5 dans les Préfectures de Fria, Mandiana et Beyla, 1 seul (Beyla) s’est avéré positif et est en attente de confirmation par l’Institut Pasteur de Dakar. Les partenaires humanitaires continuent à appuyer le Ministère de la Santé dans les préparatifs d’une campagne de vaccination de routine dans 24 préfectures à risque sur les 38 du pays et prévue pour le mois de Juin 2010.

1.2Sécurité Alimentaire/Nutrition

Rapport SEFFAN du mois de février
Comme chaque mois, l’ONG Helen Keller Internationale a continué la surveillance alimentaire et nutritionnelle mensuelle des ménages dans les 21 sites sentinelles de la ville de Conakry. 150 ménages ont été visités et la collecte des prix du marché a été réalisée dans les cinq marchés les plus proches des secteurs enquêtés.
Le rapport mensuel de février recommande de : veiller sur l’impact de la hausse des frais de transport (dont la moyenne a doublé depuis le mois de décembre 2009) sur le prix des denrées alimentaires de base (riz, farine, poisson et huile), sur le pouvoir d’achat des ménages et de renforcer les capacités des structures de santé de Kaloum et de Dixinn pour assurer la prise en charge effective des enfants malnutris en partenariat avec les autorités sanitaires et le PAM.

Assistance humanitaire en faveur des détenus de la maison centrale de Conakry
La population carcérale de Conakry connait une situation nutritionnelle et sanitaire des plus préoccupantes du fait d’un surpeuplement entretenu par le non respect des garanties judiciaires fondamentales. Construite en 1930 pour une capacité d’accueil de 300 pensionnaires, la prison en compte de nos jours 1.400 dont les 83% sont des prévenus en attente de jugement. En janvier 2009, une trentaine de cas de malnutrition aigue a été enregistrée. L’Ambassade d’Allemagne vient d’octroyer à l’Administration Pénitentiaire un fonds d’assistance humanitaire d’un montant de 25.000 Euro (environs 175 millions FG). Le fonds est géré par l’ONG ASWAR qui a pour mission de protéger les droits de l’homme et veiller à ce que les conditions de vie dans les prisons correspondent aux normes internationales. Le programme a été lancé le 17 février et consiste en la confection de repas et en soins médicaux pour les cas les plus sévères. Cette assistance temporaire devrait permettre aux autorités judiciaires de préparer un budget et mettre en place les mesures requises pour remédier à la surpopulation de la prison. La cérémonie de lancement du programme a été faite en présence de l’Ambassadeur d’Allemagne en Guinée, du représentant du Procureur Général de la République, du président de l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme, et d’autres partenaires.

1.3Coordination

Le plaidoyer continue pour sauver les vols humanitaires en Guinée
Le comité chargé du plaidoyer pour le maintien des vols humanitaire en Guinée (Coopération Espagnole, OMS, MSF, HCR, PAM, OCHA) s’est réunie pour la deuxième fois le 19 février pour passer en revue les actions entreprises et préparer la suite. A la suite d’une réunion à Dakar entre OCHA et PAM une lettre à destination des donateurs a été préparée. Le coordonnateur humanitaire conviera également les donateurs présents en Guinée à une réunion de sensibilisation à Conakry dans les prochains jours. Un document de plaidoyer a été finalisé avec l’apport des collègues humanitaires de N’zérékoré qui met en lumière l’impact que l’arrêt des vols pourrait avoir sur 1.862.500 personnes en Haute Guinée et en Guinée Forestière. D’autres actions sont en cours comme la rédaction d’un communique de presse, etc. La somme nécessaire au maintien des vols de mars à décembre 2010 est de 3.700.000 dollars.

II. Situation sécuritaire et sociopolitique

Proposition de date pour les élections
Le président de la commission nationale électorale indépendante (CENI) de Guinée, Sékou Ben Sylla a proposé la tenue de l’élection présidentielle pour le 27 juin avec un éventuel second tour le 18 juillet. Ces propositions doivent être transmises aux autorités de transition qui prendront la décision finale. Pour que cette date soit respectée, il faudra finaliser la révision des listes électorales, débloquer le budget du processus électoral, et peaufiner le cadre juridique avec les travaux du CNT.

Mission de travail en Guinée de la Procureure adjointe de la Cour Pénale Internationale (CPI)
Au terme de sa mission de trois jours en Guinée, la Procureur Adjointe de la CPI Fatou Bensouda a tenu une conférence de presse à Conakry dans laquelle elle a confirmé les présomptions de crime contre l’humanité commis lors des événements du 28 septembre 2009. L’examen préliminaire de ces événements ne permet pas pour l’instant de conclure si c’est la Guinée ou si c’est la CPI qui va poursuivre cette enquête. Les institutions guinéennes et la Cour peuvent travailler de manière complémentaire. Soit les autorités guinéennes peuvent poursuivre elles-mêmes les principaux responsables, soit elles se tourneront vers la Cour pour le faire.

Visite du groupe de contact International en Guinée
La 11eme session du groupe international de contact sur la Guinée (GIC-G) a eu lieu ce lundi 22 février 2010 à Conakry. Le groupe s’est réjouit des progrès qui ont été effectués et a insisté pour un renforcement et un approfondissement de ces progrès en vue d’atteindre l’objectif qui est fixé à la transition, le retour à l’ordre constitutionnel pour garantir la sécurité des citoyens guinéens sur l’ensemble du territoire. Le GIC a demandé aux acteurs politiques guinéens de "tout mettre en œuvre" pour la tenue de l’élection présidentielle en juin.

Guinée : Programme de Suivi des Enfants, Femmes et Familles en Alimentation-Nutrition

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Le rapport du mois de Février 2010 du Programme de Suivi des Enfants, Femmes et Familles en Alimentation-Nutrition (SEFFAN) sur la situation alimentaire à Conakry constate:

- Un accroissement du taux de la malnutrition aigue modérée chez les enfants de 6 à 59 mois, de 3.8% en janvier à 5.5% en février 2010 ;

- Une hausse considérable des frais de transport en moyenne de 2 472 GNF en janvier à 3 382 GNF

- Une diminution du nombre de ménages appliquant au moins une stratégie de survie de 80.6% en janvier à 62% ;

- Une diminution du nombre de ménages avec changement dans leur composition (mouvement migratoire, naissance/décès) de 28.6% en janvier à 19.3% en février 2010 ;
Une diminution du nombre de ménage;

- Une diminution du nombre de ménage affirmant être dans un état d’insécurité physique de 30% en janvier à 12.6%.

COTE D’IVOIRE: Uneasy calm after wave of protests

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A shame for Africa that M. Bagbo, an intellecutal, a professor of history is behaving like the most ignorant junta leader. People are on their rights to protest amid deteriorating living conditions country-wide, with unemployment rates at 70 percent; chronic malnutrition at 40 percent in the north; and a series of power cuts across the country.

Once people of Cote d’Ivoire had the highest standard of life in West Africa, today according to this feature from IRIN, the number of people living on less than US$1.25 a day has risen from 10 percent in 1985 to 49 percent in 2008, according to the World Bank.

All this burden is happening because of the thirst for power of on individual: L- Bagbo!!!

ABIDJAN, 22 February 2010 (IRIN) – An uneasy calm has been restored in cities across Côte d’Ivoire following fresh protests over the past few days, according to aid workers.

The latest protests in the central-western city of Gagnoa left five dead and a dozen injured on 19 February. In the rebel-stronghold of Bouaké in central Côte d’Ivoire protesters set fire to cars, smashed up shops and looted a government office on 20 February, according to the defence minister.

Angry protests have affected Korhogo in the rebel-held north, Divo in the southwest, Man in the far west, Toumodi in the centre of the country, as well as the commercial capital Abidjan.

"The situation has become so alarming so quickly,” Abidjan-based teacher Patricia Konan told IRIN. “We have reached the stage where there is a large risk of wider conflict, with each further protest just adding more fuel to the fire.”

Teachers and children across Abidjan are too scared to turn up to school, she said.

Alfred Kobenan, an Abidjan-based government tax collector, witnessed the violence in Kumasi, a district in southeast Abidjan. “The demonstrators burned everything in their path and many I saw looted anything they could find. We can no longer go to work because we are too scared.”

Context

The demonstrations followed President Laurent Gbagbo’s dissolution of the government and electoral commission on 12 February, delaying long-awaited presidential elections that had been set for March 2010 after six delays since 2005.

In mid-January Gbagbo accused electoral commission head and opposition party member Robert Mambe of adding more than 400,000 names to the voter register. The president said their Ivoirian identity had not been cross-checked.

Because of the draw of cocoa production, much of the population has roots in neighbouring states and the question of national identity, or “ivoirité”. Around 2,000 politicians cynically fomented xenophobia for their own ends. The issue helped bring on the civil war that broke out in 2002 and continues to fuel inter-communal tensions over land rights.

Prime Minister Guillaume Soro will announce the make-up of the new Ivoirian government on 22 February, according to a statement. A group representing Côte d’Ivoire’s leading opposition parties, Rally of Houphouétistes for Democracy and Peace (RHDP), are insisting they be included in the new government.

“We have asked the militants to confront the dictatorship that has been established in our country. Gbagbo’s decision to dissolve the independent electoral commission and the government is unacceptable, and we have already said we will no longer recognize him as head of state,” RHDP spokesperson Alphonse Djedje Mady said in a 20 February communiqué.

Protests have taken place amid deteriorating living conditions country-wide, with unemployment rates at 70 percent; chronic malnutrition at 40 percent in the north; and a series of power cuts across the country.

The number of people living on less than US$1.25 a day has risen from 10 percent in 1985 to 49 percent in 2008, according to the World Bank.

aa/aj/cb

Source:http://www.irinnews.org/report.aspx?ReportID=88191