Archives Journalières: 16/12/2009

Toumba sur RFI

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Guinée -
Article publié le : mercredi 16 décembre 2009 – Dernière modification le : mercredi 16 décembre 2009

Exclusivité RFI / L’ex-aide de camp du président Dadis Camara, Toumba Diakité, s’explique sur son geste
Le lieutenant Aboubacar «Toumba» Diakité, le 2 octobre 2009.
AFP / Seyllou
Par RFI

Le 3 décembre 2009, Toumba Diakité a tiré sur le président Camara au camp Koundara de Conakry en Guinée. Aboubacar Sidiki Diakité dit «Toumba» Diakité qui est en fuite et que RFI a pu joindre au téléphone, nous explique le pourquoi de son geste.

Le 3 décembre 2009, Toumba Diakité a tiré sur le président Camara au camp Koundara de Conakry. Depuis Dadis Camara qui a reçu une balle au niveau de la nuque côté droit (selon Toumba) est soigné à Rabat au Maroc.

Le Lieutenant Toumba : "pourquoi j’ai tiré"

15/12/2009

Aboubacar Sidiki Diakité dit « Toumba » Diakité qui est en fuite et que RFI a pu joindre au téléphone, nous explique que le président voulait le trahir en lui faisant porter l’entière responsabilité des événements du stade le 28 septembre où les forces armées guinéennes ont massacré entre 150 et 200 manifestants. Mais entre les deux hommes il y avait un pacte de « non-trahison ».

Toumba se dit innocent des événements du 28 septembre

16/12/2009

Toumba Diakité affirme qu’il n’est en rien l’instigateur et l’organisateur de cette répression qui selon lui a été conduite par les Bérets rouges, l’armée, la police et la gendarmerie ainsi que des centaines de jeunes éléments infiltrés parmi les manifestants. Selon lui, ces éléments avaient été envoyés par le président en personne et étaient dirigés par certains de ses adjoints. Toumba dit, ce qui est corroboré par les leaders de l’opposition, que c’est lui au contraire qui a exfiltré les politiques pour leur éviter d’être tué par les soldats.

Le lieutenant Toumba explique que Dadis Camara avait ordonné à son adjoint, le lieutenant Marcel Guilavogui, de diriger les opérations contre les leaders politiques présents à la manifestation. L’opération de répression avait été planifiée, selon lui, par la présidence et le ministre en charge de la Sécurité présidentielle, Claude Pivi. Il explique aussi que la junte avait infiltré plusieurs centaines de jeunes recrues en civils parmi les manifestants.

Le lieutenant Toumba raconte les événements de la journée du 3 décembre

16/12/2009

Le lieutenant Toumba revient sur cette journée tragique du 3 décembre où il a tiré sur Dadis Camara. Celui-ci voulait, dit-il, le faire arrêter dans son camp, le camp Koundara.

Conakry: Meurtre sur la Route Leprince

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J’ai recu le message suivant de M. Mamadou Sanoussi Bah:

Le lundi dernier vers 20 heures, un jeune homme de gongoré, 20 ans, étudiant de son état, Moustapha Diallo, fils d’un de mes voisins à Gongoré-Maci, a été abattu par des ‘militaires’ sur la route Leprince, à Bambeto, le quartier Martyr. Moustapha est le fils de el Hadj Abdoulaye Pâthé, commerçant à Gongoré. il est le fils unique de binta diallo, qui est une excellente amie d’enfance à moi. Elle est membre de la coopérative des femmes de Gongoré, organisme que j’ai appuyé des années durant. C’est la onzième personne de la CRD de gongoré à être abattue comme un chien errant dans les évènements qui s’abattent sur les populations guinéennes en général et les communautés peul en particulier.
En 2007, Gongoré avait vu 13 de ses enfants tués. Ceci n’est que la suite d’une série de massacres qui ont commencé en 57. les gens de gongoré étant en majorité du BAG ont perdu beaucoup des leurs à l’époque. c’est pourquoi le vieux el Hadj Ibrahima Maci a donné le terrain de Touguiwondy à Conakry pour en faire un cimetière pour les victimes des progroms organisés par Sékou et ses condoboyes comme on disait à l’époque. pendant la terrible révolution, Gongoré a vu ses meilleurs enfants assassinés: esclaves jusqu’à ce que mort s’en suive dans les rizières de Koundara, pourchassés et abattus aux frontières du goulag, tués par la diète noire au camp boiro, exécutés par mitraillette dans la nuit au carrefour gomba dans kindia, tués des émeutes de kaporo-rails, etc.
Parler de dialogue avec ces hordes de tueurs, c’est comme si les juifs allemands demandaient le dialogue avec Hitler après la Reichskristallnacht de novembre ’38. Nous ne pouvons parler de dialogue avec les pédégistes, négationnistes et autres révisionnistes et dadistes, qu’en position de force. Si nous négocions avec eux, nous leur reconnaissons une équivalence et une légitimité morales qu’ils sont loin d’avoir. Dans la question guinéenne, nous sommes les bons et eux sont les méchants. Evitons les erreurs de nos parents. Ne nous faisons plus humilier. Nous ne sont pas demandeurs de dialogue. Nous voulons et exigeons la vérité et la justice. Le dialogue ne peut venir avant. Si nous pardonnons avant d’obtenir la justice et la vérité nous n’aurons jamais justice et vérité. Retrouvons notre dignité.

Aux gens de Gongore dans notre forum et à toutes les victimes des régimes fascistes guinéens, mes sincères condoléances

Salutations
Sanoussi